St Louis du Sénégal ( décembre 2010)

L’atelier de St Louis/Boudiouck (Sénégal)

Du 29 novembre au 7 décembre 2010, à l’initiative de l’association « Colères du Présent » (Arras), une délégation conduite par Max Gaillard a séjourné à St Louis du Sénégal. Dans ce cadre, sur proposition d’Alpha Sy, j’ai participé le 2 décembre, à un atelier d’écriture avec des élèves de CE2, CM1, CM2 et de 6è, une vingtaine de garçons et de filles, de l’Institution de la Présentation de Marie (IMP), une école privée des faubourgs de la ville. L’établissement, tenu par des sœurs, est un ensemble de bâtiments neufs, d’un étage. L’IMP, catholique, est essentiellement fréquentée par des jeunes de familles musulmanes. Ce matin-là, Boudiouck était blond (le sable de la cour), ocre ( les bâtisses cubiques), bleu ( le ciel immense). Sous le regard de la directrice, j’ai présenté mes ouvrages jeunesse à ces jeunes gens puis leur ai demandé de m’écrire un conte ; ce qu’ils ont fait avec plaisir et beaucoup, beaucoup de talent.

RAKHAYATOU Ly, 6è

Un enfant indiscipliné

Il était une fois un enfant très indiscipliné du nom de Karim. Il n’obéissait à personne, même pas à sa mère. Un jour, en rentrant de l’école, il rencontra une vieille dame du nom d’Adéline. La dame était très fatiguée. Elle lui demanda de la loger mais Karim refusa. La dame était une sorcière et jeta un sort à l’enfant. Ce sort était le chat de Lord Backstone. Ce chat rendit fou l’enfant. Un jour, c’était la veille de son anniversaire, le chat criait et le grand père de Karim vint dans sa chambre pour calmer l’enfant et dire : « Demain, des Français seront là pour ton anniversaire ! » « Des Français ? ça c’est génial ! » réagit le garçon. Le lendemain, le grand père alla à la gare routière pour chercher ces Français. Ils étaient deux et s’appelaient Jojo et Prudence. Le grand père leur raconta l’histoire du chat. Prudence décida de résoudre avec Jojo ce mystère. Le lendemain, ces deux-là se rendent au château du Lord. Jojo se déguisa en Karim pour faire sortir le chat du château et le capturer. Quand le chat se présenta, Prudence le prit au piège. On découvrit vite que c’était u chat ensorcelé mais le coupable était le professeur Backstone. L’affaire réglée, ils ont fait une grande fête d’anniversaire.

SY NénéMairame
CE2

Il était une fois, dans la forêt des rêves bleus, un ours qui rodait chaque nuit. Un jour, un petit garçon qui s’appelait Daniel se rendit chez son ami Carl. En marchant, Daniel rencontre l’ours ; l’animal le poursuit et lui donne un coup de pied. Daniel s’évanouit puis se relève mais c’est trop tard. « Aïe, ma tête ! dit-il, j’ai mal partout ! Où suis-je donc ? Aidez moi ! » Tout à coup, une jeune fille lui apparaît, lui demande qui il est. - Je m’appelle Daniel !
-  Et moi, c’est Chatrina.
-  Où sommes nous ?
-  Dans une grotte.
C’est alors qu’il aperçoit un grand monstre. Ils veulent fuir mais c’est impossible, la grotte est si profonde que personne ne peut se sauver. Mais ils ont une idée : ils veulent charmer le monstre.
-  Bonjour ! dit Chatrina.
-  Bonjour ! répondit le monstre. Je m’appelle Rousset.
-  Moi, c’est Chatrina et lui, c’est Daniel.
-  Tu pouvais me laisser me présenter moi même, dit Daniel.
On entend alors une voix :
-  Daniel, Daniel, où es tu ?
C’est la voix de Carl.
-  Je suis là, fais moi sortir d’ici !
Enfin les deux amis se retrouvent et se serrent fortement, comme de bons amis. C’est la fête, tout le monde est heureux.

