Roissy/2012 (doublon ?)

DRAME AU CHALET

Atelier d’écriture réalisé entre le 26 mars et le 31 mai 2012, avec la classe de Mme Bonnet-Ligeon, et la participation de Gérard Streiff

Liste des élèves – auteurs.

CHAPITRE QUATRE
Les fausses pistes

On est allé se coucher mais on n’arrête pas d’avoir des doutes. Sur tout le monde. Quelqu’un commence à dire :
« C’est peut-être un homme des neiges...
« Un homme des neiges ? interroge son voisin.
« Oui, un homme des neiges qui a kidnappé Nina !

Amélie se mord les doigts.
Un autre élève remarque que, sur le mot laissé par la maîtresse, il y a une faute à son prénom. Soïzik est écrit avec un c à la fin ; pourtant ça s’écrit avec un k. Or la maîtresse ne fait pas de faute d’orthographe. Il y a même l’un de nous qui dit aussitôt :
« C’est peut-être elle, le kidnappeur ! »
On finit par s’endormir.

Le lendemain matin, c’est la maîtresse qui nous réveille. Elle est toute pâle, ses yeux sont rouges. On n’est pas très rassurés.
On descend prendre le petit déjeuner. La maîtresse se conduit très bizarrement, elle pousse les enfants pour qu’ils prennent vite leur déjeuner ; puis elle crie : « Allez vous mettre en combi ! »
On remonte, vite, dans les chambres.

Nous partons au ski en chantant : « Un kilomètre à pieds, ça use, ça use, une kilomètre à pieds, ça use les souliers ».
On chausse nos skis et on commence à skier.

Léa, qui est restée au chalet, continue de penser que l’ombre qu’elle a vue, c’est la maîtresse. Elle se rend, seule, pendant la journée, vers la salle de restauration, et elle trouve une carte bancaire au nom de Françoise. « Justement, se dit-elle, la maîtresse est passée par ici ». Elle cache la carte dans la poche de son gilet. Elle ne trouve rien dans la salle d’activité sauf une médaille en chocolat. « Qu’est ce que je fais, se dit-elle, je mange ou je mange pas le chocolat ? »
Elle en mange la moitié puis se sent toute drôle. Voilà que la maîtresse arrive :
« Qu’est ce que tu as, Léa, tu es bizarre ?
« Non, non, je n’ai rien, je suis en pleine forme, j’ai la pêche !
« Tu es sûre ? Insiste la maîtresse. Tu me caches quelque chose, non ?
« Non pourquoi ?
« Je ne sais pas, t’es étrange.
« ça va ! Si je vous dis que c’est oui, c’est oui !
La maîtresse prend une voix grave :
« Tu as quelque chose dans ta poche !
« Non, rien.
La fille a jeté la carte par terre. La maîtresse la repère et la récupère, contente.

De retour au chalet, le soir, une partie de la classe observe un des voisins ; il a l’air étrange. Loïc dit :
« Il semble bizarre et bête, non ? »
Benoît répond : « Corrige ton langage, voyons ! »
Alexandre chuchote :
« On devrait enquêter sur lui ! »

Alors on l’observe ; il a un regard vicieux, et puis il coupe le bois avec brutalité. Un moment, on entend même des cris sortir de son chalet, on court voir... mais ce n’est que la télé qui marche. On se retrouve nez à nez avec le bonhomme. On lui explique ce qu’on fait, la classe de neige, la disparition de Nina, la recherche du kidnappeur. Il nous dit : « Désolé, je ne sais rien de tout ça ! »

Le soir, toujours, le groupe de Mayssa traverse les couloirs du rez de chaussée ; l’une des filles regarde en l’air et voit...une caméra. Une caméra ? Mais ça veut dire alors que tout est filmé. Et si on tombe sur une cassette vidéo, dans le bureau de Ludovic par exemple, on va peut être voir des choses, voir ce qui s’est passé ici...
On entre dans ce bureau, on tombe sur une cassette.
« Et si c’était la cassette de la nuit dernière ? »
On la regarde sur une vieille télé ; on y voit une ombre, dans le couloir, on remarque qu’un objet tombe de sa poche.
On éteint la télé, on se rend à l’endroit précis où l’ombre se trouvait dans le film, il y a par terre un stylo, marqué dessus : Lucie Fer ! Qui c’est ? Est-ce la kidnappeuse ?

