Chateau, Septembre 2018

Septembre 2018

AVENTURES ET MYSTERES
EN MONTAGNE

L’OMBRE DE LA NUIT

6è4A

Chapitre un

Mais où est Alexandre ? Le garçon, qui est en classe découverte à St Jean de Sixt, dans un chalet à la lisière de la forêt, a disparu de sa chambre en pleine nuit. Déjà, la veille, ses amis Harry et Hermione, qui avaient pris avec lui le train à la gare de Lyon, ne parlaient, pendant le voyage, que de la crise d’angoisse que le garcon avait eu pendant le trajet. Alexandre racontait avoir vu l’ombre d’un homme qui le menaçait. Plus tard, lors d’une grande fête donnée à la colo, il dit sentir la présence de quelqu’un qu’il ne voyait pas. Le soir tout le monde s’endormit, épuisés par cette longue journée de voyage et d’activités.

Illustration un
Portrait d’alexandre

Durant la nuit, Harry avait eu une envie pressante ; il avait mal digéré son dîner et s’était rendu aux toilettes ; il constata qu’il y avait une coupure de courant. Il crut entendre un bruit provenant de la chambre d’Alexandre, il s’y rendit et remarqua que le lit du garçon était vide. Harry pensa que son ami était également au WC puis repartit se coucher.
Or ce matin, le lit est toujours vide.
- Mais où est Alexandre ?

Harry et Hermione alertent leur professeur. Au passage ils croisent le vigile qui remonte de la cave ; une corde pend de la poche de son pantalon. Les enfants se mettent à fouiller tout l’établissement.
- Je n’ai rien trouvé au premier étage, annonce la fille.
- Passons au deuxième, propose Harry.
Toujours rien.
- Reste le grenier. Là encore aucune trace d’Alexandre ; les deux jeunes gens pour autant ne baissent pas les bras.
Ils finissent par tomber sur son téléphone portable. Hermione connaît le code, c’est sa date de naissance, et débloque l’appareil. Le dernier message demandait à Alexandre une importante somme d’argent, sinon…

Chapitre deux

Alexandre est-il victime d’un kidnapping ?
C’est ce que se demandent les deux enfants pendant le petit déjeuner.
- Tu te rends compte de ce qui s’est passé cette nuit ? demande le garçon.
- Oui c’est quand même incroyable, approuve la fille. Je savais que les parents d’Alexandre étaient riches mais de là à être victime d’un kidnapping ?!
- Enquêtons, dit Harry.
- Et prenons un carnet pour noter les indices qu’on trouvera, ajoute Hermione.

Ils se mettent à consulter plus sérieusement encore le téléphone du disparu. Ils arrivent à localiser la dernière position d’Alexandre :
- J’y suis, j’ai réussi. Avant d’être kidnappé, Alexandre se trouvait dans le jardin. Là il a appelé un inconnu pendant neuf minutes, à 23h38 précisement.
Ils vont dans le jardin. Rien. Ils vont dans la forêt ; elle est boueuse, il y a des traces mais plutôt d’animaux, pas de traces de pas humains.

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Les deux héros

Sur le téléphone, des messages parlaient aussi d’un rendez-vous salle B.
- Salle B, salle B… mais c’est peut-être B comme bibliothèque ? propose Harry.
Ils se rendent donc à la bibliothèque où ils trouvent quantité de livres renversés, tombés à terre.
Mais pas d’autre indice. Alors ils visitent la chambre d’Alexandre.
- Vite, vite, faisons vite, chaque minute compte, dit Hermione.

Dans la chambre, ils cherchent un peu partout. Ils ne trouvent rien d’intéressant non plus mais, au moment de partir, ils remarquent qu’un bout de tissu, bleu, est resté accroché à la serrure de la porte. Un bout de tissu arraché. Cela leur donne une idée : ils vont partir à la recherche de vêtements de proches auxquels il manquerait un bout de tissu.
Sur le porte-manteau, rien à signaler, pas de piste à suivre.
Les enfants commencent à se décourager quand Harry s’exclame :
- Là, regarde !
Il vient de voir une personne dont la manche de la veste est déchirée. Et sa veste est bleue.
Est-ce qu’ils tiennent le suspect ? Le suspect numéro un ?