KAYO DELE Abdoulaye Dansou

L’histoire de deux compagnons

Il était une fois un maçon et un cordonnier qui visitaient le monde. Ils se trouvèrent un jour sur la même route. Le cordonnier était un bel homme toujours de bonne humeur. Il vit venir vers lui le maçon. Celui-ci n’avait pas l’air commode. Le cordonnier, voyant que le maçon mourait de soif, lui donna un peu d’eau ; le maçon prit la gourde, but une longue gorgée et sembla se détendre ; il rendit le récipient et dit :
-  Voulez vous qu’on voyage ensemble ?
-  Volontiers ! répondit le cordonnier. Pourvu qu’on aille dans une grande ville où je pourrai trouver du travail.
Ils firent route ensemble ; tous les deux avaient plus de temps à perdre que d’argent à dépenser. Dans chaque ville où ils passaient, ils demandaient du travail. Comme le cordonnier était un bel homme, on lui en donnait volontiers. Aussi c’est lui qui gagnait le plus d’argent. Et il ne manquait pas à partager tout ce qu’il avait avec le maçon. Alors ils continuèrent de visiter le monde et arrivèrent dans une grande forêt. Ils se trouvaient sur le chemin royal qui permettait d’atteindre la capitale du royaume. Alors ils s’assirent quelque part et discutèrent de la quantité de pain qu’ils allaient acheter pour cette traversée. L’un pensait que le chemin allait leur prendre sept jours, l’autre disait : deux jours. Le maçon prit du pain pour sept jours, le cordonnier pour deux et ils poursuivirent leur chemin. Deux jours passent et le pauvre cordonnier a fini son pain. Il demande au maçon de lui en donner un peu et le maçon lui répond :
-  Toi qui est toujours gai, il faut que tu connaisses le malheur !
Et le maçon abandonna le pauvre cordonnier et continua son chemin. Le cordonnier, à présent mort de faim et de fatigue, s’endort. Le lendemain, il se réveille, tout fatigué ; deux bûcherons le voient, ils ont pitié de lui et partagent avec lui leur nourriture. Après avoir mangé, il remercie, tout joyeux, les deux hommes et s’en va. Arrivé au palais royal, il demande à parler au roi. Ils discutent longtemps et il fut nommé cordonnier de la cour.

IBRAHIMA NBODJ

La mésaventure de Ibou

Il était une fois une femme ; elle vivait avec sa fille unique Ibou au village de Colibantan, situé dans une forêt au milieu du Sénégal. Un jour la mère envoya Ibou dans une boutique éloignée du village ; la fille revint saine et sans égratignures à la maison. La mère dit à Ibou : « Maintenant tu vas faire mes commissions dans cette boutique ! »

Ibou continua donc à faire les commissions de sa mère dans la boutique d’André. Un jour, la mère était sortie et la maison n’avait plus de gaz. Ibou décida d’aller en chercher à la boutique. Sur le chemin, un brigand caché par là aperçut Ibou. Quand elle voulut franchir le seuil de la boutique, le brigand lui sauta dessus, lui donna un bon coup et prit l’argent destiné à acheter le gaz. Ibou, choquée, regardait partout, croyant qu’on allait lui venir en aide.
Pendant ce temps là, la mère était rentrée à la maison et ne voyait Ibou nulle part. Elle eut l’idée de partir à sa recherche du côté de la boutique. Elle y trouva sa fille en haillons et resta bouche bée, étonnée.
« Ibou ? Que t’arrives tu ? Qu’est ce qui se passe ? »
La fille raconta sa mésaventure ; à son tour la mère, dans la boutique, raconta l’histoire à André en lui demandant :
« Connais tu un voleur dans les parages ? »
André répondit :
« Oui, j’en connais un seulement, il se nomme Alex ; je pourrais vous être utile. Il va bientôt venir ici pour payer le bon du mois. Vous allez appeler un groupe de jeunes à l’aide. Quand il entrera dans le magasin, vous allez le prendre par surprise, le tabasser et l’amener à la gendarmerie. »
La mère suivit les indications d’André. A la nuit tombée, Alex est arrivé, les jeunes l’ont attrapé et emmené chez les gendarmes.
Ibou était bien contente de ce qui se passait, c’était un jour mémorable pour elle.