Mattéo, Maxime, Amélie pensent, eux, qu’il existe un passage dans les rochers, un passage secret avec des souterrains et que le kidnappeur serait caché là. Avec Nina.
Chapitre cinq
Le retour de Nina

La journée a été chargée, ski, raquettes, luge... On est tous un peu fatigués. Dans la soirée, Eloïse, sortant de sa chambre, tombe dans les escaliers, la tête la première.
- Aiiie ! Crie-t-elle.
Dans sa chute, elle pousse une porte.
- Je suis aveugle ! Au secours, je suis aveugle !
- Mais non ! Lui répond doucement Amélie. Tout va bien, tu n’es pas aveugle, te voilà simplement dans une pièce toute noire.
Fiona remarque que sur la porte il y a une plaque qui indique « Cave ».
Elle ajoute :
- Allez, au péril de notre vie, on va tout faire pour sauver notre amie Nina.
Derrière Eloïse, les enfants entrent dans un lieu d’un noir intense.
- Qui a un briquet ? Demande une élève.
- Personne ne fume ici ! Répond Léa.

Vannkiya se rappelle que Nina tenait un journal intime. Elle se dit qu’il y a là peut-être des indications sur la cave ; elle se précipite dans sa chambre, regarde dans l’armoire, trouve un tee-shirt jaune et orange fluo. C’est tout. Elle redescend avec les autres élèves.

Par terre, Dilan retrouve le stylo marqué Lucie Fer.
On devine devant nous un labyrinthe, un hyper giga labyrinthe qui passe sous le chalet.
- Si on veut pas se perdre, faut faire comme dans la légende, celle d’Ariane qui avait déroulé un fil pour préparer son retour.
- Mais on n’a pas de fil !
- Si, on n’a qu’à prendre les lacets des chaussures...

Mayore glisse sur quelque chose, elle a des larmes aux yeux.
- ça va, Mayore ?
- Oui, ça va, dit-elle d’une voix émue. J’ai glissé à cause de ce machin !
Dilan lui prend le machin des mains, c’est une lampe torche. On allume, on voit qu’il y a plusieurs passages. Quelqu’un crie « Bonne chance ! » et ça résonne dans ce sous-sol.

Pendant ce temps, Mattéo appuie sur toutes les pierres qu’il voit, il se dit qu’il doit y avoir un passage secret.

Et c’est alors qu’on entend : « Au secours ! », « Au secours ! ». C’est la voix de Nina.
On se dépêche, on court, on crie : « Nina, Nina, où es tu ? »
- A gauche ! Hurle-t-elle.
On se sépare, on cherche, rien !
- A gauche, plus à gauche !
On court encore, on se perd ; Amélis se craque les doigts ; Eloïse pleure ; Alexandre renifle.
On trouve par terre une pièce de deux euros, c’est la pièce fétiche de Nina ! Il y a une trappe, on la soulève. Cette fois, on entend sa voix toute proche ; on la retrouve enfin.
- Nina ! crie, en choeur, le groupe.
Au même moment, on voit la stagiaire, celle que Nina justement n’aimait pas, se sauver dans le passage secret. Loïc, qui est le plus rapide de la classe en course, se précipite mais la stagiaire s’échappe.

Nina était attachée à une chaise, on la libère ; on se sert dans les bras. Et alors, elle nous raconte : « J’étais dans la cuisine quand une ombre est arrivée et m’a enlevée, je n’ai même pas pu crier. »
- Mais qui t’a kidnappée ?
- La stagiaire, Sophie...qui est aussi ma belle-mère ! -Elle t’a dit pourquoi elle a fait ça ?
- Elle m’a dit qu’elle était jalouse, qu’elle trouvait que mon père m’aimait bien !
- Tu l’as cru ?
- Je crois surtout qu’elle rêvait de récupérer tout l’argent de mon père, à sa mort, mais voilà : moi, j’étais un obstacle à son projet. Elle avait donc prévu de m’enlever pendant la classe de neige.
On se souvient en effet que Sophie n’était pas très gentille avec nous, elle nous criait dessus, elle nous poussait.
Elle se faisait parfois appeler Lucie Fer !

- Et où te cachait-elle ?
- Dans ce labyrinthe !
- Et que faisais-tu avant ta disparition, toute seule, dans la cuisine ?
- J’enquêtais, je voulais savoir qui était l’ombre.
- Pourquoi tu ne nous a pas prévenus ?
- Je pensais qu’il valait mieux vous laisser en dehors de tout ça !
- Mais tu nous a fait une peur bleue, tu sais ?
- Oui, je sais bien ! Je vous ai entendus me chercher, l’autre nuit ; j’ai crié, crié mais vous ne m’avez alors pas entendue.
- Enfin, l’important, c’est que tu sois là.

On sort du labyrinthe et on referme le passage derrière nous ; ainsi la stagiaire y reste enfermée. Puis la direction prévient la police qui vient chercher la kidnappeuse.

Le lendemain, c’était jour de remise des médailles ; on finit, soulagés, la classe de neige. Tout est bien qui finit bien. Puis on rentre à Roissy, avec Nina naturellement, toute heureuse de retrouver son père. Bien sûr, toute cette histoire, on l’a pas raconté aux parents !

FIN



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