Station Ker One+Faits divers

STATION KER-ONE Gérard Streiff
Je regarde mon Manchette, colletion Quarto, posé juste à côté des épices, puis le piano, les rangées de casseroles, l’amas de vaisselle, tout ça pour la énième fois. Et ça me fout un de ces bourdons ! La porte de la réserve est restée ouverte. On devine dans la pénombre des pyramides de boites en tout genre, des stocks de cubis, des caisses de bouteilles. Qu’est ce que je vais bien pouvoir foutre de tout ça, maintenant ? Moi la cuisine, je la faisais, j’aimais la faire pour (...)


Mortelles primaires 7

Humanité dimanche 27/29 janvier ; papier globalement enthousiaste gâché par critique malvenue et incompréhensible de la nouvelle de CM.


Mortelles primaires 6

Article (15/1 ?) de La République (de Seine et Marne) ; le titre parle de "dissouder" la gauche ?!


Mortelles primaires 5

Critique d’Audrey Loussouarn, L’Humanité, 28 décembre, "Qui aime bien châtie bien".
20161228_123813.jpg


Mortelles primaires 4

Critique France Inter, 13 décembre 2016, 9h


Mortelles primaires 3

Merci à Oncle paul !
http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/2016/12/collectif-mortelles-primaires.html
Les primaires, c’est élémentaire mais pas secondaire
Les flonflons, les majorettes, les applaudissements, les prises de paroles empreintes d’amabilité, les sourires réjouis, les congratulations sincères et cordiales, les poignées de mains franches et énergiques, les accolades, les les jeux télévisés dont il ne sortira qu’une seul vainqueur, tout ça c’est terminé. Pour la Droite.
Mais pour la (...)


Mortelles primaires 2

La dépêche du midi, 26 ?/11/16
http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/26/2466432-qui-aime-bien-chatie-bien.html


Mortelles primaires 1

http://www.action-suspense.com/2016/11/collectif-mortelles-primaires-ed.arcane-17-2016.html


Kerguelen, version Falguier

STATION KER-ONE Gérard Streiff
12 mai
Je regarde mon “Noël gourmand”, un livre de cuisine qui m’a suivi dans tous mes voyages, posé juste à côté des épices, puis le piano, les rangées de casseroles, l’amas de vaisselle, tout ça pour la énième fois. Et ça me fout un de ces bourdons ! La porte de la réserve est restée ouverte. On devine dans la pénombre des pyramides de boites en tout genre, des stocks de cubis, des caisses de bouteilles. Qu’est ce que je vais bien pouvoir foutre de tout ça, maintenant ? Moi (...)


Congrès Aubervilliers

A l’occasion du 37è congrès du PCF Pour l’humanité.fr 9 juin 2016 https://soundcloud.com/humanite-fr/une-nouvelle-originale-de-gerard-streiff
Recrutement
Mortimer Charpentier n’imaginait pas la salle comme ça. Des rangées de tables à perte de vue, des papiers un peu partout et puis cette couleur, ce rouge, rouge la salle, rouges les drapeaux, rouges les murs, rouge la tribune. Çà et là traînaient quelques numéros de l’Humanité.
Mortimer Charpentier était surpris par ce décor et se dit que les (...)


Les Refusés/2016

Station Ker-One.
Nouvelle pour la revue Les Refusés de septembre 2016. Le thème de la commande, tordu comme d’habitude, était : De l’art d’accommoder les restes...
STATION KER-ONE Gérard Streiff
Je regarde mon Manchette, colletion Quarto, posé juste à côté des épices, puis le piano, les rangées de casseroles, l’amas de vaisselle, tout ça pour la énième fois. Et ça me fout un de ces bourdons ! La porte de la réserve est restée ouverte. On devine dans la pénombre des pyramides de boites en tout genre, des (...)


Franco/L’Humanité

Article de Diémé-Sagna Yancouba, Viva la muerte ! Ils ne font pas de fleurs à Franco, Humanité, 10 septembre 2015


Franco/Revue du Projet

Franco la Muerte, Les éditions Arcanes 17, Ouvrage collectif,
« Le temps a passé, la détestation est intacte. Et l’envie d’écrire immédiate. Franco, les garrots, les fachos, les cocos, les nanars, les Basques, les toubibs, les courtisans, les bigots : Vingt auteur(e)s entament ici la grande parade des règlements de compte ». Pour marquer les quarante ans de la mort de Franco, Arcanes 17 a commandé l’écriture de vingt nouvelles qui racontent ou réécrivent l’Histoire, qui rendent hommage aux combattants, (...)


