Roissy/Pierrerie/20013/La jumelle maléfique

Ecole LA PIERRERIE

La jumelle maléfique

Chapitre 1
La disparition

Mais où est passée la professeure ?
Claire et Théo vont au collège. Ils ont un contrôle d’Histoire très important.
Le collège Limore se trouve à quelques kilomètres de leur maison.

Claire n’est pas très en forme ; elle a fait un mauvais rêve : sa mère était morte, son père n’était pas rentré du travail. Au café « le bar rouge » qu’il fréquentait, le barman dit « le tueur » ne l’avait pas vu. Claire se rendait chez sa grand-mère qui habitait un petit village de Basse Normandie, et qui elle n’aimait pas beaucoup son papa. Bref, un cauchemar.

Théo lui ne va guère mieux. Il a rêvé qu’il était à Rome où tout le monde parlait d’un bandit, tout habillé de noir, qui s’était échappé. La police n’arrivait pas à retrouver le bonhomme, on avait peur et Théo, toujours dans le rêve, se retrouvait dans une villa, la villa Pazzi, où il était entré par la fenêtre. Quel drôle de rêve.

Bref les deux enfants n’étaient pas trop en forme.
Arrivés en retard au collège, pas de professeure. Le directeur, M. Jean Jacques, arrive en courant pour leur dire, en bégayant :
« Votre… votre… maîtresse n’est pas là !

Les enfants se regardent avec étonnement.
Mme Blanche Marci a disparu ?
Ils demandent aux autres élèves, personne ne l’a vu, ils commencent à paniquer.

Une disparition ? ça leur fait penser à Khadar ; ce jeune élève a lui aussi disparu pendant les vacances ; il avait prévu d’être au collège à la rentrée mais pas de Khadar ! On avait appelé les parents : pas de réponse ! On a pensé qu’il avait raté l’avion ! Pauvre Khadar !

Bref Claire et Théo ont peur. En plus ils entendent un cri dans le couloir du collège ; est-ce la professeure ? Ils ne sont pas au bout de leur surprise : en effet voilà que l’horloge tombe à terre ! A huit heures pile. Il y a des bouts de verre partout ; Théo se blesse à la main. A la vue du sang, Claire s’évanouit. Puis se réveille. Elle lui fait un bandage pour que la blessure ne s’infecte pas.

Théo descend alors les escaliers en courant, il revient aussitôt :
- J’ai vu un lion !
- Un lion, au collège ?
- Oui il mangeait du poisson !
- Un lion qui mange du poisson ? c’est bizarre ; ça mange pas de poisson, un lion ; ça serait pas plutôt un chat ?
Peut-être ; on oublie le lion-chat.

Les affaires de la professeure sont toujours dans la classe. Dans son sac, il y a son portable et sur le portable, un texto : c’est une demande de rançon !
- Mas où est donc la professeure ? demande Claire.
- Aucune idée, répond Théo.

Claire et Théo vont mener l’enquête.
Chapitre 2
Demande de rançon

Pour commencer l’enquête, Claire et Théo consultent le portable de la maitresse et inspectent sa boîte mail. Coup de bol, elle a enregistré son mot de passe.
Il y est beaucoup question d’une certaine Camille.
- C’est la fille de la prof, je la connais, elle est en 4e, dit Claire.
Ils la retrouvent vite. Elle s’est faite voler son portable, ce ne pouvait donc être elle qui appelait aujourd’hui. Fausse piste.

Retour au portable de la maîtresse. Il y a là quantité de messages de menace. Ils les lisent par curiosité.
- Bon sang, tu as vu le nombre de fautes qu’il y a ! S’étonne Théo.
- Ce doit être celui qui a enlevé Mme Marci.

L’appareil de la maîtresse se met à sonner. Un SMS. C’est le ravisseur : Message à tous les élèves, j’exige 10 000 euros de rançon sinon vous disparaitrez les uns après les autres. On leur dit d’apporter la rançon à minuit, le soir même, dans la cave de l’immeuble qui fait face à l’école. Signé J.J.