Même si les pièges ne sont pas toujours agréables, ils sont parfois utiles.

Jean Renald ZONGO
CE2

Le serpent, l’éléphant, le lion et l’abominable homme des neiges.

Un jour il y avait un trou. Dans ce trou il y avait beaucoup de serpents. Ils avaient de longues langues. Ils entendaient un grand bruit. C’était des éléphants. Les serpents se comptaient. Il y avait 20 serpents. Avec le serpent qui comptait, ça faisait 21. Le chef des serpents dit :
« A l’attaque ! »
Le chef des éléphants comptait lui aussi. Il y avait 40 éléphants plus le chef, cela faisait 41.
Mais le chef des éléphants et le chef des serpents entendent un petit lion ; mais ce n’est pas un petit lion qui court, ce sont des lions ; leur chef les compte, il y avait 60 lions plus le chef, ce qui fait 61.
Mais le chef des serpents et le chef des éléphants et le chef des lions entendent un plus grand bruit encore. C’était l’abominable homme des neiges. Tout le troupeau s’est battu et c’est l’abominable homme des neiges qui a gagé la bataille.

Gaël BOUKA

Le paquebot hanté

Il était une fois en région parisienne un vieux paquebot du nom de « Soleil » qui avait sombré ; ce paquebot, disait-on, réapparaissait chaque nuit sur le cours de la Seine pour terroriser les parisiens.
Alors deux enfants, du nom de Sam et de Jean, trouvèrent ces événements très étranges et décidèrent de mener une enquête, aidés par leur chien qui se nommait Moustique.
Nos trois héros attendirent la nuit, vers 10 heures, pour surveiller l’arrivée du fameux « bateau fantôme » mais ils n’étaient pas tout à fait rassurés. La nuit devenait de plus en plus ténébreuse, les habitants rentraient chez eux à cause de leur peur mais nos enquêteurs avaient réussi à surmonter la leur et se rendirent à l’endroit où chaque nuit apparaissait le « Soleil ». Il était 10h30 et nos héros commençaient à somnoler ; soudain une très forte lumière blanche éblouit Sam qui dormait les yeux mi-clos et réveilla Jean !
- Jean, lève toi vite, regarde !
Jean, réveillé en sursaut, dit :
- Laisse moi dormir !
Sam gifla Jean qui se réveilla à nouveau mais cette fois pour de bon. Ils virent le bateau foncer vers eux à une allure effroyable et se couchèrent pour l’éviter. Le bateau entra en collision avec le quai du port et disparut dans un nuage de feu d’enfer. Nos trois héros comprirent qu’il s’agissait de leur pire ennemi, le sorcier Ganache, dont le but est de répandre le mal à travers le monde.
Ganache les vit, fut surpris et dit :
« Bande d’empêcheurs, toujours à fourrer votre nez dans mes affaires, vous et votre satané chien à la longue truffe. Mais vous ne m’embêterez plus jamais car vous et votre maudite bête, vous allez disparaître ou plutôt mourir dans les flammes de l’enfer. »
Le sorcier lança une énorme boule de feu qui se dirigea vers nos aventuriers ; ils l’évitèrent et lancèrent un pouvoir qui désintégra Ganache dans un nuage de fumée et de poussière. Nos trois héros, tout heureux, rentrèrent chez eux en criant « Victoire ! »

