Champigny

LE PASSAGE SECRET

Sabrina, Dahlia, Menel, Soumia, Tugce

C’était un dimanche qui m’apparaissait totalement ordinaire. Je rentrais du marché, j’allumais la télé et j’entendis le journaliste déclarer : « Mystère à Champigny ; on a retrouvé le corps d’une femme dans la dépendance de l’église ; elle est morte, victime de coups de couteau ; le mystère, c’est que la porte de la régie, la dépendance où elle se trouvait, était fermée de l’intérieur ; il a fallu la casser pour entrer dans le local. ».

Alors je me suis dit : « pourquoi je ne mènerais pas l’enquête ? »
Le lendemain, je me suis réveillée, j’ai décidé d’aller à l’église. Arrivée sur le lieu du crime, j’entrais dans la régie dont la porte était cassée. Je voulais trouver une piste, voir s’il y avait des empreintes, comprendre pourquoi la victime était enfermée.

Je remarquais une statue autour de laquelle un peu de poussière avait été déplacée ; il y avait aussi sur elle quelques traces de sang. Et c’est alors que je compris : la statue, en bougeant, ouvrait un passage secret ; je décidais de m’y engager. J’avais peur : où est-ce que j’allais arriver ?

Je descendis quelques marches ; ça ne menait nulle part ? Je trouvais qu’il y avait une drôle d’odeur, ça donnait sur les égouts ! Je vis un homme assis par terre, il ressemblait à un SDF. Je m’approchais de lui, je le saluais, le questionnais :
- Bonjour, comment vous appelez-vous ?
- Sokolomoto, répondit-il.
Puis on bavarda quinze, vingt minutes.

J’appelais ensuite mon ami Rocoulimbatou pour lui dire ce que je faisais, lui raconter mon « aventure, s’il pouvait venir me rejoindre.
Il me rejoignit et on continua ensemble l’enquête. On a essayé plusieurs pistes puis on a trouvé une réponse, c’est à dire qu’on a découvert le coupable. C’était le SDF. Quand on l’a retrouvé, il s’était pendu avec un lacet. Par réflexe, on a appelé la police.

Fin

OU EST LA PROF DE FRANCAIS ?

Coumba, Thajba, Karine, Hanane

A la sonnerie, les quatre filles sortent en récréation ; à leur retour, la prof de français n’est plus là. Sur le tableau est écrit « Au secours, c’est ... » mais la phrase n’est pas terminée ; par terre il y a des marques, sans doute de sang. Elles décident alors, toutes les quatre, de mener l’enquête.

Il faut dire que la prof de français est grande, brune, les yeux vert, elle est mince, belle, porte des talons, son parfum est Yves St Laurent ; elle est très féminine, c’est la femme idéale !

Les filles commencent par faire le tour du collège. Elles veulent trouver des indices. Près de la cantine, il y a une grande poubelle avec des traces de sang, mais celles-ci viennent de la cuisine, rien à voir.

Elles continuent à circuler dans le collège ; elles prennent l’ascenseur car elles ont entendu un grincement qui provient du 3è étage ; elles avancent vers la salle de Techno où aucun élève n’a le droit de pénétrer. A l’étage, il y a un enseignant très bizarre qui passe dans le couloir ; il est connu pour détester la prof de français. Les filles crient le nom de leur prof : « Madame, vous êtes là ? » Elles s’avancent de plus en plus. Les bruits depuis la salle de techno les inquiètent.

« J’ai peur, dit la prof, je ne sens plus mes pieds ni mes mains ; qu’est-ce que je fais là ? La salle où je me trouve est dans le noir. J’entends des pas, on s’avance vers moi. La lumière s’allume. Mais... c’est lui ! Je reconnais cette personne qui se tient maintenant devant moi, c’est le prof de techno, celui qui me déteste tant ! J’ai du sang qui dégouline de mon nez ; j’ai peur ! »

Les filles sont devant la salle de techno mais impossible d’ouvrir la porte ; c’est fermé. Soudain elles entendent, de l’autre côté, un bruit de clé dans la serrure. Quelqu’un sort de la salle. Elles vont se cacher. C’est bien le prof de techno ; un homme de taille moyenne, roux avec une calvitie, yeux marron, boudiné, pas très élégant, des bottes d’éboueur. Il a l’air très bizarre. Le voilà qui referme la salle et descend les escaliers. Les filles reviennent devant la porte, elles décident de mettre toute leur force pour la défoncer.