Juste à cet instant, ils voient par la fenêtre une personne, tout vêtue de noir, qui court à toute allure. Le bonhomme a les cheveux blancs, une barbe noire, des moustaches brunes italiennes, les yeux bleus, des lunettes rondes et noire comme celles de Harry Potter mais en plus gros, des dents cassés, une veste en cuir, des crampons marron nike. Théo est choqué mais il n’ose rien dire : cet homme en effet ressemble à son père ! Alors bien sûr ils le poursuivent, le rattrapent mais c’était simplement quelqu’un qui était en retard à son rendez-vous ; ils abandonnent cette piste.

Occupons-nous du ravisseur, se disent-ils. Sur le portable de la maîtresse, il y a un numéro de téléphone : est-ce le ravisseur ? Ils tentent de l’appeler mais ils tombent sur un répondeur : « Jean Dubois est absent, laissez votre message... » Ils cherchent alors sur les Pages Jaunes, il habite 7 rue des Champs jolis. Ils s’y précipitent. Personne. Un voisin leur dit que Dubois a déménagé, il ne connaît pas la nouvelle adresse, tout est à refaire.

« Allons voir la cave où il nous fixe rendez-vous ! Dit Théo.
Ils visitent les lieux ; par terre ils trouvent une boucle d’oreille en diamant qui ressemble à celle de la professeure. Claire la met dans sa poche, cela peut être un indice. Dans la cave toujours, il y a un perroquet, en cage, qui répète : « Bâtiment 13, rue San Francisco ! », « Bâtiment 13, rue San Francisco ! »
C’est la rue de la maîtresse.
Sur un porte manteau, une veste en cuir.
- Mais dit Théo, je connais cette veste, c’est celle de Bubu !
- Et si on allait interroger Bubu ? Demande Claire.
Ils vont voir Bubu.
- Tu n’as rien vu de bizarre, dans le coin ? Le questionne Théo.
- Non, dit Bubu, simplement on m’a volé ma veste en cuir.
Fausse piste.

Ils hésitent.
- Et les initiales J.J., demande Claire ; c’est quoi ?
- J.J. ? Joseph Javeler ?
- Mais non, Jean Jacques, les initiales du directeur !

Ils se précipitent chez le directeur mais il n’est pas là, comme par hasard. Cependant il y a dans le couloir une dame de la cantine qui est en train de téléphoner ; elle n’a pas vu les deux enfants, elle chuchote. Théo dit :
- Elle parle de rançon !
- Mais non, réplique Claire, elle a dit « reçu ».

Un nouveau message tombe sur le portable de la maîtresse, une photo, on la voit ligotée !
Tétanisés par la peur, les enfants ne remarquent pas le directeur sortir en courant du collège.
- Faudrait prévenir la police, non ? S’inquiète Claire.
Comme si le kidnapeur avait entendu, il envoie un nouveau message :
- Si vous prévenez la police, vous n’êtes pas prêts de reprendre les cours.

Dehors, il pleut, il y a du brouillard, on distingue mal les gens.
- Regarde, là bas ! Crie soudain Théo.
- Où ? Quoi ? S’affole Claire.
- Cette ombre, elle ressemble à...à Khadar !
- Khadar ? Mais qu’est-ce qu’il ferait là ? Je croyais qu’il était au Brésil !

C’est alors que la sonnerie du collège retentit ; la matinée est finie. Claire et Théo se retrouvent seuls. Ils retournent en classe. Surprise : un cambrioleur est passé entretemps, il a tout renversé, les les leçons sont à terre !

- Faisons la liste de tout ce qu’on a trouvés, dit Claire.
Théo énumère :
- Un portable avec des menaces ; une fausse adresse rue des Champs Jolis ; une boucle d’oreille ; un perroquet ; une veste en cuir ; une autre adresse rue San Francisco ; un rendez vous à minuit dans une cave ; des initiales J.J. ; un directeur absent ; l’ombre de Khadar ; un cambrioleur ;10 000 euros de rançons.
- Beaucoup de fausses pistes, note Claire. Qu’est-ce qu’on va faire de tout ça ?
- Pour l’instant, une priorité, réagit le garçon : préparons le rendez vous de minuit !

