OVAL/Haute Savoie/Septembre 2019

Colllège du Sacré Cœur, Nancy
Le château/Haute Savoie/septembre 2019

Préface

En somme, il a suffi d’appuyer sur la touche « Egypte » pour qu’aussitôt l’imaginaire de ces sixièmes déroule un joli savoir, sorte de caravansérail où il était question de sculptures, de chats et d’Osiris, de sable et de chameaux, d’esclaves et de désert, de Rê et de Seth, de sphinx et de pharaons, d’Horus et de palais. Et puis bien sûr, au sommet de ce trésor de mots, trônaient, trio de choc : la momie, la pyramide et les hiéroglyphes. Incontournables.
Les élèves se sont vite pris au jeu. Ils ont spontanément créé des personnages à leur image, des histoires abracadabrantesques et amusantes, inventé des mystères qu’ils ont vite solutionnés. Vous prendrez, lecteurs, plaisir à découvrir ce travail d’écriture, ces dessins aussi.
Merci à ces jeunes gens pour leur participation enjouée, aux professeurs pour leur attention, leur compétence et leur talent d’écriture, et à OVAL pour son hospitalité bien connue.

Gérard Streiff

6è2

TITRE
L’EGYPTE MAGIQUE

Chapitre un
Une Egypte peut en cacher une autre

Marie et Gabin traversent la forêt. Marie est assez fine, et grande, les cheveux blonds roux, les yeux bleus. Gabin est petit, assez corpulent, les cheveux roux foncés, les yeux bruns. Tous deux sont habillés en « moderne ». Ils découvrent une cabane. Elle leur paraît suspecte.
- Viens, on va voir, dit Marie.
- OK, répond Gabin.
Mais la porte ne bouge pas, quelque chose la bloque.
- Ah mais, pourquoi ça ne s’ouvre pas ! s’énerve la jeune fille.
- Regarde par terre, il y a quelque chose ; on dirait une enveloppe, non ?
- Prends-la, ouvre-la.

C’est ce que fait le garçon ; voici ce qu’il y lit : « Bonjour. Si vous voulez ouvrir la porte, il vous faut trouver un papyrus ; alors vous aurez le code. » Dans ce message, il est aussi question de livres, de sarcophages, de pyramides miniatures et de morceaux d’un puzzle éparpillés aux quatre coins de la forêt.
Mais ce qui intéresse avant tout les deux jeunes gens, c’est le fameux papyrus dont ils partent à la recherche ; ils le trouvent finalement accroché au tronc d’un arbre.
Ils courent alors vers la cabane, font le code, la porte s’ouvre. Une lumière les éblouit. Quand elle s’atténue, ils constatent que la cabane abrite en fait un laboratoire !
Personne ne connaissait l’existence de cet endroit jusqu’à aujourd’hui.

Illustration 1
Cabane

Mais à peine ont-ils eu le temps d’y mettre le pied qu’une voix puissante les immobilise :
- Qu’est-ce que vous faites ici ?
C’est la voix du savant Lapierre, un personnage étrange.
Il se trouve derrière une grande vitre centrale, proche du cœur du laboratoire.

Gabin panique. On ne sait pas pourquoi mais il se voit déjà embaumé et tout enroulé dans des bandelettes, en train de se faire momifier. C’est Marie qui réagit :
- Euh, je me baladais dans la forêt avec mon meilleur ami Gabin et on est tombé sur cette cabane. Et vous, vous faites quoi là ?
- Moi, mais moi, figurez-vous, je suis là depuis des années. J’essaye de déchiffrer ces maudits hiéroglyphes.
Il montre un livre avec les inscriptions égyptiennes.

Les enfants observent la cabane. Sur une affiche est écrit : Attention, tout ceci est l’œuvre d’un fou. N’appuyez surtout pas sur le gros bouton rouge devant vous !
Alors Gabin, avec l’intelligence très particulière qui est la sienne, appuie évidemment sur le bouton. La vitre se soulève. Le savant est furieux, il veut arracher les cheveux des enfants :
- Qu’est-ce que vous avez fait, petits crétins !

Gabin ne sait pas comment s’excuser.
- On verra ça après, dit Marie, qui comme par magie a récupéré le livre du savant. Elle se sauve, elle prend la première porte venue, Gabin suit et tous deux font un grand saut...