Franco/ lecteurs

<http://lecteurs.com>
http://www.lecteurs.com/livre/franco-la-muerte/4069358


Franco/Oncle Paul

http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/2015/09/collectif-franco-la-muerte.html


Franco/Obione

http://max.obione.over-blog.com/2015/09/d-abord-l-humanite.html


Franco/Blacknovel

https://blacknovel1.wordpress.com/2015/08/26/franco-la-muerte-arcane-17/


Franco/La nouvelle République

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2015/08/26/Le-general-Franco-revient-aux-nouvelles-2441761


Franco/Le Nocher

http://www.action-suspense.com/2015/08/collectif-franco-la-muerte-editions-arcane-17-2015.html


Critique du recueilFranco

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/08/livre-franco-la-muerte-que-reste-il-du-franquisme-des-annees-plus-tard-par-laurent-novart.html


Franco La Muerte

AVANT-PROPOS
Au printemps 2014, je reçois un mail de Marie Pierre Vieu, responsable des éditions Arcane17 : « Je ne sais pas si c’est parce que je suis pyrénéenne mais la mort de Franco a été un événement majeur dans ma vie. Je me souviens : ma mère m’avait montré l’Huma du jour et m’avait expliqué qu’à une heure de chez nous, il y avait une dictature. D’où l’idée de monter un livre de nouvelles ».
A mon tour, je sollicite des auteur(e)s. Tous trouvent illico que c’est une putain de bonne idée de célébrer (...)


Le fauteuil

Pour la revue LES REFUSES ( Nancy), n°17, pp 145/149, été 2015
Le fauteuil
Chloé et Magali avaient eu du mal à louer une péniche à Nancy. Finalement, elles dénichèrent un fort beau bateau, stationné sur la rive droite de la Meurthe. Il s’appelait le Camélinat, tout près d’une rue du même nom.
Les deux jeunes femmes travaillaient pour les institutions eutropéennes, en qualité de traductrices en cabine. Français-allemand de préférence. Elles avaient l’habitude de travailler en tandem ; d’ailleurs elles (...)


Enquête, nouvelle version (Refusés)

TRAVAIL D’ENQUETE
« Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale mais assez fastidieuse à la longue ». Léon-Paul Fargue
Gérard Streiff
Quelque soit l’heure, la gare de Nancy offre toujours le même spectacle. Les figurants changent mais la mise en scène est la même. Dans le hall, il y a plusieurs tribus, celle des pétrifiés, têtes levées, les yeux sur les panneaux ; celle des sprinters, contournant, enjambant, (...)


Enquête, mode... doublon

LE REVE DU CAPITAINE BROUKER OU ENQUETE, MODE D’EMPLOI
Gérard Streiff
ou vanzavelberg versus esposito Quelque soit l’heure, la gare de Lens offre toujours le même spectacle. Les figurants changent mais la mise en scène est la même. Dans le hall, il y a plusieurs tribus, celle des pétrifiés, têtes levées, les yeux sur les panneaux ; celle des sprinters, contournant, enjambant, disparaissant côté des quais, de la ville ou du métro ; celle des fouineurs qui zigzaguent (...)


Rouge/blanc, doublon 2

ROUGE SUR BLANC…
Gérard Streiff
Tout le gratin des sommeliers et des cavistes était présent, la corporation au grand complet. Le « docteur » n’aurait voulu rater ça pour rien au monde. On présentait cet après-midi là, dans le hall du Crillon, le millésime 2001 des sept vins du domaine de la Romanée-Conti ! Un ami, consul des Etats-Unis à Paris, connaissant son dada, lui avait téléphoné quelques semaines plus tôt : « C’est un événement ! Tu imagines ? Une telle dégustation n’a lieu que tous les dix ans ! (...)


L’amour des livres

L’amour des livres
Sans ces putains de pigeons, tout se serait bien passé. J’avais interpellé Hubert Makrossian, le prof, à la fin de son cours. « Bonne gouvernance financière et droit des affaires » que ça s’appelait. Disons, pour faire vite, que c’était un de ces innombrables topos de Paris-Dauphine sur l’art de bien entuber les pauvres, mais passons. Le type avait l’arrogance tranquille des prospères, ces zèbres qui avaient mis plusieurs générations à savoir relever le menton et vous regarder comme (...)