YAKHYA KARE
CM2

Le paysan et l’arbre

Il était une fois un paysan qui était très pauvre. Un jour il part dans la forêt avec sa hache. Quand il trouve un arbre et veut le couper, il entend une voix qui lui dit :
« Arrête ! Ne me coupe pas ! »
Lui s’écrie :
« Qui a dit ça ? »
On lui répond :
« C’est moi, l’arbre. Ne me coupe pas et je te donnerai ce que tu veux. »
Le paysan dit :
« Pourrais tu me faire devenir riche ? »
« Oui » dit l’arbre. En un clin d’œil, il fait apparaître beaucoup d’or ; le paysan l’apporte chez lui ; sa femme lui dit :
« Où as tu trouvé tout cet or ? »
Lui :
« C’est un arbre qui me l’a donné pour que je l’épargne. »
Elle :
« Etre riche, c’est bien mais être roi, c’est mieux, non ? »
Le paysan comprend ce qu’elle veut dire et va voir l’arbre :
« Hé, l’arbre, fais moi devenir roi sinon je te coupe ! »
Aussitôt son vœu est exaucé. Quelques jours plus tard, la femme du paysan appelle son époux :
« Etre roi, c’est bien mais être empereur, c’est bien mieux car il a plus de pouvoir. »
Aussitôt dit, le paysan retourne vers l’arbre :
« Hé, l’arbre, je veux être un empereur très puissant ou sinon, je te coupe en rondelles ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait, l’arbre le transforme en empereur. Deux mois après, la femme appelle à nouveau son mari et lui dit :
« Etre empereur, c’est bien mais être un Dieu, c’est mieux car nous serons immortels ! »
Et une fois de plus, le paysan repart voir l’arbre :
« Hé, l’arbre, j’aimerais devenir un Dieu ! »
Mais cette fois l’arbre lui répond :
« J’en ai assez de toujours exaucer tous tes souhaits ! »
Puis l’arbre le transforme, lui et sa femme, en ours, les condamnant ainsi à errer dans la forêt.

La morale de l’histoire : il faut se contenter de ce que l’on a.

FIN

Papa Gueynou KANE

Jamais assez

Un jour, un vieux alla dans la forêt. Soudain il aperçut un grand arbre et voulut l’abattre. Le vieux alla à sa maison chercher ses outils pour abattre le tronc d ‘arbre et se rendit dans la brousse. Il voulut abattre un arbre et celui-ci lui dit :
« S’il vous plaît, monsieur, ayez pitié ! Si vous me laissez vivre comme il faut, je vous donnerai tout ce que vous voudrez3.
Alors le vieux lui dit :
« Fais de moi un riche homme et que je sois un grand prince.
L’autre lui dit :
« Bon, d’accord.
Le vieux alla chez sa femme et lui dit :
« Awa ! Awa ! Réveille toi ! Je vais te dire une chose incroyable. J’étais parti dans la forêt et j’ai voulu abattre un tronc, le tronc m’a dit de le laisser vivre et il me donnerait tout ce que voudrais.
Alors sa femme répondit :
« Hé, Moussa ! C’est vrai ce que vous venez de me dire ?
Le mari lui dit que c’était vrai. Alors le lendemain, il alla en forêt et dit à l’arbre :
« Dis au peuple de m’élire Président !
Il devint Président et sa femmes premier ministre. Le lendemain, il retourna voir l’arbre et demanda :
« Je veux être Dieu.
L’arbre le gronda :
« Espèce de gourmand ! Tu es vraiment ingrat comme pas possible !
Alors il fit de lui et de sa femme un coq et une poule.

Dans la vie, il faut se contenter de ce qu’on a, mais pas de ceux des autres.