Chapitre trois

Surprise : le propriétaire de la veste est un des animateurs du chalet. Il s’appelle Adolphe.
- Tu crois vraiment que c’est lui ? dit Hermione.
- En tout cas on est sur une piste, se félicite Harry. Allons l’interroger !
- Tu es fou, il va nous rembarrer direct !
- Bon…ben…qu’est-ce qu’on fait ? demande Hermione.

Harry, l’air de rien, va demander à Adolphe où il a trouvé sa veste. L’autre lui répond qu’il l’a achetée sur le site Le Bon Coin. A qui l’a-t-il acheté ? Adolphe ne s’en souvient plus.

Pas de doute, c’est le suspect numéro un. Ils le suivent. L’autre les conduit à un passage secret menant à une cave, il dévale les escaliers quatre à quatre. Au sous-sol, il pousse un mur, celui de gauche, et comme par magie une porte secrète s’ouvre. Cela débouche sur une pièce séparée en deux par un rideau. Les enfants ont juste le temps de voir, sur une table, la lampe de poche d’Alexandre. C’est la preuve qu’ils cherchaient !

Plus tard, Harry et Hermione se disent qu’il faut tendre un piège à Adolphe. Comment faire ?

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Paysage

Les jeunes gens connaissent une agence de voyages proche. De là, ils appellent Adolphe sur son portable, lui disent qu’il vient de gagner un voyage gratuit, à New York ; il faut juste qu’il passe récupérer tout de suite son billet.
L’individu arrive trente minutes plus tard.
Les deux enfants ont installé un très gros dictionnaire sur le haut de la porte entrouverte.
Quand l’autre entre, il reçoit le dictionnaire sur la tête. Etourdi, il tombe à terre. Les deux enquêteurs le plaquent au sol, l’immobilisent, lui demandent de s’expliquer.
Adolphe avoue ; il espérait tout simplement que les parents d’Alexandre, désespérés, versent la somme demandée. La police prévenue arrête le bonhomme.

Puis Harry et Hermione retournent à la cave, trouvent Alexandre ligoté. Hermione sort de nulle part un couteau Suisse, récupéré dans une chambre plus tôt, et coupe la corde, libérant leur ami. Pour eux trois, ce sont de belles retrouvailles.

FIN

6è4B

PERDUS EN MONTAGNE

Chapitre un

En randonnée, les enfants allaient vers le glacier. Luc et Jacqueline, qui étaient tous deux élèves de 6è, étaient accompagnés de leur père, Mathieu.
- Papa, on arrive quand ? demandaient-ils, vite fatigués.
- Patience, on arrive dans une heure à l’endroit du pique-nique. Faites attention, la pente est très raide, et il y a des trous dans le sentier.

Il faut dire que la randonnée avait été plusieurs fois reportée. Des phénomènes étranges en effet s’étaient passés. Une fois un arbre en feu avait provoqué un incendie ; une seconde fois on parlait de chute de pierres ; une troisième fois la fonte du glacier devenait dangereuse.
“Tous ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique” avait dit leur père.

Cette fois ils étaient enfin partis. La randonnée s’annonçait plutôt paisible. La vue était magnifique. Mais en chemin il leur sembla que la terre grondait. Les enfants paniquèrent, le père les calma très vite :
- Ne vous inquiétez pas, tant que vous serez avec moi, il n’y aura aucun danger.
Les enfants s’essouflaient alors que leur père sautait de pierre en pierre.
Le ciel s’assombrissait, la température peu à peu diminuait.
- Il fait super froid, dit Jacqueline.
- Moi j’ai pas amené de manteau, regrettait Luc.
- L’orage arrive !
- Mais pourquoi il fait si froid ?!
- Je crois qu’il va pleuvoir, allons nous mettre à l’abri.

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La grotte au trésor

Une étrange brume apparut. C’est alors qu’ils s’aperçurent qu’ils avaient oublié au chalet le plan de la montagne ! Comment continuer dans ces conditions ?
- Ne vous inquiétez pas, on trouvera, dit Mathieu.
A plus de 2000 mètres d’altitude, les enfants s’attardèrent encore à regarder les rares plantes qu’on pouvait trouver aux pieds d’un gros rocher alors que leur père, lui, poursuivait sa balade.
Bientôt les jeunes gens le perdirent de vue.

En cette fin d’automne, la nuit tombait plus vite que prévu. Impossible de redescendre, ils étaient piégés dans la montagne. Ils n’avaient pas de téléphone pour appeler les secours.