Madagascar

Le zoo Ou Faut les comprendre
Gérard Streiff
Tananarive, 1980
Je reconnais le professeur installé au fond de la salle à manger de l’Hôtel des deux collines. Le professeur Boiteau. Pierre Boiteau. Grand, imposant, un large visage, une barbiche fournie, l’air affable, l’anthropologue offre une belle figure de savant. Je me présente. Des amis communs lui avaient signalé mon passage. Je devais interviewer une personnalité malgache. Laquelle se faisait désirer. Je poirotais depuis plusieurs jours à (...)


Mauves/Rouge sur blanc

ROUGE SUR BLANC…
Gérard Streiff
Tout le gratin des sommeliers et des cavistes était présent, la corporation au grand complet. Le « docteur » n’aurait voulu rater ça pour rien au monde. On présentait cet après-midi là, dans le hall du Crillon, le millésime 2001 des sept vins du domaine de la Romanée-Conti ! Un ami, consul des Etats-Unis à Paris, connaissant son dada, lui avait téléphoné quelques semaines plus tôt : « C’est un événement ! Tu imagines ? Une telle dégustation n’a lieu que tous les dix ans ! (...)


Enquête, mode d’emploi

Gérard Streiff
Quelque soit l’heure, la gare de Lens offre toujours le même spectacle. Les figurants changent mais la mise en scène est la même. Dans le hall, il y a plusieurs tribus, celle des pétrifiés, têtes levées, les yeux sur les panneaux ; celle des sprinters, contournant, enjambant, disparaissant côté des quais, de la ville ou du métro ; celle des fouineurs qui zigzaguent entre les passants, comme s’ils étaient à la recherche d’un rendez vous manqué. Et puis il y a la brasserie, avec le clan des (...)


Le mystère de la chambre 11

« Longtemps, ici, le silence a prévalu. On a même tenté d’oublier : le malheur était si grand, les mots si faibles pour le dire. » J. C.
A Georges Federmann
Le mystère de la chambre 11 Ou Cent soixante huit quartiers
Gérard Streiff (...)


Chemin de croix (2)

A Pierre Bourgeade 1927-2009
Levez vous ! Vous pouvez vous rasseoir ! Levez vous ! ... Dans la nef de l’église de St Germain des prés, l’assistance, clairsemée, suit sans entrain le protocole funéraire. La plupart des présents se demandent ce qu’ils font là. La cérémonie est incongrue, l’officiant enfile des perles. A l’entendre, l’Auteur gambaderait presque dans les célestes pâturages. Le pronostic laisse ses amis songeurs, tout (...)


Je me souviens

Enfance lorraine
Gérard Streiff
Je me souviens d’une inscription sur toute la largeur de la chaussée de la rue principale du village ; de grandes lettres à la peinture blanche disaient "Non à De Gaulle" ; c’était juste en face de l’église.
Je me souviens d’hivers interminables ornant les vitres de dentelle de givre.
Je me souviens des wagonnets remplis de minette croisant les chariots vides le long de câbles aériens et du cliquetis de cet incessant va-et-vient.
Je (...)


Aller-retour en six minutes

L’aller-retour en six minutes Fetival de Mauves 2010
Gérard Streiff
Papy Emile est le plus ancien colombophile de Suresnes. Une crème d’homme, un peu précautionneux peut-être, à 80 ans, on se ménage, un peu ronchon aussi, genre « de mon temps » ou encore « ces putains de mômes… » et puis sourd comme un pot. Mais à part ça, l’aïeul fait consensus : sa passion du pigeon lui vaut l’estime générale. Ses collègues du club du « Jabot pointu » apprécient sa disponibilité, Emile est un peu leur permanent, toujours (...)


Fenêtre de tir (doublon)

Fenêtre de tir Gérard Streiff « Goéland... phare... port... conserve... » Laure prenait dans le désordre les mots qui tombaient de l’écran télé, au dessus du bar. On était vendredi soir. Thalassa offrait un reportage sur Penmarc’h mais la jeune femme n’avait guère la tête à ça. Laure était seule dans ce café, avec le barman, un taiseux. Sur sa pompe à bière, il avait d¹ailleurs glissé un cadre où on pouvait lire : « II faut deux ans pour apprendre à lire et toute une vie pour apprendre à se taire ». Claude (...)


