Abbaye, octobre 2018

APPRENTIS DETECTIVES

6è2
ENQUETE A ST MAUR

Chapitre un
Le voleur du tombeau

Incroyable : le tombeau de St Maur a disparu !
Quoi ? comment ? pourquoi ? quand ?
Ce matin-là, quand Cristiano et Lola entrent dans la petite chapelle lors de la visite de l’abbaye de St Maur, ils découvrent en effet que le fameux tombeau n’est plus là !
- Mais qui donc a pu faire ça ?! crient en chœur les jumeaux.
Ils avaient déjà vu ce monument sur internet. « Très très beau ce tombeau » avait alors dit Lola.

Lola est de petite de taille, les yeux bleus brillants ; elle est à la fois têtue et intelligente. Cristiano est un peu plus grand, les yeux marron clair, un caractère difficile ( mais il paraît que c’est toujours comme ça avec les garçons). Les deux, des collégiens, sont brillants à l’école.
Leur particularité ? Ils arrivent tout le temps en retard. On peut dire aussi qu’ils ne sont jamais en avance.
- Encore en retard à ce que je vois, leur avait dit un jour leur prof.
- Maîtresse, avait alors répondu Cristiano, ce n’est pas de ma faute, c’est ma sœur qui a mis au moins cinquante minutes pour arriver à se coiffer.
- Ce n’est pas une excuse, répondit l’enseignante.
Cristiano en voulait à sa sœur mais il avait compris qu’il allait devoir la supporter encore longtemps, alors il avait décidé de ne pas se plaindre.

Bref les voici dans la chapelle et plus de tombeau.
Ils vont voir les animateurs mais ceux-ci ne les croient pas. Les jumeaux insistent, les animateurs ne sont toujours pas convaincus. Ils vont voir alors le directeur. Ce dernier leur demande de mener l’enquête sur ce mystère. Ils prennent leurs affaires, se transforment en détectives et partent à l’aventure.
- Cherchons ! dit le garçon.
- D’accord mais par où commencer ? déprime Lola. D’autant que dehors il fait très froid et il pleut.

ILLUSTRATION UN
Portrait de Lola et Cristiano

Cristiano se dit que le plus simple serait de regarder la vidéo surveillance mais si les voleurs avaient explosé la caméra. Et si c’était la faute d’un magicien spécialisé dans les disparitions en tout genre, songea-t-il ensuite, un homme qui habiterait la Transylvanie dans un château tout sale, rempli de toiles d’araignée et gardé par un chien enragé ?

Lola se demande de son côté si tout ça n’était pas une histoire de vikings ! Il paraît qu’on avait vu des vikings alignés dans le coin.

Mais ces deux pistes ne sont pas bonnes.
Alors les deux enfants se mettent à chercher plus sérieusement des indices. Et ils en trouvent : un téléphone portable posé sur un meuble ; des traces de pas de pointures différents, du 47 et du 43 ; plus loin voici un bonnet noir et un marteau.

Les voleurs, pour atteindre le tombeau, ont été obligés en effet de briser la vitrine qui le protégeait. Il y a donc des morceaux de verre par terre. Et du sang. Ils suivent la trace de ces morceaux de verre.
Plus loin encore, sur le sol de la chapelle, on remarque des traces parallèles qui mènent à la porte de derrière.
- Le tombeau a été traîné, dit Cristiano.
- Effectivement, affirme Lola.

Les marques les conduisent à l’arrière de l’abbaye où là ils notent des traces de pneus assez gros, appartenant sans doute à un véhicule comme un 4x4 ou un camion.

Ils vont alors interroger quelques témoins.
- Avez vous vu quelque chose ? demandent-ils au gardien.
- Rien, pourquoi, il s’est passé quelque chose ? répond celui-ci.
Puis ils questionnent la femme de ménage :
- Savez vous qui a pris la voiture récemment ?
- J’ai vu un 4x4 partir vers le village, dit-elle.
Elle ajoute avoir vu aussi deux ombres qui marchaient d’un pas lourd

Cristiano la remercie en trouvant bizarre l’attitude du gardien qui dit n’avoir rien vu. Lola elle rêve de tendre un piège aux voleurs.