A cet instant un grondement annonça une avalanche de pierres. Les enfants se mirent à courir. Mais la chute des rochers venait de libérer l’ouverture d’une grotte ! Ils s’y refugièrent. Et dans cette caverne ils découvrirent… un véritable trésor, fait d’or, de pierres précieuses, de bijoux… Comment ce trésor était arrivé là ?

Chapitre deux

Les enfants se retrouvaient seuls, isolés et riches soudain d’un trésor inattendu.
Ils contemplèrent le trésor pendant un long moment. Puis ils se disputèrent. Luc pensait au trésor, il voulait le cacher, Jacqueline souhaitait rechercher son père.
- Il faut d’abord retrouver papa !
- Attend, il faut s’occuper du trésor, dit le garcon.
Ils se disputèrent encore sur ce qu’il fallait faire, reprendre la randonnée pour trouver leur père ou descendre au village chercher de l’aide.

Mais dehors, c’était la nuit, l’orage, la tempête, on entendait la grêle et plein de petits bruits étranges.
- Tu écoutes ces murmures ? demandait Luc.
- Oui mais je n’arrive pas à comprendre ce que cela dit.

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Les deux héros

Un moment, Luc repéra des craquements de feuilles, il y avait quelque chose qui s’approchait petit à petit d’eux. Apparut alors un chien, blessé. Luc aussitôt déchira un morceau de son tee-shirt et lui fit un bandage. Le chien en signe de reconnaissance lui lècha la main. Jacqueline décida d’adopter l’animal et elle l’appela Snooky. C’était un berger allemand à poils noirs et marrons. Snooki fit aussitôt partie de la famille.

Plus tard, la fille remarqua sur la paroi de la grotte l’inscription d’un nom et d’une date : Morange, 2003.
- Morange, mais c’est notre nom de famille, s’étonna-t-elle.
Elle se rappela soudain une vieille histoire : il y a quinze ans de cela, leur grand-père avait disparu en montagne ; on ne l’avait jamais revu ; on disait qu’il s’était nourri de plantes, de champignons, de plantes d’eau ; on disait aussi qu’il avait croisé des chasseurs qui avaient de mauvaises intentions, des chasseurs sournois. Mais au fond personne n’en savait rien.
Si leur grand-père avait vécu là, “ ce serait vraiment l’histoire la plus impressionnante du monde ! “ dit Luc.
- Je n’en crois pas mes oreilles, ajoute la fille.

Cette nuit-là, ils dormirent dans la grotte, tous les trois, Jacqueline, Luc et Snooki. Dans son rêve, Luc était face à face avec une énorme araignée qui le scrutait de ses huit yeux globuleux !

Jacqueline, elle, rêva de manger de bons champignons et des baies comestibles puis, sans transition, imagina un homme vêtu d’un manteau d’ours brun, d’un bonnet en forme de tête d’ours et qui lui disait : ” Moi panawaï, toi intrus ! ” De peur elle se réveilla.

Chapitre trois

Au matin, c’est Snooky qui prit la tête des opérations.
Il réveilla Luc en lui lèchant le visage puis il entraîna les jeunes gens vers le fond de la grotte.
- J’ai fait un rêve étrange, dit Jacqueline.
- Moi aussi, dit Luc.

Plus ils s’avançaient dans la caverne, plus il faisait sombre. Les enfants suivaient Snooky, méfiants.
- Ouaf, ouaf, fit soudain le chien.
- Tais toi, lui dit Luc, je réfléchis.
- Mais gros beta, réagit la fille, s’il aboie, c’est qu’il a une idée, il veut nous dire quelque chose.

Au meme moment, une voix rauque, et malgré tout familière, résonna :
- Qui va là ?!
C’était une ombre, à peine une silhouette.
- Bonjour, nous nous sommes perdus ; pourriez vous nous aider, dit la fille d’une toute petite voix.
- Mais qui êtes vous ?
- Je m’appelle Jacqueline et lui c’est mon frère, Luc, dit-elle en désignant le garçon du doigt. Nous sommes de la famille Morange.
- Ah bon ?
- Oui, et notre grand-père s’est perdu dans ces montagnes il y a longtemps.
- s’appelait-il Michel Morange ?
- Oui comment le savez-vous ? s’exclama Luc, bouche bée.
- Je suis Michel Morange !
- Vous êtes notre grand-père ?! crièrent les enfants en choeur.
Ils se jetèrent dans les bras les uns les autres.