Chapo Revue Projet, 09/2012 (doublon)

CHAPO
En bande organisée
Pour son dossier de rentrée, « la Revue du Projet » a sollicité des auteurs de polar. La commande ? une nouvelle (noire ou rose ou verte...), courte ( 6000 signes), sur 2013. Le pays sort d’une longue séquence électorale ; comment ces écrivains imaginent maintenant l’avenir proche. 2013, ce n’est pas tout à fait de la science fiction, à peine de l’anticipation. Une vingtaine ? D’auteurs ? ont accepté de participer à l’exercice. Merci à elles et eux.
On sait que les polardeux (...)


Rouge/blanc, doublon

Rouge sur blanc…
Gérard Streiff
Tout le gratin des sommeliers et des cavistes était présent, au grand complet. Le « docteur » n’aurait voulu rater ça pour rien au monde. On présentait cet après-midi là, dans le hall du Crillon, le millésime 2001 des sept vins du domaine de la Romanée-Conti ! Un ami, consul des Etats-Unis à Paris, connaissant son dada, lui avait téléphoné quelques semaines plus tôt : « C’est un événement ! Tu imagines ? Une telle dégustation n’a lieu que tous les dix ans ! ». Le docteur (...)


Les gants (doublon)

Les gants de Cerdan
Gérard Streiff
Chaque matin, Milou prenait l’autocar de la compagnie « TransVallées », à la Station du Fayet, sur la commune de Saint-Gervais-les-Bains, pour se rendre au glacier des Bossons, à Chamonix. Milou était retraité de la gendarmerie et veuf, ce qui apparemment était sans rapport. Il allait vers ses 85 ans mais gardait un physique du tonnerre, le corps fin et nerveux comme un cabri. Pour la tête, c’était autre chose.
Les gens du coin le surnommait le fada du Fayet. (...)


La Castafiore des steppes

Le vol de la Castafiore Les uns disaient qu’elle avait un don, les autres parlaient plutôt de calamité : Olga Gerarovna Molotova n’avait pas d’opinion sur le sujet. Ce qu’elle savait, c’est qu’elle chantait bien, qu’on l’admirait et ça lui suffisait amplement. Olga Gerarovna Molotova chantait depuis son plus jeune âge. Elle avait été placée très tôt par sa mère au conservatoire Tchaikovski de Moscou dont elle était sortie première de sa promotion, celle de 1991, l’année de la fin de l’Urss par parenthèses. (...)


Les gants de Cerdan

"Une nouvelle délicieuse" : Les gants de Cerdan, a été critiquée (mai 2014) sur le blog
lecturesdel’onclepaul.over-blog.com
+
newsletter@over-blog.com
+
paul.maugendre@wanadoo.fr


Le faux/Revue Les refusés, été 2014

Le faux de James Dexone
Dexone était aux anges. James Dexone, auteur britannique de polar, avait obtenu le droit de visiter la morgue parisienne. Le bonhomme commençait à être connu en France ; c’est lui qui avait décidé d’écrire les nouvelles aventures de Sherlock Holmes. Sa nouvelle série marchait pas mal.
Il se pointa donc, ce mardi, en début d’après midi, à l’Institut Medico Légal, quai de la Râpée. Genevieve Dirlach, la directrice, l’accueillit. Elle était surprise de le voir seul. Dexone ne parlait (...)


Mystérieux chats

Recueil de nouvelles noires sur des chats noirs. Ma nouvelle s’intitule Mimolette.


Berurier noir, vu de la 442e rue

Le recueil de nouvelles sur Berurier noir (dont la mienne sur Reniche) est chroniqué dans le fanzine de Lionel Dekanel, "442è rue", n°101 (hiver 2013)
http://www.la442rue.com/file/fanzine101.pdf


Noël 2013 chez SKA

Décembre 2013 : participation à un recueil de nouvelles noires ou érotiques, Sacré Noël, en (bonne) compagnie d’une vingtaine d’auteurs, chez Ska


Pigeon viol, suites

http://skaediteur.net/2013/01/18/pigeon-viol/


Bigorneau

A paraître dans la revue "LES REFUSES" (2013), Spécial Accidents :
Bigorneau
Alex Jordan nous a quitté, suite à un navrant accident survenu en pleine préparation du championnat du monde de cracher de bigorneau. On sait qu’Alex était tenant du titre depuis des années, devant l’Allemand Tim Kratz arrivé second en 2012. Alex Jordan n’a cessé de briller dans la discipline en empochant la médaille à six reprises, respectivement en 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012. Son record de distance (en 2010, (...)