Chapitre deux
Sur la piste du voleur

Au centre, il y a un animateur qui chausse du 47…
- Peut être qu’on devrait le suivre, l’observer, propose Lola.
- C’est vrai, cela pourrait être une piste, ajoute le garçon.
- Oui en plus, c’est peut être celui qui ne nous a pas cru quand on a parlé de la disparition du tombeau ; c’est louche non ?
- On va regarder ses chaussures, pour voir s’ils ont de la terre sur leur semelle ; dans ce cas, il deviendrait notre suspect numéro un.

Arrivés à l’abbaye, ils entendent du bruit. C’est la porte de la cave qui grince. Les jeunes gens descendent les marches ; ils écoutent, une personne est en train de parler. Il est question de « deux enfants », « il faut faire vite » dit encore la voix, « c’est bientôt la fête »…
Ils réalisent alors que c’est le directeur qui est au téléphone, il parle de son travail. Fausse piste.

Plus tard ils obtiennent le numéro de la chambre de l’animateur qui chausse du 47, c’est la 206.
Ils décident de visiter la chambre. Ils profitent de sa pause déjeuner pour fouiller l’endroit. Une paire de chaussures est là, toute propre.. Peut-être a-t-il plusieurs paires ? Toutes sont propres.. En sortant de la chambre, ils tombent justement sur l’animateur.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Que se passe t il ?
- On a besoin de vous poser des questions.
- D’accord, posez vos questions.
- Auriez vous un 4x4 ?
- Pourquoi cette question ?
- Disons qu’on a envie de faire une balade autour de l’abbaye, ment Cristiano.

L’animateur n’a pas de voiture. Mais Lola s’aperçoit qu’il est blessé au doigt. Elle repense à la tache de sang dans la chapelle.
- Vous vous êtes fait mal ?
- Oui je me suis coupé avec un morceau de verre, répond l’animateur ; au réfectoire un enfant a brisé un verre tombé à terre ; en le ramassant je me suis coupé, voilà.
- Merci, répondent les enfants.

Ils se regardent. Ils n’ont pas trouvé de preuves, pas de preuves suffisantes en tout cas, pour accuser le mono.
« L’animateur n’est peut-être pas le coupable après tout, dit Lola.
Fausse piste encore.

Illustration deux
Voiture 4x4

Les jumeaux se disent qu’il faut absolument retrouver le tombeau, cela devient une affaire urgente.
- Et si le gardien faisait 47 de pointure ? réagit Lola.
- Oui ce serait louche, réplique Cristiano.
- En avant ! dit la fille.
- Mais on va pas lui demander comme ça quelle taille il fait ? pouffe le garçon
- Et pourquoi pas !

Et en effet quand ils le croisent, elle attaque :
- Monsieur, vous chaussez du combien ?
- Pourquoi ? Vous me soupçonnez ? répond il d’un ton agressif.
- Ne vous énervez pas, dit Cristiano très calme.
- Je fais du 42, pourquoi ?

Le garçon se tourne vers son amie et murmure :
- Et alors ?
- Ben c’est pas lui.
Nouvelle fausse piste.

Ils commencent à désespérer. Mais reste une piste : le téléphone. Il y avait en effet un portable, qui appartenait sans doute à un des voleurs, et qui était resté dans la chapelle, près de l’emplacement du tombeau disparu.
- Allons enquêter sur ce portable !
- D’accord dit Lola.
- Allez c’est parti.
Ils se disent qu’ils devront trouver le code d’accès, puis ils pourront fouiller, les photos, les contacts, la messagerie, les numéros du propriétaire de l’appareil et de ses amis.
Mais ils trouvent l’appareil cassé en contrebas des escaliers.
- Le voleur a voulu détruire les preuves, dit le garçon.

En sortant de l’abbaye, ils entendent un bruit de voiture et voient un 4x4 qui passe avec de grandes caisses à l’arrière. Le chauffeur, qu’ils ne reconnaissent pas, regarde d’un œil méfiant tout autour de lui. C’est quelqu’un qui a l’air musclé, fort, qui fait un peu peur. Bizarre, bizarre se disent les jumeaux qui décident de suivre le véhicule. Mais l’autre doit rouler à près de 58 km à l’heure.
Soudain la voiture est bloqué par un défilé de carnaval. C’est vrai qu’on est le premier samedi du printemps, jour de carnaval. Il y a des chars, des danseuses et des danseurs, des oiseaux exotiques ; le public lance toute sorte de fleurs.
Les enfants regardent le spectacle, ravis, avant de constater que le 4x4 a disparu.