ABIBATOU DABO

Il était une fois un homme qui se nommait Gustave. Il habitait au bord de la rivière avec sa femme Maria. Ils étaient très pauvres malgré leurs efforts pour travailler les champs. Ils vécurent longtemps à cet endroit et un jour la femme mit un enfant au monde, Kacou Ananze. Dix ans après, l’enfant avait grandi et était devenu une femme paresseuse qui ne faisait rien dans la vie. Des années passèrent ; un jour Maria tomba malade, une maladie inconnue dont elle mourut. Veuf, Gustave épousa Ivoné. Celle-ci était méchante et maltraitait Kacou Ananze. Un jour, Ivoné mit une fille au monde, Rachelle. Rachelle était gentille ; elle grandit et aida Kacou Ananze dans ses travaux ; elles étaient complices.
Quand la co-épouse maltraitait Ananze, le père ne disait rien car il avait peur d’Ivoné. Et Ivoné voulait que sa fille réussisse dans sa vie pour qu’un jour, Kacou devienne la bonne de Rachelle. Mais Rachelle ne l’écoutait pas.
Un jour un homme demanda Kacou Ananze en mariage mais le père refusa catégoriquement. Alors Rachelle supplia son père, à plusieurs reprises. Enfin le père accepta, en disant :
« C’est parce que tu m’as supplié plusieurs fois que j’accepte, je n’ai jamais rien su te refuser.
Rachelle alla annoncer la bonne nouvelle à Kacou qui en fut très contente. Mais Ivoné se montra très jalouse.
Kacou devint l’épouse de cet homme qui s’appelait David, il était très riche. Un jour, en se réveillant, Kacou trouva sa marâtre dans son salon ; Ivoné se mit à genoux, lui demanda pardon, versa des larmes et lui dit :
« Si tu ne me pardonnes pas, je serai foutue !
Kacou lui pardonna, à elle et à son père. Tout le monde devint heureux. Un jour, Kacou Ananze eut un enfant qu’elle appela Maria du nom de sa défunte mère. La coépouse devint une femme gentille, le père aussi. Toute la famille habita dans le château de Kacou et de son mari. Jusqu’aujourd’hui, ils vivent là-bas heureux, riches, sans souffrances.

PAPE TALIBE GUEYE

Le loup et les trois petits cochons

Il était une fois trois petits cochons qui vivaient dans la forêt. Les trois petits cochons se sont toujours méfiés de dangers comme les serpents, les lions, les éléphants, les guépards… Un jour, un loup apparut et les trois petits cochons s’enfuirent. Ils se réfugièrent dans une cabane en haut d’un arbre. Le loup les repère et les trois petits cochons se demandent :
« Comment va-t-on faire pour échapper au loup ?
Le premier prend une grosse pierre, la lance sur un oiseau ; l’oiseau tombe, le loup saute dessus et les trois petits cochons fuirent, ils coururent, coururent, sautèrent dans la boue.
Le second cochon voulut tendre un piège au loup ; il l’appela et le dirigea vers un troupeau d’éléphants. Le loup passa entre les jambes des éléphants.
Le troisième l’attira vers un troupeau de vaches. Une vache s’avança pour le cogner ; le loup sauta sur la tête de la vache et s’échappa.
Enfin, ensemble, les trois cochons le dirigent vers un troupeau de lions. Le loup voulut passer entre leurs jambes, le lion refusa ; il voulut sauter au dessus de sa tête, le lion refusa. Les trois cochons fuirent doucement et retrouvèrent leur calme. Les trois cochons étaient si fiers d’avoir échappé à une mauvaise aventure.

Maguèye CAMARA

Le méchant menteur

Il était une fois un enfant qui avait écrit un récit demandé par son maître. Le matin, en allant à l’école, il rencontra une belle limousine. Le propriétaire était un très grand écrivain. L’écrivain proposa à l’enfant de monter dans la voiture pour le conduire à l’école. L’enfant monta. Arrivé à l’école, en sortant de la voiture, il fit tomber son récit dans le véhicule. Le chauffeur retrouva la feuille qu’il donna à l’écrivain, rentré chez lui. L’écrivain la prend et s’en sert pour complèter son livre. A la fin de son livre, il demanda à son chauffeur :
« Que dois-je faire ? je dois y mettre le nom de l’enfant ? ou non ?
Le chauffeur répondit :
« Patron, faites ce que vus voulez ?

L’enfant, lui, a été bastonné par son maître mais il s’est rendu compte qu’il avait fait tomber sa feuille dans la voiture. Il partit à la recherche de l’écrivain. Cela lui prit du temps, il se découragea. Un jour, en passant à la bibliothèque avec son père, il y voir un livre dans lequel son récit et son nom sont inscrits.

La morale de cette histoire : il ne faut jamais se fâcher ou se décourager trop vite.