Berurier noir, vu de Nantes

http://alter1fo.com/berurier-noir-30-nouvelles-noires-65344


St Valentine et 813

De : WEB 813 Date : Sat, 16 Feb 2013 10:36:33 +0100 À : 813liste Objet : TR : [Nouvel article] Tout beaux Tout chauds
Thirion, Obione, Streiff, Membribe et le collectif sKa…
 De : eLivres eBooks [mailto:comment-reply@wordpress.com] Envoyé : samedi 16 février 2013 10:27 À : mobione@free.fr Objet : [Nouvel article] Tout beaux Tout chauds
Nouvelle publication sur eLivres eBooks Tout beaux Tout chauds by miss ska
Voici la livraison (...)


Saint Valentin

Nouvelle qui figure dans le recueil "Saint Valentine" aux éditions numériques SKA, février 2013, sur une idée empruntée (sans scrupule) à l’ami strasbourgeois Georges Federmann :
1349
Le jour de la Saint Valentin 1349, la ville libre de Strasbourg extermine, en les brûlant, tous ses juifs. On les accuse d’être à l’origine de la peste. Les victimes montaient nues au bûcher car leurs bourreaux s’étaient rendu compte qu’ils avaient cousu leur richesse dans la doublure de leurs vêtements pour les (...)


Pigeon viol

Sortie chez Ska, édition numérique de Jeanne Desaubrie et Max Obione, d’un recueil de deux nouvelles noires, L’amour des livres et Fenêtre de tir, sous le titre "Pigeon viol" (janvier 21013). Et une très courte nouvelle publiée dans un spécial "Saint Valentin". http://skaediteur.net/gerard-streiff/ Diffuseur de Ska : Immateriel.fr
L’amour des livres
Sans ces putains de pigeons, tout se serait bien passé. J’avais interpellé Hubert Makrossian, le prof, à la fin de son cours. « Bonne gouvernance (...)


L’Humanité, 4/1/13

http://www.humanite.fr/culture/gerard-streiff-l-amour-des-livres-512101


L’amour des livres

Sans ces putains de pigeons, tout se serait bien passé. J’avais interpellé Hubert Makrossian, le prof, à la fin de son cours. « Bonne gouvernance financière et droit des affaires » que ça s’appelait. Disons, pour faire vite, que c’était un de ces innombrables topos de Paris-Dauphine sur l’art de bien entuber les pauvres, mais passons. Le type avait l’arrogance tranquille des prospères, ces zèbres qui avaient mis plusieurs générations à savoir relever le menton et vous regarder comme la dernière des (...)


Rouge/Blanc et 813

Rouge/Blanc et toute la série des Petits noirs sont "chroniqués" par Lebrun sur la liste de discussion de 813 ( info de Max Obione).
De : *Lebrun Patrice* > Date : 10 décembre 2012 19:13 Objet : petit noir À : 813 >
10, Petit Noir sinon rien, la suite par ordre alphabétique d’auteur.
Ligne 13 ; Antoine Blocier._ Le samedi 14 étant déjà pris, il aurait mieux fallu choisir le jeudi12.
_Boarding ; Jean-Marc Demetz_. Un avion comme arme du crime, c’est pas courant. Mais ce jour là tout est remis (...)


Silure immercurien

La nouvelle "Silure immercurien" est sortie dans le recueil "Polar à la plage. 12 nouvelles noires" (novembre 2012) à l’initiative de l’association Les ancres noires, animée par Anne Dutilloy et Dominique Delahaye (Bateau Atalante). En compagnie de Patrick Bard, Thierry Crifo, Dominique Delahaye, Jean-Bernard Pouy et Marc Villard.
Silure immercurien
« Fouchtra, je rêve ? » s’étonne Anne. Alors qu’elle arrose une longue rangée d’asparagus sur la coursive de sa péniche Andante, une agitation (...)


Claude Mesplede et Rouge/Blanc

http://a402.idata.over-blog.com/2/47/52/66/bankim_2/OPTIONS-OCTOBRE-2012.jpg


Manchette

L’écrivain Patrick Manchette, père du néo-polar, aurait 70 ans…. Hommage. A paraître dans la revue "Les refusés", 2013
Mon Manchette de A à Z (ou presque)
Gérard Streif
A comme …art
« C’est la vieille chanson de la mort de l’art. Je crois en effet que l’art est mort, qu’il ne peut plus y avoir que de la répétition, des références, du pastiche.(…) Parfois je prends des notes, comme si je pensais, et je les déchire après ma séance de travail parce que ce n’était pas la peine de les garder sur du papier. » ( (...)