Voilà qu’ils distinguent au loin les pyramides, qu’ils croisent Toutankhamon, qu’ils sentent la bonne odeur du sable chaud.
- Magnifique, réagit Gabin, mais ne me dis pas…
Mais si, ils sont arrivés en Egypte !

Chapitre deux
Le papyrus enchanté

En Egypte, les deux jeunes gens vont-ils pouvoir déchiffrer les fameux hiéroglyphes du livre du professeur ?
Disons d’abord que ce pays les émerveille par sa beauté. Eux sont sains et saufs, ils n’ont rien de cassé.
Mais on ne les a pas présentés :
- Mettons-nous en route ! dit Gabin.
Leur objectif ? Rencontrer quelqu’un qui pourrait leur traduire les hiéroglyphes du savant Lapierre, ou trouver un dictionnaire de ces fameux hiéroglyphes, disons un dictionnaire hiéroglypho/français.
En route, ils croisent Cléopatre :
- Vous pouvez nous aider ? lui demande Marie.
- Non, désolée, j’ai trop de travail, répond-elle.
Plus tard, ils aperçoivent une autre silhouette qui s’approche et leur fait un peu peur. Résultat : ils n’arrivent plus à réfléchir :
- Que faites-vous ici, étrangers, grogne le bonhomme.
C’est en fait le fils de Toutankhamon qui leur apprend que son père est mort depuis bien longtemps. Mordu par le cobra royal de son ennemi. « C’est une longue histoire ! » dit-il.

Illustration n°2
Pyramide

Ils ont droit ensuite à une tempête de sable ; ils longent une petite maison avec une famille pauvre qui ne peut guère les aider. Puis ils arrivent dans une ville, voient un habitant mais, malchance, celui-ci ne parle pas leur langue (ou eux ne parlent pas sa langue), impossible donc de se comprendre. Plus tard encore, toujours en ville, des gardes se mettent à les poursuivre. Ils doivent se sauver, affronter le désert ; heureusement, ils ont pris avec eux des stocks d’eau et de nourriture. Au milieu de nulle part, ils tombent sur une tente dont le propriétaire leur offre l’hospitalité pour la nuit. Heureusement, là, ils peuvent se comprendre. Mieux : il leur annonce qu’il peut les accompagner jusqu’à une pyramide, la neuvième pyramide, où l’on connaitrait le mystère (et la traduction) des hiéroglyphes.

Le lendemain, les voici donc partis tous les trois, Marie, Gabin et l’homme du désert, à dos de chameau. C’est ainsi qu’ils arrivent aux pieds de la fameuse neuvième pyramide.
Gabin pense, espère et dit, qu’ils vont sans doute y trouver un « escape game ».
- Gabin, tu es vraiment un idiot, réagit son amie.

Dans la pyramide, il se confirme qu’il existe bien un dictionnaire des hiéroglyphes mais pour se le procurer, il faut d’abord passer trois épreuves. Où l’on risque sa vie. Les enfants réfléchissent.
- Mais si on ne fait pas ça, dit Marie, on ne pourra pas rentrer chez nous.
- Allez, on y va, répond le garçon.
- Je suis avec toi, assure la jeune fille. De toute façon, on y est obligé.

Première épreuve : il faut traverser une cage remplie de cobras ; seconde épreuve : sauter de bloc de pierre en bloc de pierre au-dessus des flammes ; troisième épreuve : affronter deux chacals.

On entend parler aussi d’autres épreuves, comme traverser un couloir étroit avec des murs qui se rapprochent, hérissés de pointes, ou croiser des scorpions. Mais ces épreuves, heureusement, ne sont pas à l’ordre du jour.

Finalement, Gabin, grâce aux techniques d’arts martiaux que lui a enseignées son père, triomphe des épreuves. Le dictionnaire est à eux ! Ils vont pouvoir déchiffrer le mystérieux livre du savant Lapierre,

Nouvelle surprise en sortant de la pyramide : il leur faut encore traverser une mare aux crocodiles. Ce n’était pas prévu. Les animaux ont l’air féroce.
- Gabin, t’as pas une corde dans ton sac ?
- Peut-être, je regarde. Oui, j’en ai une.
- Super, essaie de la lancer jusqu’à l’autre rive.
- OK.
- Tu as réussi, bravo.
- On passe ?
- Oui, fais attention au dictionnaire.
Enfin ils arrivent de l’autre côté.
- Maintenant, il est temps de rentrer au pays, non ? interroge Marie.