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Paysage montagne

Peu après le grand-père, qui portait des habits tout abimés, déchirés, expliqua aux enfants que le trésor était son trésor. En fait il l’avait volé il y a quelque temps déjà et caché dans cette montagne.

Luc et Jacqueline arrivèrent à convaincre le vieil homme de redescendre avec eux dans la vallée.
Ils firent des pauses, en raison de la fatigue, du froid, du manque d’oxygène, avalèrent en chemin quelques champignons.
Leur père, lui, n’était pas perdu, il avait rejoint la maison la veille au soir pour fuir l’orage et prévenir la gendarmerie. Il les accueillit avec bonheur.
- Ah qu’il est bon de vous revoir, les enfants, dit-il.
- Tout à fait d’accord ! Répliquèrent les jeunes gens.

Puis il reconnut… Michel Morange :
- Mon père…
- Mon fils ? Dit le grand père.
- Je n’aurais jamais cru te revoir un jour…
Ils se serrèrent si fort dans les bras que les enfants furent émus.
- Tu m’as tant manqué !
Tout le monde se fit un câlin.

“Je vois que vous avez aussi un nouveau compagnon, ajouta-t-il en désignant le chien.
- Oui il s’appelle Snooky, c’est grâce à lui qu’on a trouvé papy !

Et le trésor ? La famille rendit le butin volé qui trouva sa place dans un musée.

- Ce n’est pas une randonnée à prendre à la légère, estima Luc. Son histoire serait digne d’être publié dans un livre…

FIN

6è3A

UNE MAISON PAS COMME LES AUTRES

Chapitre un

La maison avait un drôle d’air. Les deux enfants, James et Micheline, élèves d’une classe découverte en montagne, regardent ses murs délabrés, écaillés, en partie incendiés ; les volets claquaient, le vent soufflait.

James et Micheline aimaient l’aventure et les mystères. James était de taille moyenne mais Micheline était grande pour son âge.

Les jeunes gens se posaient des questions. Le bâtiment était-il hanté ?
- Qu’est-ce que tu penses, dit la jeune fille, cette maison est-elle habitée ?
- Le seul moyen de le savoir, c’est d’aller voir, répondit le garcon.
- Non, n’entrons pas !
- Pourquoi, tu aurais peur ?
- Heu, non, je n’ai pas peur, dit-elle d’un ton mal assuré.
- Alors entrons !

La porte était entrouverte, les volets continuaient de claquer très fort.
Micheline et James s’approchèrent encore.
- Cet endroit me donne la chair de poule, dit Micheline.

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La maison hantée

Ils toquèrent, personne ne répondit. Ils ouvrirent la porte qui grinça. Evidemment.
Prenant leur courage à deux mains, ils entrèrent.
L’intérieur était poussérieux et répugnant. Ils s’enfonçèrent tout de même dans la demeure. La porte d’entrée se referma sur eux dans un claquement sinistre.
Le plancher craquait, la lumière clignotait.
Seule information positive pour eux qui avaient faim : de la cuisine leur parvenait une bonne odeur de cochon à la broche.
James sentit une présence dans son dos, il demanda à Micheline si c’était elle qui le touchait.
- Ben non puisque je suis devant toi ! réagit-elle. Ils entendirent comme un cri strident à glacer le sang, un cri de souffrance.
- On ne devrait pas rester ici, pensa Micheline.

Chapitre deux

“ Qui est là ? ” demanda soudain une voix caverneuse.
Les enfants terrifiés essayèrent de se cacher. Les pas se rapprochaient, la voix se faisait de plus en plus forte.
“ C’est Micheline et James, répondirent les deux jeunes gens ; on est en classe découverte dans un village proche. Nous nous sommes égarés…
- Ha ha ha ! Mais vous ne sortirez jamais de cette maison ! ”

James et Micheline montèrent au grenier. Il y avait un cadenas.
- Qu’est ce qu’on fait ?
- Qu’est ce que tu veux qu’on fasse, tente de l’ouvrir !
James essaya et l’ouvrit d’un seul coup.
Dans le grenier, ils crurent deviner des ombres de squelettes et entendre des bruits de chaînes. Puis ils virent bientôt la poignée de l’étage en train de se tourner, petit à petit. Seule issue : une trappe, située derrière une armoire.
- T’es sûr de vouloir t’aventurer dans cette trappe ? demanda la fille.
- On n’a pas le choix, répondit James.