Chapitre trois
Dans l’ombre du voleur

Mais les jumeaux ont noté l’immatriculation de la voiture. En effet en empruntant un char qui représentait des danseuses, ils finissent par recroiser le 4x4. Son numéro est le 253 CM 37.
- Faut s’adresser à la police, dit Lola.
- D’accord je m’en charge, réplique Cristiano.
- Oui mais attend, on n’a pas le droit de rentrer dans un commissariat ; on est des enfants ; les policiers ne vont jamais nous répondre.
- Alors déguisons nous en adulte, propose la fille.

Lola monte sur les épaules de Cristiano, puis ils enfilent un très long manteau et se font passer pour une « madame ».

A l’accueil il y a une femme policière.
- Oui ? dit elle.
- Bonjour madame.
- Qu’y a t il ?
- C’est à propos du tombeau de St Maur, il a été volé…
- Oui et alors ?
- Ben j’ai aperçu le voleur dans un 4x4 noir avec des vitres teintées. Je suis sûre qu’il avait embarqué le tombeau. J’ai noté la plaque d’immatriculation. La voici.
- Je vais voir ce que je peux faire, répond l’agente sur un ton un peu sarcastique.Veuillez patienter.

Illustration trois
Le tombeau

Peu après la policière annonce que la voiture est au nom de madame Emma P.
- Mme Emma ? mais c’est la femme de ménage !
Ils remercient la policière, sortent du commissariat, quittent leur grand manteau. Ils retournent à l’abbaye et tombent, nez à nez, sur Mme Emma.
- Que faisiez vous à l’heure du goûter ?
- Euh pourquoi ?... Je faisais…euh, bon, laissez moi tranquille.
- Vous avez bien une voiture ?
- C’est mon mari qui est parti avec.
- Encore une question : vous avez un téléphone ?
- Non, il est cassé.

La dame respire de plus en plus fort, transpire beaucoup.
Louche, louche, pensent les deux enquêteurs qui apprennent peu après (par le directeur) que Mme Emma a un casier judiciaire, elle a déjà volé des œuvres d’art. Ils découvrent aussi que son mari chausse du 47 !

Ils attendent dans la cour de l’abbaye et voient bientôt Mme Emma quitter l’établissement et monter vers le verger. Ils la suivent. Elle disparaît derrière un muret mais ils l’entendent parler avec un homme, son mari aux grands pieds sans doute.
« Il y a deux gamins qui me suivent de près, dit Mme Emma.
- Ils savent surement quelque chose, répond la voix. Il faut s’en méfier.
Un moment, les voleurs parlent d’aller en Espagne, d’un endroit très discret là bas. Est ce pour y cacher le tombeau ? Ils parlent aussi d’une usine, de porte ouverte, de taxi, de pistolets, les enfants ne comprennent pas tout.
Mais ils apprennent alors que le tombeau est pour l’instant installé dans un village troglolytique voisin. Il a été mis dans une grosse caisse.

Finalement, sur les conseils des enfants, le directeur appelle la police qui arrête en vingt minutes le couple. Quand on demande à Mme Emma :
- Pourquoi vous avez volé le tombeau ?
Un moment elle este sans voix puis elle avoue :
- Pour l’argent, bien évidemment.

Plus tard le tombeau est remis à sa place. Cristiano et Lola se montrent bien sûr très fiers de leur enquête.

FIN

6è1

VRAI OU FAUX

Chapitre un
L’enquête des 6è1

« Mais où est-il passé ? se demande Luc.
- De qui tu parles ? s’étonne Adèle son amie, qui est barbouillée et à moitié endormie. De David ? de Grégoire ? de Michel, d’Antoine ? de Brendon ? de Nathan ?
- Non. Je parle de Valentin ! Il nous a encore fait une farce, tu connais bien Valentin. Il faut le chercher.

Adèle et Luc sont à l’abbaye. Ce sont des enfants sympathiques qui habitent Vanves et Valentin est leur voisin. Adèle est mince, elle est blonde aux yeux verts, elle porte un très beau bracelet de perles. Luc est brun aux yeux marron, les muscles un peu mous, plutôt enrobé, il a un joli collier de coquillages. Tous deux sont amis depuis la maternelle. Ils sont à présent collégiens, à Malakof , et ils viennent d’arriver en car à l’abbaye, quatre heures de car, pour une semaine d’intégration ; sur le chemin ils se sont arrêtés dans une station service pour manger leur pique-nique, faire une pause toilette..