NDEYE MATY SOUGOU DIAKHOUMPA
CM2

Il était une fois une petite fille, Seynabou, qui pleurait car sa maman était morte. Elle vivait avec son père qui était très méchant avec elle. Il la tapait tous les jours.
Un jour, la fille courut vers la maison de son amie, Coumba. Seynabou raconta à Coumba son histoire en pleurant. Coumba lui dit :
« Va vivre chez ta tante. Elle s’occupera de toi. Mais ne lui dis pas que ton père te traite mal.
Arrivée chez sa tante, elle lui dit qu’elle venait passer deux jours chez elle sur le conseil de son père. Mais la tante remarqua que durant ces deux jours, le père n’appela pas pour savoir comment elle allait.
Le deuxième jour, Seynabou devait partir. Sa tante lui demanda :
« Pourquoi ton père n’est pas là ? Il doit passer te prendre.
Mais la fille se tut. Alors la tante appela le père qui lui dit que quand Seynabou était partie, elle ne lui avait rien dit. La tante comprit que la fille s’était enfuie. Elle lui dit :
« Pourquoi tu as fait cette grosse bêtise ?
Sa tante la ramena chez son père ; celui-ci se rendit compte alors de ce qu’il faisait et demanda pardon à sa fille. Seynabou lui pardonna et le père jura de ne plus être méchant. La maison fut remplie de joie.

DEGUENE NYOM
CE2

Les contes du crocodile et de la petite fille

Il était une fois une petite fille qui s’appelait Ema. Elle alla jouer au bord du lac, mit son pied droit dans l’eau. Un crocodile apparut. La petite appela son père et sa mère quatre fois. Le crocodile dit :
« Attend jusqu’à demain et retourne dans l’eau.
La petite, terrorisée, courut chez elle, dormit la nuit et le lendemain elle refusa d’aller au lac. Son père dit :
« Je croyais que tu aimais aller jouer près du lac !
Elle répondit :
« Plus maintenant, père. J’ai rencontré un crocodile, hier, je ne veux plus aller au lac.
Elle partit dans sa chambre. Sa mère l’y retrouva et lui dit :
« Ema, viens, on va aller au lac.
Elles se préparent, partent, arrivent au lac. Ema tremble, elle ne peut plus bouger ses pieds. La mère dit :
« Ema, où est le crocodile ?
Le crocodile apparaît. Ema crie et court ; sa mère sort un couteau ; le crocodile recule, sort du lac. La mère dit :
« Ne reviens plus embêter ma fille, sale crocodile !
Le jour de la chasse, le père d’Ema dit :
« Après la chasse, nous allons partir au lac !
« Oui, papa !
Mais le père d’Ema fut mordu par un serpent ; le soir, il ne revint pas. Ema dit :
« Maman, pourquoi papa ne revient pas ?
« Je ne sais pas, ma chérie…
La mère n’a pas fini sa phrase que le père revient avec un pied ; l’autre a été mordu par le serpent. Ema dit :
« Papa, pourquoi de ton pied gauche il sort du sang ?
« J’ai été mordu par un serpent.
La mère d’Ema dit :
« On va aller à l’hôpital.

The fin de l’histoire.

FATIMATA CAINA MAUGARD

Il était une fois un père et une mère. La mère s’appelait Astou et le père Moussa. Un jour, la mère eut des jumeaux, Othia et Athio. Quelques années après, la mère mourut et le père devint aveugle.
Il y avait un crocodile qui rodait autour de la famille. Mais les deux enfants étaient de bons chasseurs. Chaque fois qu’ils partaient à la chasse, ils disaient aux gens du village de ne pas sortir de chez eux.
Mais un jour qu’ils étaient partis chasser, le crocodile sortit du fleuve et dit au père des enfants :
« Sors sinon tu vas mourir !
Le père eut très peur et sortit de sa case. Le crocodile fit un bon repas. Quand les enfants revinrent, ils ne trouvèrent pas leur père. Ils allèrent directement chez l’abeille. Ils lui demandèrent :
« Où est notre père ?
L’abeille répondit :
« C’est le crocodile qui est le coupable. Appelez tous les gens du village et préparez les tam-tam. Quand la bête va sortir, vous n’aurez qu’à le tuer.
Ils ont commencer à battre le tam-tam, l’animal est sorti, ils l’ont tué.