Canal St Martin, Revue Les Refusés n°14

In Revue Refusés n°14 (octobre 2012)
Canal Saint Martin
« Alors, quoi de neuf ? » S’il y avait bien une expression que Martial Poupard, dit le Khan du Faubourg, avait en horreur, c’était celle-là : « Alors quoi de neuf ? » Cette manie qu’avaient les gens de vouloir à tout prix parler de choses nouvelles l’insupportait. D’abord du neuf par rapport à quoi ? et à quand ? si j’ai croisé cette personne hier ou avant hier, qu’est ce que je peux bien lui dire de vraiment neuf ? au contraire, si je ne l’ai pas vu (...)


2013, version numérique

http://projet.pcf.fr/27755


2013 et le blog de Jeanne Desaubry

http://jeanne.desaubry.over-blog.com


Bérurier noir - 30 nouvelles noires

Ce recueil de nouvelles sur le groupe rock, sous la direction de Jean-Noël Levavasseur, est sorti fin octobre 2012 aux éditions Camion blanc. Préface de Titi, une des chanteuses du groupe Berrurier noir. A eu droit à une info dans les Inrocks.
On y retrouve la plupart des auteurs - dont ma pomme- qui avaient participé, en 2011, toujours sous la baguette de JN Levavasseur, au recueil "La souris déglinguée. 30 nouvelles lysergiques. Préface de Tai-Luc".
Sur le même principe, deux anthologies ont (...)


Rouge / Blanc

"Pardonnez moi l’expression, cher docteur, mais la cerise sur le gâteau, comme on dit ici, c’est le Montrachet. Un Blanc. Pour finir en beauté." L’Américain avait appris jadis une expression bien française sur le mélange des vins. Le blanc et le rouge, le blanc avant les rouges. Mais c’était à présent trop embrouillé dans sa tête. Il ne retrouvait plus la formule. Il se mit à rire.
Mélange vengeur (...)


Polar/2013 : le dossier de la Revue du projet

http://projet.pcf.fr/27755
Le polar imagine 2013
CHAPO En bande organisée
Pour son dossier de rentrée, « la Revue du Projet » a sollicité des auteurs de polar. La commande ? une nouvelle (noire ou rose ou verte...), courte ( 6000 signes), sur 2013. Comment imaginent-ils l’avenir proche ? 2013, ce n’est pas tout à fait de la science fiction, à peine de l’anticipation. Une vingtaine d’auteurs ont accepté de participer à l’exercice. Merci à elles et eux.
Attention, ces écrivains ne sont pas des (...)


Rouge/Blanc vu par Paul Maugendre

http://www.rayonpolar.com/


Petit noir sur le blog de Pierre Faverolle, Black Novels

http://black-novel.over-blog.com/article-petit-noir-nouvelle-collection-chez-krakoen-97396434.html


Collection Petit noir

http://www.youtube.com/watch?v=CnBixw9aPBQ&feature=youtu.be


Camarades

Camarades
« Vade retro, rouquin ! Putain de merde, tu dégages, oui ? » Le chat aux reflets de bronze clair, tassé sur un parterre de mousse orangée, était pourtant difficile à voir. Mais Taî Luc l’avait repéré ; il faut dire que l’oreille droite et blanche de la bestiole faisait tache dans le décor, une toute petite tache mais une tache tout de même. Tai Luc grimpa précipitamment sur le banc, gesticula, appela « Artemise », son infirmière préférée, mais en vain. Pas de doute, le matou l’observait ; c’est (...)


Critique de la nouvelle "Fruit de mer"

Lu dans les notules de Philippe Didion : http://pdidion.free.fr <http://pdidion.free.fr/>
VENDREDI.
Lecture. Les Refusés n° 12 (Les Refusés, 2010 ; 126 p., 10 €).
"Revue de parti pris"
Cette revue nancéienne animée par Olivier Thirion et Evelyne Kuhn a déjà une longue histoire. Elle propose pour chaque numéro un dossier thématique assez lâche où peuvent s’incorporer des contributions exogènes, ce qui permet par (...)


le zoo de Vincennes

Cette nouvelle, commande de la rédaction de la revue, a été publiée dans le numéro 13 de "Les Refusés" ( septembre 2011) ; longueur souhaitée = 10 000 signes, avec dix titres de chapitre imposés, dont l’intitulé devait être repris dans le corps du texte.
LE ZOO DE VINCENNES
21 meurtres et deux dedans
« J’aime pas le lundi ! » dit le commandant Bourgeade, Chloé Bourgeade, une grande bringue trentenaire aux cheveux roux taillés en brosse très courte, blouson de cuir, jeans moulants. Elle bailla, (...)