Chapitre trois
Le message caché

Rentrer au pays oui, mais comment ? Marie pense qu’il faut une carte de l’oasis, comprendre le chemin des dunes de sable, les monter, les descendre, puis dire « Shazam bazaram, ramène-moi chez moi ! » Mais rien ne se passe.
Gabin, lui, écoute les conseils de l’homme du désert qui les accompagne et qui dit connaître un chemin souterrain vers la cabane (un sacré raccourci de quatre kilomètres !). Mais là encore c’est un échec.
Finalement Marie dit :
- Viens on saute dans le livre ! »
Pouf, ça marche ! Les revoici dans la cabane en pleine forêt, exactement au même endroit où avait commencé leur histoire.

- Maintenant, il faut retrouver le savant Lapierre et ça, c’est une autre histoire, estime Marie.
Mais une voix se fait entendre :
- Je suis là, je suis présent.
- Gabin, j’ai peur, assure la jeune fille.
- N’aie pas peur, Marie, la rassure le garçon.
- Non n’aie pas peur petite Marie, résonne une autre voix.
- C’est qui ?
- C’est moi, le savant Lapierre.

Le savant fou, en fait, se montre très surpris.
- Vous êtes déjà là ? Mais cela fait seulement cinq minutes que vous êtes partis !
- Cinq minutes ?! Mais non, pas du tout, nous sommes partis deux jours, répliquent les enfants.
- Deux jours ? Comme c’est bizarre. Mais bon, c’est pas grave, on verra ça plus tard.

Les enfants lui apprennent qu’ils ont trouvé le dictionnaire, celui qui va permettre de décrypter ses hiéroglyphes.
- Comment avez vous fait pour trouver ce dictionnaire ? Vous êtes plus coriaces que ce que je pensais.
- C’est une longue histoire…
Ils se mettent autour d’une table et commencent à interpréter les signes égyptiens.

Illustration n°3
Portraits des deux enfants

Ils cherchent durant deux heures. Finalement ils croient comprendre le message : « Le savant en fait est un âne ! ». Lapierre est rouge de colère.
Il pense que ce n’est pas la bonne traduction. Le trio continue de chercher. Ils arrivent à une nouvelle traduction : « Lapierre est le fils caché de Toutankhamon ! »
Nouvelle colère du savant.
Ils font une nouvelle tentative qui leur apprend que Lapierre est un pharaon : impossible !

- Allez, on rentre à la maison, disent Marie et Gabin. Ils sont dépités car ils se demandent si leur dictionnaire est un bon dictionnaire. Dépités mais contents en même temps car ils ont pu visiter l’Egypte.
Ils racontent plus tard à leurs parents toute cette histoire. Comme ceux-ci ne les croient pas, parents et enfants retournent dans la forêt mais dans la cabane, il n’y a plus rien.

FIN

6è1

TITRE
LE VOL DE LA MOMIE

Chapitre un
La momystérieuse

La momie a disparu !
Alice et Quentin sont deux jeunes gens qui adorent les histoires d’Egypte ancienne. Alice est grande, maigre, les yeux bleus, les cheveux longs et blonds, toujours bien habillée ; elle est intelligente, rusée et veut être plus tard archéologue. Quentin, lui, est petit, mince, les cheveux châtains, des tâches de rousseur. Les yeux bruns et plutôt beau, il rêve d’être écrivain.
Un jour ils décident d’aller au musée. Ils regardent la tombe du pharaon, très bien, la sculpture du sphinx, parfait, puis ils se rendent compte qu’ils ne voient pas la momie. Ils vont rencontrer le gardien pour lui demander où elle peut bien se trouver. Le gardien a un drôle d’air ; il les conduit cependant jusqu’au sarcophage en question. Surprise ! La momie n’est plus là. Les enfants s’inquiètent.
La vitre qui protégeait le sarcophage est cassée, on distingue une partie de bandelette accrochée au verre brisé ; il y a de la poussière, beaucoup de poussière ; au sol, un chat, inanimé. Les jeunes gens sont désespérés.
Quentin, allez savoir pourquoi, pense alors au jeu des trois pyramides ; dans chaque pyramide il affrontait de méchants obstacles : dans la première il était en face d’une araignée géante sur sa toile, il devait lui envoyer un coup de poing, une « grosse droite » disait-il, pour gagner. Dans la seconde, il était face à un minotaure armé d’une hache ; il réussit à récupérer la hache et à vaincre l’adversaire. Dans la troisième, de multiples pièges (notamment des flèches de feu) le guettaient mais une fois encore, il réussit à passer son chemin.