AMINATA DIENG

La petite marchande

Il était une fois une jeune fille, Ivone, qu’on appelait la petite marchande d’allumettes. Son père et sa mère étaient morts, elle vivait avec son grand père. Chaque jour, celui-ci la réveillait à 5 heures du matin pour qu’elle parte vendre ses allumettes. Elle prenait son panier et partait vendre devant un magasin. Après quelques minutes, il commença à pleuvoir. La jeune fille alla demander au gardien du magasin :
« Est-ce que je peux m’asseoir ici ?
« Oui, bien sûr ! répondit le gardien.
Cependant deux magiciens passèrent et la virent ; ils demandèrent au gardien ce que faisait là cet enfant, l’autre leur expliqua. Les magiciens firent une prestation puis ils amenèrent la petite marchande avec eux ; ils transformèrent les allumettes en argent.
Il était tard. Le grand père ne voyait pas sa petite fille revenir. Il s’inquiéta. Enfin arrivèrent les magiciens avec elle. Le grand père eut honte. Il demanda pardon. L’un des magiciens épousa Ivone. Neuf mois plus tard, Ivone mit un enfant au monde, Aïna.
Quatorze années plus tard, Aïna amena ses parents plus loin. Et enfin la famille trouva la paix.

SOKHNA DIARRA ROUSSO SARR
CM1

Il était une fois six hommes ; ils décidèrent d’être des policiers. Ils partirent dans un camp pour policier. Le chef du camp était un très méchant homme. Après plusieurs jours, ils devinrent de plus en plus maigres. Un jour, le chef dit au cuisinier :
« Prend des somnifères et met les dans le repas.
Les six hommes mangèrent le repas et s’endormirent. Après, le chef lança des bombes ; l’un d’eux mourut. Les cinq hommes pleurèrent.
Un jour, un homme vint dans ce camp et vit comment le chef maltraitait ces hommes. Il le dénonça à la police. Trois jours plus tard, des policiers vinrent.
Le chef fut condamné à 30 ans ferme à Dakar. Les hommes étaient maigres comme des bâtons. Ils étaient très contents qu’on ne les maltraite plus. Le chef reçut une bonne leçon, ça lui apprendra à maltraiter les humains. Les cinq hommes sont devenus de grands policiers.

MARIEME DJITTE
CE2

Leuk et Bouki ont soif

Cette année la sécheresse a été terrible. Les rivières, les marigots et les lacs étaient à sec. Les animaux et les plantes avaient soif. Leuk et Bouki ont soif, très soif.
Ils s’en vont chez les hommes pour trouver un peu d’eau. Il y a un puits, ils se jettent dedans. Ils boivent, boivent et boivent encore. Ils n’ont vraiment plus soif. Ils veulent remonter.
Leuk demande :
« Comment sortir d’ici ?
-  Je ne sais pas, répond Bouki. Le puits est si profond et je suis si lourd.
-  Moi j’ai trouvé !
-  Ah bon, tu crois qu’on va y arriver ?
-  Met toi debout contre le mur du puits, je grimpe sur ton dos puis sur ta tête et je saute hors du puits. Après je te sors.
Bouki fait la courte échelle, il se met debout contre le mur du puits. Leuk grimpe sur son dos et en trois bonds sort du puits. Ensuite il dit à Bouki :
« Oh, Bouki, j’aperçois des hommes armés de gourdin et des chiens qui accourent. Je ne peux pas les attendre !
Alors, adieu Bouki !
Et Leuk détale.
Pauvre Bouki.