Chapitre 3

Pour préparer ce rendez-vous, la première chose à faire est de trouver 10 000 euros avant minuit.
Théo demande à ses parents d¹avancer l¹argent de poche d¹un mois, disons
150 euros, puis, coup de bol, Claire trouve 200 euros dans un portefeuilles et
encore 20 euros dans un porte-monnaie mais ça ne fait pas le compte.
- Impossible, dit-elle, où va-t-on trouver une somme si importante ?
- Trompons le trompeur, réagit Théo, et si on lui donnait des billets de Monopoly ! Bonne idée, non ?
Ils partent aussitôt chercher le jeu et prennent tous les billets. Comme ça ne suffisait toujours pas, ils ont fabriqué des faux billets grâce à la photocopieuse.
Claire pleure à chaudes larmes car le Monopoly, c¹est son jeu préféré.

Les douze coups vont sonner, c¹est l¹heure. Comment faire pour sortir à minuit ? Un moment, ils ont pensé aller à la pharmacie pour acheter des somnifères pour endormir leurs parents mais finalement Claire a dit qu’elle allait dormir chez Théo ; Théo, inversement, a raconté qu’il dormait chez Claire et les parents ont accepté.

23h55 ; il fait nuit noire, on ne peut rien
distinguer. Théo attend Claire qui est en retard, elle se bouclait les cheveux. En l’attendant, Théo a eu une drôle d’idée : et si Khadar était le fils du directeur ? Et si ces deux-là agissaient ensemble ? Et si on regardait dans les archives de l’école ?

Claire arrive ; le garçon s’étonne.
- Mais Claire, un sac à mains, ça ne sert à rien !
- Ça sert pour la légitime défense !
- Bon, faut qu’on trouve un plan, dit Théo.
- Et si on lui tendait un piège ?

Ils descendent dans la cave, avec leur mallette remplie de faux billets. Théo a pris un pistolet à eau pour jouer au sniper et faire peur au voleur. Le garçon dit à Claire ce qu’il pense de Khadar :
« Et s’il n’était pas vraiment parti au Brésil ? Et si c’était lui qui était passé la nuit dernière ?
Claire n’a pas d’opinion. Elle, elle aimerait savoir plus de choses sur J.J. : est-ce une piste sérieuse ? Une fausse piste ? Elle a tapé sur sa tablette et appris que le fameux J.J. était connu des services de police, que son casier judiciaire était pas mal rempli. Bon, pour l’instant, elle arrête d’y penser, elle ne veut pas s’emmêler les idées. Et puis elle en a un peu assez de tous ces messages méchants, horribles, ignobles qu’on lui lit sur la messagerie de la maîtresse.

Les deux enfants sont dans la cave, une porte grince ; ils entendent des pas, prennent peur, cherchent de la lumière. Claire tient bien
son sac, prête à tout. Une dame crie.
- C¹est la maîtresse, chuchote Théo.
- Ne crions pas victoire si vite, répond son amie.
Puis c’est Claire qui pousse un cri en voyant une toile d¹araignée. Ils se cachent sous les escaliers, attendent. Là ils trouvent beaucoup de poussière, des vieux os à moitié mangés par les chats et rongés par des insectes. Il y a aussi des chauve-souris, des portes qui claquent, des bestioles qui font du bruit.

Il n’y a plus de perroquet mais à sa place juste quelques gouttes de sang qui mènent à une porte mais cette porte est verrouillée. Mais qui a la clé ?
A ce moment-là, ils voient passer... Mikhael Jackson ! Impossible ! En fait ce n’est pas le chanteur mais le gardien de l’immeuble qui s’est déguisé en Mikhael Jackson ! Est-ce qu’il chante la nuit, dans les caves, comme lui ?

Un peu plus tard, ils distinguent cette fois un trait de lumière rouge qui éclaire une tête de femme. Théo s’approche, touche la tête : c’est un mannequin, en plastique, avec une perruque noisette ; ils se sont bien faits avoir !
Le voleur est là, habillé tout en noir, un couteau à la main ; il demande l’argent, les enfants refusent car « la maîtresse n’est pas là ! ».
« Ah, ah, ah, satanés élèves, vous allez disparaître les uns après les autres si vous ne me donnez pas cette rançon ! » menace le bonhomme.
Claire essaye de lui arracher son masque ; l’homme essaye d’arracher le sac de billets. En vain. Le voleur s’enfuit.