Six minutes aller-retour

Papy Emile est le plus ancien colombophile de Suresnes. Une crème d’homme, un peu précautionneux peut-être, à 80 ans, on se ménage, un peu ronchon aussi, genre « de mon temps » ou encore « ces putains de mômes… » et puis sourd comme un pot. Mais à part ça, l’aïeul fait consensus : sa passion du pigeon lui vaut l’estime générale. Ses collègues du club du « Jabot pointu » apprécient sa disponibilité, Emile est un peu leur permanent, toujours sur la brèche, toujours disponible ; il lui est même arrivé de dormir sur (...)


Willy, revue Les Refusés, n°8, avril 2008

Willy, vous dites… Le curé fit la moue, hochant la tête.
Connais pas. Willy comment ? L’homme qui l’avait interpellé à la sortie du presbytère, un quinqua barbu et grisonnant, parut gêné :
Là, je ne pourrais pas vous dire.
Willy, ça te dit, Roberte ? Le prêtre interrogea une nonagénaire qui semblait faire partie de sa suite ; elle se contenta, en guise de réponse, de branler du chef.
Il doit être très vieux, le Willy dont je vous parle, reprit le visiteur. Peut-être même est-il mort ? ça remonte à (...)


La rue St Loup, in La France d’après, Privé, 2007

1
Jean Fillioud ânonne son cours sur la communication d’entreprise en regardant par la fenêtre l’hélicoptère qui tournicote lentement au dessus du campus. L’engin troue la nuit de son projecteur. Celui-ci , tel un rayon laser géant, scrute les bâtiments environnants. Les pales, à la manière d’un gros ventilateur, hachure paresseusement l’air et font très légèrement vibrer une des vitres de la salle. Blasés, les étudiants ne prêtent même plus attention à l’intrus mais l’ambiance dans l’amphi est (...)


La villa Folie, in Printemps noir, Atelier de presse, 2008

« On a retrouvé le président ! Vous me recevez ? Les studios ? Vous me recevez ? On a retrouvé le Président ! » Dressé sur les cales du siège arrière de la moto de TF1, le reporter était excité comme une puce, fier de pouvoir annoncer son scoop en direct : l’heureux élu, qui avait momentanément disparu, venait d’entrer au Fouquet’s !
Au « Titanic », le seul client assis au comptoir était en train d’attraper un torticolis en suivant l’escapade présidentielle sur le petit écran, fixé au dessus du bar. Il (...)


Aucun dépôt de plainte, in Il n’y avait rien de plus terrible que son regard..., Syllepse/MRAP, 2005


La terrasse d’Osiris, in Rapport d’étape, Le Caire, 2005


Périr d’ennui, Polar et Co, Cognac, 2005


Les mystères de la chambre 11, in Noir et Blanc, Mauves, 2006

« Longtemps, ici, le silence a prévalu. On a même tenté d’oublier : le malheur était si grand, les mots si faibles pour le dire. »
J. C.
A Georges Federmann
*Le mystère de la chambre 11*
Ou
Cent soixante huit quartiers
Gérard Streiff
Des corps dans tous leurs états ? Je peux dire que j’en ai vus, dans ma vie. Professionnelle, s’entend. Des corps de toutes les couleurs aussi et de gabarits les plus divers, la boulotte et l’échalas, la géante et l’étriqué. Et dans les circonstances les plus (...)


Les malabars de Gibraltar, in Noir et blanc, Mauves, 2007


Le ballot, Polar et co, Cognac, 2007


Blanc sur rouge, revue Le Refusés, n°6, juin 2007

Tout le gratin des sommeliers et des cavistes était présent, au grand complet. Le « docteur » n’aurait voulu rater ça pour rien au monde. On présentait cet après-midi là, dans le hall du Crillon, le millésime 2001 des sept vins du domaine de la Romanée-Conti ! Un ami, consul des Etats-Unis à Paris, connaissant son dada, lui avait téléphoné quelques semaines plus tôt : « C’est un événement ! Tu imagines ? Une telle dégustation n’a lieu que tous les dix ans ! ». Le docteur devait justement venir en (...)


Une enfance lorraine, revue Les Refusés, n°6, juin 2007

Enfance lorraine
Gérard Streiff
Je me souviens d’une inscription sur toute la largeur de la chaussée de la rue principale du village ; de grandes lettres à la peinture blanche disaient "Non à De Gaulle" ; c’était juste en face de l’église.
Je me souviens d’hivers interminables ornant les vitres de dentelle de givre.
Je me souviens des wagonnets remplis de minette croisant les chariots vides le long de câbles aériens et du cliquetis de cet incessant va-et-vient.
Je (...)