Mais une fois à l’abbaye, plus de Valentin.
Adèle se demande s’il n’est pas parti dans la grande forêt de St Maur. Dans ce cas comment a t il fait pour ne pas se faire remarquer par les animateurs ? Est ce qu’il serait passé par la fenêtre ? Cette foret fait vraiment peur. Adèle imagine le garçon avec des yeux rouges comme le feu, terrorisé par on ne sait quel monstre…

Luc pense plutôt qu’il est parti du côté de la Loire où il y a des sables mouvants. Est-ce qu’il se serait enfoncé dedans ? Si c’est le cas, c’est sans espoir.

Ils le cherchent pendant des heures, au réfectoire, dans l’abbaye, dans les dortoirs. Personne, toujours personne.
Pendant leur recherche, ils croisent une sœur, une religieuse. Mais il n’y a plus de sœur ici ? Qui est cette femme ? Vont-ils aller en parler aux adultes ? Et si les adultes ne les croient pas ?

ILLUSTRATION UN
Portrait de Luc et Adèle

Adèle fait soudain remarquer que Valentin est somnanbule, et aussi glouton. Est ce qu’il serait parti à la cantine ?

- En fait, je ne sais pas où il est, dit Luc, j’ai vu que la prof le cherche aussi.
- Allons voir dans sa chambre, la 212 .

Dans la chambre, ils inspectent son lit, rien, puis ils découvrent…une trappe. Dans la chambre. Ils passent par la trappe, descendent, descendent encore, trouvent un chausson.
- Aucun doute, c’est son chausson ! énonce Adèle.
- Oui c’est le sien ! affirme Luc.

Ils continuent la descente, l’escalier est sombre, ils ont des lampes. Mais c’est le choc : bing ! bang ! badaboum ! patatras !
Luc est tombé. Quel cauchemar !

- Regarde, là, dit la fille.
Au sol, un téléphone portable avec la coque rouge. C’est bien celui de leur ami. Ils le prennent. Si on leur demande à qui il appartient, ils vont mentir en disant que c’est celui de Luc…

Ils ramènent l’appareil dans leur chambre, l’allument.
- Comment on va faire ? il faut le code, s’inquiète Luc.
- Je connais son mot de passe, réplique Adèle.

Chapitre deux
L’enquête continue

Sur l’écran, on peut lire d’abord un message de la maman de Valentin : « Bonjour mon petit ange d’amour, j’espère que tout se passe bien, bisous ».
- Oups, dit Adèle, c’est pas vraiment le message que je cherchais.
Un autre texte était signé d’un certain Rémi Acobodo, qui se présentait comme premier de la classe mais c’était sans suite.
Il y avait encore quantité d’autres messages plus ou moins compréhensibles, comme celui de « l’homme mystère », un bonhomme avec une cape noire, chauve comme un œuf et portant un masque de bronze.
- C’est qui lui ? demande Adèle.
Mystère, c’est le cas de le dire.
D’autres messages d’une certaine Corinne, d’une Khadidja aussi, une histoire pas nette de téléphone portable que ces filles auraient conservé le soir, alors qu’en principe les animateurs ramassaient les appareils entre 18h et 19h.

- Tu sais quoi, crie soudain Luc ; j’ai l’impression qu’on tourne en rond.
- Tais toi, tu me fatigues.

Puis ils tombent sur quelque chose de plus grave : une menace, contre Valentin, émanant d’un groupe inconnu qui signait du pseudonyme « Infiniti ».« On vous rendra Valentin à certaines conditions » poursuivait ce texte.

- C’est quoi ça, se demandent les deux enquêteurs, la boule au ventre à l’idée de perdre leur ami.

Adèle, très inquiète, continue de fouiller le portable et va regarder sur l’application des vidéos.
- Regarde il y a une nouvelle vidéo qui date de quelques heures, dit Luc.
- Vas y, regarde.
- OK.
Sur cette vidéo on voit Valentin qui se trouve dans un endroit très sombre, serait-ce un souterrain ?

Illustration deux
Maison troglodytique

Juste à ce moment-là, passe la maîtresse dans leur chambre.
- Vous faites quoi, là, les enfants ?
- Rien, rien, on cherche une balle perdue.
La prof n’insiste pas, elle s’en va.
- On a eu chaud, dit Luc.
- Ouais !