Il est minuit trente, les enfants remontent dans le hall.

- On ferait mieux d¹aller faire un tour à l¹ancienne maison du ravisseur !
propose Théo.
Arrivés en face de cette maison, ils constatent que la chambre du ravisseur est
allumé et deux ombres discutent.
- Incroyable, les fantômes existent, dit Claire.
- Hyper marrant ! répond le garçon.
Puis la lumière dans la chambre s¹éteint, on entend à présent du bruit du
côté du garage. Une voiture est garée juste devant ; celle du ravisseur ?
Claire se jette dans le coffre, Théo se dit qu¹il n¹a pas le choix et la
suit.
Là, surprise, il y a une photo de la maîtresse en maillot de bain, sur une
plage, un homme à côté d¹elle ; et puis près de la photo, une autre boucle
d¹oreille de la maîtresse.

Soudain les ombres entrent dans la voiture ; quelqu¹un fait tourner le
moteur. L¹engin arrive dans le quartier indiqué par le perroquet, se gare.
Les enfants sortent discrètement du coffre pour inspecter les lieux ; c¹est
une sorte de garage.
Voilà que dans la rue, alors qu¹il doit être deux heures du matin, ils
croisent Bubu !
- Bin, qu¹est ce que tu fais là ? t¹habites pas ici !dit Théo.
- Heuuuu, je me promène.
- A 2h du matin ? c¹est vrai, ce mensonge ?
- Je connais bien les lieux, je peux vous aider, ajoute Bubu.

Ils continuent donc leur enquête à trois.
Une des ombres approche, tremblante, elle a comme une arme à la main. En
fait, ce n¹est pas une arme, c¹est un bouquet de fleurs, pour un
rendez-vous. Plutôt louche comme rendez-vous ?
Plus loin, l¹autre silhouette, féminine, ressemble à la maîtresse mais
Claire hésite :
- Même si elle ressemble étrangement à la maîtresse, j¹ai déjà vu cette
personne ! Dans un magazine.

Elle sort un magazine de son sac. Bingo : la femme en couverture ressemble
tellement à la maîtresse mais ce n¹est pas la maîtresse. C¹est sa soeur,
jumelle, qui est une star. Mais qu¹est-ce qu¹elle fait là ?
Chapitre 4

- La soeur jumelle ? Ce n’est pas possible, dit Théo, tu as du mal voir.
- Si, si, assure Claire, je connais mon magazine people par coeur, la soeur jumelle de la maîtresse est bel et bien une star de la mode.
- Ce ne serait pas la star que ma mère a vue la semaine dernière ? Réalise Théo.
- Quelle coïncidence ! S’exclame Claire.
- Ah, oui, c’est vrai, je ne l’avais pas remarqué.
- Je crois me souvenir qu’elle s’appelle Clairance, Manon est son deuxième prénom.
- Assez parlé, enquêtons !

On ne voit plus Bubu, Théo s’en étonne :
- Bubu, Bubu, où es-tu ?
- Le traître, ajoute Claire, il a déserté.
- Ou alors il a été kidnappé ?

A ce moment-là, on entend un cri, il semble venir de la silhouette féminine. Claire sort de son sac un pistolet à billes, tire puis on avance, vers le garage. De l’extérieur, ça semblait un hangar comme les autres mais dedans, les enfants découvrent un vrai laboratoire de technologies.
- Mais c’est la caverne d’Ali Baba ! S’étonne Théo devant une rangée de voitures de luxe.
Personne en vue. Au fond, une porte ; ils la passent. Il fait noir, un vrai repère à rats. Impossible de trouver un chemin. Claire sort de son sac ( qui contenait décidément beaucoup de choses) deux lampes torches. Craintifs, les enfants entendent de drôles de bruits, faits par des rats ? Ou des humains ? Ils suivent un couloir, arrivent à un escalier, montent. En haut, une porte verrouillée. Claire se prend pour un agent secret d’élite ; elle prend une pince à cheveux, la rentre dans la serrure, la porte s’ouvre ! La jeune fille est plutôt fière d’elle. Ils tombent sur une malle, soulèvent le couvercle, découvrent plein d’albums photos. Sur chaque photo, il y a les mêmes deux personnes que sur le cliché trouvé dans la voiture.
- Mais, s’étonne Théo, la maîtresse n’a pas les yeux bleus.
- Non, ils sont verts.
En fait, c’est la jumelle de la maîtresse qui se trouve sur les photos.