« J’entends la porte qui s’ouvre dans un grand bruit. Je me lève et je vois ces quatre élèves de 4è que j’apprécie beaucoup ! Elles voient vite que je suis ligotée. Elle s’empresse de me retirer le ruban de scotch que j’ai sur la bouche. Dépêchez vous, je dis, dépêchez vous, il va revenir. »

Trop tard, il y a à l’étage une odeur de brûlé, des taches sur les murs. Et surtout une ombre qui avance dans le couloir puis une voix étrange qui dit : « Mais qu’est-ce que vous faites ici ? Et toi, ajoute le bonhomme en désignant la prof de français, comment tu t’es détachée ? »

Les filles tentent de s’enfuir, elles courent ; le prof de techno disparaît en emportant cette fois Hanane. Heureusement le principal du collège, surgi de nulle part avec un gros bâton, assomme le kidnappeur. Celui-ci finira derrière les barreaux. La prof de français est transportée d’urgence à l’hôpital car elle a perdu beaucoup de sang ; elle va devoir prendre aussi rendez-vous avec la psychologue à cause de ses traumatismes.

Plus tard, les quatre filles revoient leur prof ; et celle-ci leur annonce :
« Je vais tout vous dire, vous dire pourquoi le prof de techno me détestait tant, c’est mon secret. Cela va faire six ans, nous nous sommes mariés sans que personne ne le sache. Il était gentil mais au fil du temps, des années, il me battait, m’insultait, me menaçait. J’ai divorcé et je me suis sauvée avec nos deux enfants. Il ne l’a jamais accepté. L’année dernière, j’ai appris qu’il avait été muté dans le même établissement que moi, la peur m’a envahie. Depuis, donc, il me voulait du mal ; c’était pour obtenir la garde des enfants.

Fin
Le mystère de la cellule 22

Thomas, Gédéon, Bilail, Taha, Stephane

C’était un jour ensoleillé, le mercredi 30 janvier très exactement. On était au TGI, le tribunal de grande instance de Créteil. On jugeait Mr Toufik, accusé d’agression sur Mme Samerlipopète, danseuse dans un bar de Champigny.
Mr Toufik, qui savait qu’on allait le juger coupable, entra dans le tribunal avec une arme cachée... dans sa barbe. Quand il passa le portique de sécurité, l’alarme sonna. Un policier le fouilla. Il ne trouva rien car il ne fouilla pas la barbe.
Donc Mr Toufik entra armé dans le tribunal.

Le juge commença l’interrogatoire et lui dit :
- Mr Toufik, venez s’il vous plaît, merci.
- Qu’est ce que je fais ici, répondit celui-ci, ce n’est pas moi qui ai agressé cette dame !
- Bon, si c’est comme ça, vous allez retourner en cellule ; on verra demain pour vous juger.

Mr Toufik, le suspect, fut donc replacé en détention provisoire et enfermé dans une cellule, la cellule 22, qui ne contenait qu’un lit en fer, des toilettes très sales, un lavabo et une toute petite fenêtre avec des barreaux.

Le lendemain matin, deux officiers de police sont venus le chercher pour le présenter devant le juge. Mais... Mr Toufik était mort. Par balles. Etait-ce un suicide ? Ou un meurtre ? Impossible de trouver l’arme, disparue. Un crime parfait ?

Le juge décida qu’il s’agissait d’un suicide, on déclara l’affaire classée. Mais Jack Dubon, l’avocat de Mr Toufik, trouvait bizarre la disparition de l’arme du crime. C’était curieux comme suicide ! Il décida alors de mener l’enquête. Il se rendit à la cellule 22, il observa, constata qu’à part la porte, il n’y avait pas d’issue possible.
Le garde qui devait être en fonction cette nuit-là était dans la salle vidéo où sont stockées toutes les vidéo-surveillance des cellules et des couloirs. Quand l’avocat lui demanda de voir les vidéos, il balbutia, gêné :
- J’ai... j’ai...j’ai du travail, monsieur, je dois surveiller les cellules, plus la cellule 28 où un nouveau détenu vient d’arriver.
Mr Dubon remarqua que le garde avait des griffures, trois, au niveau du front, de la joue et de la main.
- Pouvez-vous me donner votre nom ? Demanda l’avocat.
- Je m’appelle Houdini Lee.