Illustration 1
Momie

Mais Quentin rêve ; or la disparition de la momie n’est pas un jeu.
De son côté, Alice regarde une carte d’Egypte. Elle s’imagine qu’il va falloir faire un grand voyage, en avion, vers l’Afrique, le Sahara. Elle croit déjà apercevoir une pyramide, une vraie, surmontée d’une tête de chacal. Elle se dit qu’ensuite, ils vont marcher longtemps, croiser un oasis. Mais elle aussi elle rêve.
Retour à la réalité : les deux jeunes gens pensent que les adultes ne peuvent les conduire que sur de fausses pistes. Alors ils préfèrent mener l’enquête seuls.

Ils commencent par consulter les caméras de surveillance. Surprise : ils croient voir la momie marcher. Mais ils se trompent : ce qu’ils regardent, c’est un petit film sur la fête d’Halloween daté du 31 octobre 2018. Rien à voir.
Puis les caméras s’arrêtent, elles ne marchent plus ! Question : comment retrouver la momie, la momystèrieuse ?

Chapitre deux
Un mystérieux gardien

- Et si c’était le gardien le coupable ? interroge Quentin.
Les deux enfants, qui ont appris que celui-ci s’appelle Michaël, ne semblent pas d’accord. Le garçon trouve tout de suite à cet homme un air bizarre :
- C’est lui le voleur ! prétend-il.
Alice commence à se fâcher.
- Arrête d’accuser ce pauvre homme.
- Mais je te dis que c’est lui.
- Non.
- Si.
- Je te dis que non.
- Je te dis que si.

Deux heures plus tard, Quentin a gagné. A son tour Alice trouve le gardien suspect. Alors ils vont lui poser des questions au musée. Alice lui demande :
- Vraiment, M. le gardien, vous ne savez pas où est passée cette momie ?
L’autre, agacé, répond :
- Filez, je n’ai pas que ça à faire…

Les enfants attendent devant le musée. Ils voient alors le gardien et le directeur du musée échanger de l’argent ; puis ils observent le même gardien donner un gros colis à la femme de ménage du même musée. Cela les étonne un peu mais rien de bien grave pour l’instant.
Un peu plus tard, ils entendent dire que le gardien partirait en Egypte. Vont-ils le suivre jusque là-bas, emprunter de l’argent à leurs parents, prendre leur passeport, acheter un billet ? Tout cela finalement n’est pas nécessaire car l’histoire du voyage du gardien en Egypte est juste une rumeur, rien de sérieux.

Quentin propose alors de se rendre à son domicile.
- Bonne idée, note Alice.
L’homme est occupé au musée. Alors ils entrent chez lui et fouillent un peu partout. Ils vont dans sa chambre, cherchent le moindre indice. Ils découvrent une grande armoire fermée par un code. Quentin le malin trouve le code, ouvre le meuble ; il y a là une collection de magnifiques costumes. Fausse piste ? En partant, ils laissent sur la table de minuscules caméras. Toute la soirée, ils peuvent ainsi espionner le gardien chez lui. Rien à signaler, tout est normal. L’homme regarde la télé ou joue à des jeux vidéo. Soupçonner Michaël le gardien, c’est sûrement une fausse piste, songent les jeunes gens.

Illustration n°2
Le gardien

Le lendemain matin, les deux enfants reprennent leur enquête. Alice attaque :
- Et si c’était Paul ?
- Quel Paul ?
- Paul l’archéologue, celui qui a mené une rapide recherche hier au musée, tu ne te souviens pas ? Tu sais, il nous avait parlé du morceau de bandelette et de la poussière…
- Et alors ?
- Et alors, et alors hier, quand on lui a dit que la momie avait disparu, j’ai trouvé qu’il avait le sourire du Joker !