Le zoo, in Mauves en noir, 2008

Le zoo
Ou
Faut les comprendre
Gérard Streiff
Tananarive, 1980
Je reconnais le professeur installé au fond de la salle à manger de l’Hôtel des deux collines. Le professeur Boiteau. Pierre Boiteau. Grand, imposant, un large visage, une barbiche fournie, l’air affable, l’anthropologue offre une belle figure de savant. Je me présente. Des amis communs lui avaient signalé mon passage. Je devais interviewer une personnalité malgache. Laquelle se faisait désirer. Je poirotais depuis (...)


13+13+13=666, in Polar et co, Cognac, 2008


Le voyage à la morgue, revue Les Refusés, n°9, août 2008


Guantanamera, in Crimes de goût, Mauves en noir, 2009

/*Guantanamera…*/
Gérard Streiff
Tout le gratin des sommeliers et des cavistes était présent, au grand complet. Le « docteur » n’aurait voulu rater ça pour rien au monde. On présentait cet après-midi là, dans le hall du Crillon, le millésime 2001 des sept vins du domaine de la Romanée-Conti ! Un ami, consul des Etats-Unis à Paris, connaissant son dada, lui avait téléphoné quelques semaines plus tôt : « C’est un événement ! Tu imagines ? Une telle dégustation n’a lieu que tous les dix ans ! ». Depuis (...)


Travail d’enquête, revue Les refusés, n°10, avril 2009

TRAVAIL d’Enquête
« Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale mais assez fastidieuse à la longue ».
Léon-Paul Fargue
Gérard Streiff
Quelque soit l’heure, la gare de Nancy offre toujours le même spectacle. Les figurants changent mais la mise en scène est la même. Dans le hall, il y a plusieurs tribus, celle des pétrifiés, têtes levées, les yeux sur les panneaux ; celle des sprinters, contournant, enjambant, disparaissant côté des quais ou de la (...)


Chemin de croix, revue Les Refusés, n°11, novembre 2009

A Pierre Bourgeade 1927-2009
Levez vous ! Vous pouvez vous rasseoir ! Levez vous ! ... Dans la nef de l’église de St Germain des prés, l’assistance, clairsemée, suit sans entrain le protocole funéraire. La plupart des présents se demandent ce qu’ils font là. La cérémonie est incongrue, l’officiant enfile des perles. A l’entendre, l’Auteur gambaderait presque dans les célestes pâturages. Le pronostic laisse ses amis songeurs, tout (...)


Fenêtre de tir, Salon roman noir de Penmarc’h, 2010

« Goéland... phare... port... conserve... » Laure prenait dans le désordre les mots qui tombaient de l’écran télé, au dessus du bar. On était vendredi soir. Thalassa offrait un reportage sur Penmarc’h mais la jeune femme n’avait guère la tête à ça. Laure était seule dans ce café, avec le barman, un taiseux. Sur sa pompe à bière, il avait d’ailleurs glissé un cadre où on pouvait lire : « II faut deux ans pour apprendre à lire et toute une vie pour apprendre à se taire ». Claude était en retard ; il avait pourtant (...)


Huit minutes aller/retour, salon de Mauves, 2010


Fruit de mer, revue Les Refusés, n°12, septembre 2010

Fruits de mer
« C’est une chose admirable que la nourriture, lorsqu’on a du chagrin ; il est certain qu’elle met du calme dans l’esprit. » Marivaux
Petit homme rond à courte barbe blanche, « le capitaine », tout le monde l’appelait ainsi dans le bourg, ressemblait à ce personnage qui s’affichait sur une boîte de thon très à la mode dans les grandes surfaces, un marin hilare, casquette vissée et pipe au bec. Hilare, le capitaine l’était de moins en moins ; à mesure qu’il prenait de l’âge, comme on dit, il (...)


Main courante, Ligne noire, Orléans, 2004


Le scaphandrier, in 36 nouvelles noires, Hors Commerce, 2004


Janus, revue CCAS Infos,janvier 2004


La débande à Bonnot, in Ecrans noirs, Cognac, Le Marque Page, 2002


Projet de discours pour le 22 mars 2000 au soir, in C’est un bon jour pour Gabriel, Baleine/Seuil, 2000


recueils pilotés



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