Les deux jeunes gens font alors une petite pause. Adèle s’endort, un court instant ; elle entend l’appel d’un certain Momo. Elle ne comprend pas, regarde son ami Luc qui a soudain un drôle de regard et qui déclare « Momo, c’est moi ! ».Luc était possédé ! Tout le monde autour d’Adèle était possédé ! Horreur ! Elle se réveille en sueur. C’était un cauchemar.
Heureusement.

Sur le portable de Valentin, ils constatent que la vidéo n’est pas terminée. On y entend encore le garçon disparu qui déclare : « J’ai fugué ! ».
Toujours avec son sens spécial de l’humour, Valentin propose alors une charade :
- Mon premier est le mot pour désigner les surplus ; mon second est la première syllabe du mot qui désigne quelqu’un qui ne supporte pas les endroits clos ; mon troisième est le verbe dire à la 2è personne du pluriel. Mon tout est là où je suis ! Est-ce que vous trouvez ?

Ils cherchent et devinent un drôle de mot : trop/clau (de claustrophobes)/dites ?!
Troclaudites, troclaudites ?
- J’ai compris : troglodyte ! Il y a un village troglodytique pas loin d’ici. Ce sont des maisons creusées dans la falaise. Valentin serait là ?!

Chapitre trois
Les retrouvailles

Alors finalement cette disparition de Valentin, c’est vrai ou c’est faux ? une blague ou une chose sérieuse ? de l’info ou de l’intox ?

Les avis sont partagés.
- C’est vrai, pense Luc, sinon, il n’aurait pas jeté son téléphone portable pour rien et il serait venu. Et puis je trouve que c’est trop grave pour être faux.
- C’est faux, répond Adèle, tu sais bien qu’il aime faire des farces. Ce Valentin, il est prêt à tout pour nous faire peur. Peut-être qu’il va nous dire qu’on est le premier Avril ?
- De toutes façons, on n’a pas le choix, faut aller voir le village troglodytique.
- Oui mais comment allons nous trouver notre ami ? questionne le garçon.

Ils viennent juste de recevoir un message du groupe « Infiniti » réclamant une rançon de 400 euros et des chips « s’ils veulent retrouver Valentin en un seul morceau ».
- Comment payer 400 euros ? demande la jeune fille.
- On pourrait payer avec des billets de Monopoly ?!

Illustration trois
La fausse bonne sœur

Une fois au village, Luc déclare qu’il ne se sent pas à l’aise., comme s’il y avait des yeux rivés sur lui.

Il imagine le pire, tomber dans le piège du fameux groupe Infiniti, ou retrouver Valentin en sang comme s’il sortait de vingt ans de bagne.

Ce qu’ils voient d’abord, ce sont des chauve-souris qui se mettent à tournoyer autour des cheveux d’Adèle.
Puis ils passent devant une belle et grande maison troglodytique.
- Je voudrais avoir une maison comme ça quand je serai grande, rêve Adèle.
- C’est ça, oui, et moi je suis la Reine d’Angleterre.
- Tu sais qu’elle a 92 ans…

Au centre de ce drôle de village se trouve une maison interdite aux touristes. Ils y entrent, c’est sombre, ils sursautent : dans une première pièce se tient Valentin, ligoté, endormi, puis au fond d’une autre pièce, il y a la bonne sœur. Qui est en fait une fausse bonne sœur. Ce n’est pas une fille mais un garçon un peu déjanté, un certain Lucas. Un garçon qui a déjà eu des problèmes avec Valentin. Quelqu’un qui a l’air froid, méchant et qui fait passer ses messages en signant Infiniti. Il lui arrive aussi de se déguiser avec une cape noire et un masque de bronze.
Lucas est armé, on voit de loin au sol près de lui des sabres, des couteaux.

Doucement les deux enquêteurs s’approchent de Valentin.
- Valentin, réveille toi, chuchotent ils.
- Qu’est ce que vous faites ici ? s’étonne le garçon.
- On est venus pour t’aider.

Soudain ils entendent derrière eux un cri : Ha, ha, ha ! C’est Lucas qui rit devant sa télévision.

Luc, Adèle et Valentin profitent alors que l’autre est occupé par l’écran pour fermer le passage menant à sa chambre en montant vite fait un mur d’argile.
Prisonnier le bonhomme !
Sur le retour, Adèle profite d’un moment d’inattention pour faire un baiser sur la joue de Valentin qui rougit amoureusement. Et tout se termine par une magnifique boom heureuse et joyeuse.

FIN



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