Voilà les deux jeunes gens repartis pour mener l’enquête, la seconde enquête en deux jours. Il suivent le suspect jusque chez lui. Un moment, l’archéologue quitte sa maison, les jeunes en profitent pour entrer dans la demeure. Ils cherchent, partout, ouvrent les placards, montent les escaliers, trouvent une porte qui mène au sous-sol. Une grosse porte métallique verrouillée, avec un écran. Sur l’écran apparaît un message. « Pour ouvrir cette porte, répondez à cette charade : mon premier est un oiseau, mon second une forme géométrique et mon tout est un instrument de musique ; qui suis-je ? »

Quentin tape n’importe quoi sur l’écran : violon, guitare, tambour. Rien ne se passe. Alice trouve : piano (pie/l’oiseau-anneau/la forme). L’écran clignote, la porte s’ouvre. Ils descendent vers la cave. Tout est noir. « Allume » dit le garçon. Mais il n’y a pas de lumière. Ils arrivent vite dans une pièce humide ; là la lumière s’allume automatiquement. Les enfants sont sidérés. Le long du mur blanc qui leur fait face est dressée toute une rangée de momies …

Chapitre trois
Le collectionneur

Quel est donc le secret de Paul, l’archéologue ? Les enfants hallucinent. Quentin de nouveau est sûr…que c’est Paul le coupable. Selon le garçon, Paul collectionnerait les momies. « Si ça se trouve », il en ferait commerce, juste pour gagner de l’argent. Toutes ces idées font tourner la tête des jeunes gens. Tout cela va trop vite et ils décident de faire une pause, une sieste pour y voir plus clair, se mettre à jour. En plus ils n’ont pas envie de se retrouver enfermés à double tour dans cette cave.

L’après-midi, la tête bien concentrée, ils croisent Paul au musée.
- Dites, pourquoi il y a plein de momies dans votre cave ? lui demande Alice.
- Je collectionne, je collectionne, dit l’autre.
- Mais n’y a-t-il pas là aussi la momie volée ?
L’archéologue alors devient bizarre :
- J’ai pas le temps, j’ai pas le temps, partez !

Ils partent en effet et retournent au domicile de Paul. L’idée est d’identifier la momie volée parmi la galerie exposée dans la cave.
Assez vite, Quentin dit reconnaître l’une d’entre elles :
- Oui, oui, c’est celle-ci !
- Comment le sais tu ?
- Parce que sur le morceau de bandelette retrouvé au musée, il y avait des fils jaunes et bleus ; or, regarde cette momie, elle est toute enveloppée dans un linge fait de fils jaunes et bleus.

Illustration n°3
Portraits de Quentin et Alice

Alice tente d’attraper la momie volée, une alarme se met à sonner. Quentin appelle la police. Les enfants réussissent à se sauver juste au moment où Paul arrive avec sa voiture à toute vitesse. L’homme ne les voit pas.

Plus tard ils apprennent que M. Paul a été arrêté et a avoué ses actes. Selon la police, il vendait les momies pour pouvoir se payer un appartement !
Alice est un peu déçue ; elle imaginait plutôt que M. Paul était une sorte de réparateur, de restaurateur de momies ; ou mieux, une sorte de dieu égyptien tel Anubis ; qu’il avait son siège au Mexique ; que son ambition était de multiplier les momies pour conquérir le monde. Il aurait fallu livrer alors une grande bataille finale contre toutes ces momies, les vaincre, et, pourquoi pas, transformer à son tour Paul en momie qui serait un jour exposée au musée.
- C’est du roman, tout ça, lui dit Quentin. C’est moi qui avait raison : Paul est en prison et la momystérieuse a retrouvé sa place.

FIN

Les auteurs ont pris de grandes libertés avec la chronologie, puisque Cléopâtre croise ici le fils (tout à fait imaginaire) de Toutankhamon. On dira qu’il s’agit d’une licence poétique, un droit, dans la fiction, de mélanger les genres et les époques.



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