Mr Dubon partit voir le directeur de la prison et demanda de voir les vidéos sur l’affaire Toufik. Sur les enregistrements, on voyait bien Toufik dormir mais il y avait quelque chose qui lui sauta aux yeux : l’horloge de la cellule n’indiquait pas la même heure que celle de la caméra. Il s’agissait en fait d’un montage. L’avocat alla voir la police et fit arrêter le garde.
« Je suis désolé pour votre client, dit celui-ci ; c’est le juge qui m’a payé et qui a exercé sur moi un chantage. Si je ne tuais pas Toufik, j’allais perdre mon travail ! J’avais vu son arme dans sa barbe, je l’ai utilisée. »

Le lendemain, le journal annonçait qu’un certain Jean Dujardin, juge, avait été arrêté pour agression sexuelle sur Mme Samerlipopette et qu’un garde de la prison avait tué, sur son ordre, le prétendu agresseur, M. Toufik. Lequel fut innocenté ; et sa famille reçut une somme d’argent en dédommagement.
FIN
Ismael, Bakany, Ysa, David, William

Dans l’autre monde

« Bonjour ; je m’appelle Jean-Paul et je suis mort ; mais je vais vous raconter ce qui m’est arrivé...

D’abord je me présente : cheveux chatain, les yeux marron foncé, un corps maigre, presque squelettique. Mes vêtements sentent un peu l’alcool. Comment tout ça a commencé ? J’étais parti faire une randonnée dans la forêt quand tout à coup j’ai vu une ombre, sortie de nulle part et qui s’est mise a courir vers moi. J’ai à peine le temps de bouger et l’autre me tire dessus. Je tombe dans les pommes et je me réveille dans un entrepôt, blessé, entouré d’hommes, tous très grands, qui me regardent et m’interrogent :
- Qu’est ce que tu faisais dans le bois ?
- Je faisais une randonnée.
- Tu mens ! Pourquoi tu avais de l’argent sur toi ?
- J’ai pas d’argent, je me promenais, je vous dis.
- Menteur, on t’a vu, tu avais de l’argent ! Fouillez le !

Ils m’ont fouillé, ils n’ont rien trouvé ; j’ai entendu deux des hommes dire entre eux :
- On a peut-être confondu ?
- Possible ; qu’est ce qu’on fait de lui ?

Ils m’ont sorti et caché derrière un rocher. Là je suis mort. Plus tard, j’ai vu arriver des policiers ; ils ont trouvé dans mes poches des cartes d’identité qui n’étaient pas les miennes. Cela m’a fait rire et ça me rendait triste en même temps. Je ne savais plus si c’était le réel ou l’illusion. Mais j’ai compris que j’étais dans l’autre monde.

J’ai vu encore les policiers commencer l’enquête. Un inspecteur a interrogé un des hommes que j’avais vu à l’entrepôt. Le gars ne répondait rien ou disait qu’il n’avait rien vu. Alors le policier lui a posé une question pertinente :
« Dis donc, si c’était ta mère qui avait été la victime, disons devant un supermarché, tu voudrais que les témoins disent : Moi ? J’ai rien vu ! J’ai rien entendu et pis d’abord je dormais...

Alors, tout d’un coup, le gars qui jusque là ne disait rien s’est mis à pleurer et dit au policier : « Je vais tout vous raconter... Je m’appelle Tara, j’habite rue du Bourbonnais ; on était dans l’entrepôt, vers minuit, quand on a aperçu un homme se promener dans la forêt. On est allés se cacher, on lui a tiré dessus, en évitant les points vitaux. On l’a ramené à l’entrepôt pour l’interroger, lui demander ce qu’il faisait là ; il nous a dit « une randonnée ! ». On était sûrs qu’il avait de l’argent sue lui, il a nié, on l’a fouillé : c’est vrai, il avait rien sur lui. Qu’est ce qu’on allait faire de lui ? Quelqu’un lui a mis une balle dans la tête, on a glissé dans sa poche une fausse carte d’identité au nom de Jérôme Babibel et on a planqué le corps derrière un rocher puis on est revenu ici. »
La police mit Tara en prison pour complicité de meurtre.

« Et voilà mon histoire, voilà tout ce dont je me remémore, tout ce qui s’est passé. Je suis mort pour de l’argent ! Que je n’avais pas ! Tout ça à causse aussi d’une randonnée ! Je regrette, je suis mort pour rien !
Fin



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