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Les deux héros

Ils glissèrent dans l’espace étroit, arrivèrent, chutèrent plutôt dans une pièce sombre. Il y avait du materiel et des cables partout. Ils crurent que c’était une prison pour enfants car on pouvait voir de petites cages, des enfants endormis, des toilettes pleines de toiles d’araignées.
- Qui êtes vous ? leur demanda James.
- Nous sommes prisonniers de cette chose étrange ! Partez vite avant que ce ne soit votre tour ! répondirent en choeur ces derniers.
- Mais par où sortir ?
On leur montra, au fond du couloir sombre, une issue.

Chapitre trois

En poussant une nouvelle porte, ils arrivèrent en pleine lumière.
L’homme était là, assis sur une chaise à bascule, qui criait : “Action !”
La pièce où ils arrivaient étaient en fait un studio de cinéma rempli d’acteurs, de caméras, de techniciens, de projecteurs.
“Décalez vous, continuait de crier l’homme sur sa chaise, vous allez nous faire rater la prise !

C’est alors que les enfants comprirent.
- James, dit la fille, tout cela n’était qu’une mascarade.
- Eh bien je crois que depuis le début, ils se moquaient de nous.
- ça veut dire que la prison, la voix, le squelette, les cris, tout ça, c’était faux ?!
- Eh oui, les enfants, grace à vous le film a pu être réalisé,merci de votre participation, dit le réalisateur.

Puis il raconta le scénario du film, l’histoire d’un homme de 39 ans qui avait perdu sa femme et ses enfants dans un accident, qui s’installa ensuite dans une maison délabrée et, pour se venger, captura des enfants. Il y avait aussi dans ce film un drôle de personnage, sorte de monstre sans nez, avec de grosses paupières, de longs cheveux noirs volant au vent et qui s’appelait Momo, un criminel recherché ; on parlait même de la malédiction de Momo.
Il était aussi question de clé cachée derrière une porte, dans les étages. Encore fallait-il trouver la bonne porte, celle de droite ou celle de gauche ?

Après avoir écouté le scénario d’un film où ils jouaient donc sans le savoir, les deux enfants virent tout le personnel du studio se rassembler en cercle autour d’eux. Des tonnerres d’applaudissement retentirent.
- Pour vous remercier, dit le réalisateur, c’est à vous de choisir le titre du film.
James et Micheline répondirent en choeur : ” Une maison pas comme les autres”.

FIN

6è3B

LE PROF DISPARU

Chapitre un

La nouvelle parcourt la classe : la prof de Français a disparu. Lisa, une des élèves de la classe découverte à la montagne, est stupéfaite, déprimée même par cette nouvelle car le français est sa passion. Elle décide de mener l’enquête sur la disparition de Madame Lelion, de partir à sa recherche.
Un peu plus tard, Jean-Michel, autre élève, qui vient d’enfiler ses bottes en caoutchouc jaune et son ciré rouge, va la rejoindre et lui propose son aide. Lisa l’accepte avec joie.

Ils vont dans la chambre de la professeur pour y trouver des indices et tombent sur une lettre qui dit : ” Rendez-vous vite au col du grand chêne”.
Direction la montagne.

Lisa et Jean Michel marchent, longtemps, découvrent un ravin. Au même moment ils entendent un bruit. Ils sortent les jumelles de leur sac, observent les environs et voient au loin un loup qui court vers eux. Panique ! Heureusement Lisa repère un arbre, déraciné, qui enjambe le ravin. Ils se précipitent jusqu’à l’arbre, se dépêchent de traverser puis poussent l’arbre dans le précipice pour que les loups ne puissent pas passer.

Illustration une
Les loups

- Ouf, on l’a échappé belle ! dit Jean-Michel.
- Ça, tu l’as dit.

De l’autre côté du ravin, le terrain est rocheux. La nuit tombe. Ils trouvent une grotte où ils vont pouvoir dormir, et rêver.
La jeune fille trouvait que la prof de Français ces dernières semaines était soucieuse ; elle imagine que Mme Lelion a peut-être donné sa démission d’enseignante car on lui ferait tout faire au collège ( le ménage, la cuisine, l’administration) en plus de l’enseignement et tout ça pour le même salaire !