NDEYE MAGATTE FALL
CM1

LES TROIS JEUNES

Il était une fois trois jeunes, Claire, Rose et Malou. Ils croyaient que dans la vie, on pouvait faire ce qu’on voulait, aller où on voulait, taper qui on voulait. Mais à chaque fois qu’ils faisaient quelque chose qui n’était pas bien, leurs parents disaient :
« Ne fais pas cela, ce n’est pas bien.
Ou bien ils les tapaient.
Un jour, Claire dit :
« Je ne veux plus entendre « Ne fais pas ci », « Ne fais pas ça »
Rose ajouta :
« Et moi, c’est moi qu’on tape chaque jour ! Malou, trouve nous une solution !
Malou dit :
« On va aller dans la brousse avec quatre de nos camarades. Là, il n’y a pas de règles !
Quand ils y arrivèrent, ils allaient commencer un jeu quand un monstre arriva et dit :
« Je peux jouer avec vous ?
« Non ! répondirent les enfants.
Alors le monstre se mit à les bastonner toute la journée et les enfants comprirent que dans la vie, il faut des règles de vie.

PAPA MALICK DABY SEYE

LA MERE ET SON ENFANT

Il était une fois une femme du nom de Maria ; elle eut un enfant, Magueye ; ils habitaient un lointain village. Maria sut qu’elle allait mourir ; alors elle mit Magueye au service d’un boutiquier qui n’avait qu’un fils. A cette époque, les enfants étaient tout jeunes ; Magueye avait un mois de plus que son nouveau frère, Yaya.

Le temps passa et les deux orphelins de mère devinrent de grands commerçants, ils voyageaient beaucoup. Un jour, leur père les convoqua pour une réunion familiale. Il leur expliqua à tour de rôle leur histoire. Peu à peu, il y eut une implosion dans la famille. Elle se disloqua. Le père, intelligent, partit au pôle nord ; de là, il envoya une lettre chez lui disant qu’il avait été enlevé, que la rançon exigée pour sa libération était égale aux gains totaux des deux enfants.
Quand ils retournèrent à la maison et virent la lettre, ils décidèrent de se réconcilier pour régler le problème. L’ayant résolu, les deux enfants allèrent au pôle nord où ils vécurent le reste de leur vie après que leur père leur explique ce qui s’était passé.

Morale de l’histoire : on peut toujours triompher par la ruse.

MAME BINTA GAYE
CM1

Les contes de Mosikasika, le petit poussin

Il était une fois une famille de poulets vivant dans un quartier. Le chef du quartier est très méchant mais très riche. Il donne à tout le monde du ravitaillement sauf à la famille du pauvre petit poussin.
Un peu plus tard, les parents du petit poussin meurent et le laissent seul. Il décide d’aller demander justice au chef.
Un matin, de bonne heure, il prend son sac et y met son goûter : des miettes de pain et de l’eau. Sur la route, il rencontre un chat qui lui dit :
« Petit, où vas tu de si bonne heure ?
-  Je vais réclamer justice au chef.
-  Alors là, je viens avec toi !

Ils continuent la route avec gentillesse. Arrivés chez le chef, tout le monde est furieux. Le chef demande au poussin :
- Que fais tu là, hein ?
Le petit répond :
- Je viens réclamer justice parce que je ne peux pas vous laisser continuer comme ça.
- Sors d’ici ou tu meurs !
La fille du chef crie, crie. Elle fait bouillir de l’eau, la met dans une casserole qu’elle veut jeter sur le poussin. Il crie :
« Chat, aide moi !
Le chat mord la fille ; elle laisse tomber l’eau qui se répand sur elle ; elle tombe, morte. Le chef prend peur ; il donne du riz, du jus et de la boisson au poussin. Maintenant il fait la paix avec le poussin.
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MAGUEYE CAMARA

Sganarelle et Pancrasse

Il était une fois un homme nommé Pancrasse. Il voulait se marier mais il n’était pas sûr d’avoir raison. Il demanda l’avis à Sganarelle, qui lui dit :
« De quelle langue veux-tu me parler ? Allemand ?
« Non.
« Portugais ?
« Non.
« Espagnol ?
« Non.
« Arabe ?
« Non, non, non. Français.
« Ah, Français ! Passe alors par l’autre oreille parce que celle-ci est destinée à la langue maternelle. Et l’autre, c’est pour les langues étrangères. »



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