Ils entendent, tout près, un bruit. Cela vient d’une petite chambre proche, où ils voient une table sur laquelle il y a du pain sec et de l’eau, devinent un lit assez poussiéreux. Une armoire leur barre le chemin. Ils l’enjambent. Et là, sur le lit, une personne est ligotée, du scotch sur la bouche.
« Maîtresse ! » crient en choeur les enfants.
Ils lui retirent aussitôt ses cordes, le scotch. La maîtresse semble en forme mais en voyant les jeunes gens, elle s’évanouit. Au même moment, des pas se font entendre derrière eux, ils ont juste le temps de se cacher sous le lit. Quelqu’un entre avec un plateau, pose l’objet, repart.
- Qu’est ce qu’on peut faire ? Chuchote Théo, mettre du poil à gratter dans le pantalon, verser de l’huile d’olive par terre, les arroser avec un pistolet à eau ?
- Oui mais on a rien de tout ça, répond Claire.

Quelques minutes plus tard, la maîtresse revient à elle.
- Les enfants, vous êtes en danger. Si ma soeur jumelle revient... !
- Mais pourquoi votre propre soeur, une star comme elle, vous a enlevée ?
- Chut ! Répond simplement la professeure.
Claire prend son téléphone, appelle le 17, la police mais il n’y a pas de réseau.
- On ferait mieux de déguerpir de cette cachette et vite, votre soeur a dû nous repérer..

Ils rampent jusqu’à la sortie de la petite chambre, descendent les escaliers à toute vitesse, traversent le couloir, sortent du garage. Claire a enfin du réseau. Elle peut contacter la police.

Peu après, une nuée de journalistes arrivent et découvrent tout. La maîtresse explique :
- Ma soeur s’appelle Clairance. Elle avait sa propre agence, tout allait pour elle. Mais elle n’a pas supporté mon mariage. C’est vrai que mon mari était son « ex » et que je lui ai piqué. C’est un danseur très célèbre dans le monde entier, elle l’aime toujours. Jalouse, elle a eu l’idée de me kidnapper.

Arrive la brigade anti-criminelle, suivie de paparazzi. Ils trouvent et arrêtent Clairance, la jumelle maléfique, mais aussi Jean Jacrot dit J.J., Khadar et Bubu, ses complices, qui avaient sur eux un pistolet et un hachoir. Ils avouent tout. C’est Clairance qui avait tout manigancé.
Claire est triste de voir le sort de sa star préférée, laquelle, furieuse, menace encore les enfants :
- Si vous n’étiez pas venus fourrer votre nez dans mes affaires, tout aurait bien marché et je n’en serais pas là !
- Mais pourquoi la rançon puisque vous êtes riche ! S’étonne Claire.
- C’était pour faire diversion.

Quelle histoire, se disent les enfants ; ça pourrait s’appeler la maîtresse invisible ou la jalousie familiale ou la jalousie interminable.
- Moi, un moment, dit Théo, au début de l’histoire en tout cas, j’ai même cru que tout ça était un faux enlèvement, que la maîtresse était juste en retard dans les embouteillages, que les boucles d’oreille appartenaient à quelqu’un d’autre, que le sac de la maîtresse, c’était juste un oubli, et que J.J., c’était Jean Jaurès ! Je me trompais drôlement.

Il est 8h30 du matin. Claire et Théo ne sont pas au bout de leurs surprises. Leurs parents les attendent, l’air sévère, bras croisés sur la poitrine. Bien sûr, les enfants ne leur diront rien.

Fin



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