Le garcon, lui, fait des rêves plus sanglants, comme une salle de CDI fermée à clé, où l’on trouverait du sang par terre et un couteau Suisse ; il rêve aussi d’un local de surveillance où sur les écrans, on voit un homme masqué, en noir, d’un mètre quarante, agresser un garde ; il rêve encore d’une réunion dans la cour du collège de tous les élèves d’un mètre quarante pour identifier un coupable mais presque tous possèdent un couteau Suisse ! Quelle enquête compliquée, songe le garçon.

Chapitre deux

Au matin, une surprise les attend devant la grotte.
Ce n’est ni un ours, ni une meute de loups mais des chevaux !
- Attention, ce sont sans doute des chevaux sauvages, s’inquiète Lisa.
- Ne t’inquiète pas, ils sont gentils, répond Jean-Michel en les caressant.

Ils prennent quelques affaires, montent sur les chevaux et partent au galop.
En chemin Jean Michel dit qu’il se méfie du cuisinier du centre, un drôle de type, un ancien prisonnier qui aurait voulu se venger de la prof pour une sombre histoire de lasagnes…

Illustration
Les deux héros

Au bout d’une demi-heure, Lisa et Jean-Michel s’arrêtent devant un panneau indiquant « Auberge du col du grand chêne, 5OO mètres ».
- Quel hasard ! le même nom que le lieu de rendez-vous ! s’étonne Lisa.
Pour accéder à l’auberge, il leur faut encore faire un peu d’escalade, se livrer à quelques acrobaties.
A l’accueil, ils demandent si on y a vu récemment une dame d’environ 40 ans, assez grande, blonde aux yeux verts.
« De quoi vous mêlez vous, les gosses ! » grogne la personne de l’accueil.
Cependant Lisa et Jean-Michel repèrent sur la table de l’entrée une enveloppe et reconnaissent l’écriture de Mme Lelion ; la lettre leur est destinée : « Les enfants, je n’ai pas beaucoup de temps, je veux juste vous dire d’arrêter cette enquête, tout cela ne concerne que moi ! »
Les jeunes gens se regardent.
- Alors, on continue ou pas ? demande Lisa.
- Mais oui bien sûr on continue ! réplique le garçon.

Chapitre trois

Ils finissent par comprendre le secret de la prof de Français.
Plusieurs versions circulent. Pour les uns, Mme Lelion s’était absentée car, fatiguée de tout faire, elle voulait simplement prendre des vacances. D’autres s’interrogent sur le rôle du cuisinier (qui serait aussi l’homme de l’accueil de l’auberge) : il serait amoureux de la prof, et donc jaloux du directeur. Car d’autres encore pensaient que la prof était amoureuse du directeur de l’école, homme élégant et généreux, dit-on. On racontait même qu’elle se serait absentée pour se marier discrètement avec ce directeur, en prenant Jean-Michel et Lisa comme enfants d’honneur.

Illustration trois
Paysage de montagne

On raconte donc beaucoup de choses. Mais la vérité, c’est que les deux enfants, en revenant au chalet, surprirent une conversation entre la femme de ménage et son mari (qui était en fait le patron de l’auberge intitulée Le col du grand chêne).
- Si quelqu’un apprend qu’on veut se venger de Mme Lelion, on va se faire arrêter, disait l’homme.

Les jeunes gens décidèrent donc de fouiller la chambre de la femme de ménage. Ils tombèrent sur une lettre de refus d’embauche comme enseignante car la place était prise par Mme Lelion.
Une piste !

- On n’a pas fouillé le grenier, dit Jean-Michel.
- Hors de question que j’y aille, c’est rempli d’insectes, dit son amie.
- Bon j’y vais tout seul alors, dit-il, lui qui était un expert en yamakasi ( ou art du déplacement pour ceux qui ne le sauraient pas).

Jean-Michel monte donc, difficilement… et trouve au grenier Mme Lelion bâillonnée et ligotée.
- Lisa, vite, monte, crie le garçon, je l’ai trouvée.
Ils délivrent l’enseignante et ensemble vont chez le directeur qui remercie les jeunes enquêteurs. La femme de ménage démissionne ; on ne l’a plus jamais revue.
De son côté, la prof de français continue de donner ses cours normalement et connaît une vie heureuse.

FIN



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