Roissy 2014/Divers

Chapitre 2

Quel est donc le message qu’ils lisent sur le portable ?
Il y a en fait plusieurs messages. Par exemple un message codé qui dit « les requins dévorent les baleines ».
- Qu’est-ce que ça veut dire ? demande Léa.
- On avait fait une sortie à l’Aquarium, répond Tom ; il y avait quelqu’un qui s’appelait Requin.
- Oui, je le connais, en vérité il s’appelle Bénis N’Koulou, il est très gentil. A mon avis, c’est une fausse piste.

Il y a aussi un message du mari qui dit : « Chérie chérie, n’oublie pas notre soirée, à tous les deux. Grrrrr ! »
- Je le trouve louche, ce mari, pas toi ? dit Tom.
- Il va souvent dans un bar que je connais, répond la fille ; allons voir.
Ils trouvent en effet le mari assis au bar à côté d’autres hommes louches.
Mais il est trop tard, et plus possible de mener encore l’enquête, les enfants doivent rentrer chez eux.

Le lendemain matin, ils n’avaient pas école. Ils se retrouvent au parc de la poste puis retournent au bar, demandent au barman qui étaient ces gens assis avec M. L. ; il leur répond qu’il ne sait rien. Les enfants repartent. Et consultent à nouveau le portable de la disparue.

Il y a là d’autres messages qui fixent des rendez-vous à la maîtresse.
Les enfants s’imaginent déjà les pires choses, par exemple qu’ils vont tomber sur une bombonne de gaz lacrymogène. Ou un kidnappeur inconnu qui va demander 10 000 euros de rançon !
Ou alors qu’on va leur fixer un rendez-vous au stade de France ; or ils n’ont pas le droit d’aller jusque là-bas.

Un message semble très intéressant. Il dit simplement : « Rendez-vous au parc à 10h. Sur le banc du parc, il y aura un paquet » Le numéro d’appel est masqué.
Tom et Léa se rendent au parc. Le banc est là, la boîte aussi, vide. Les enfants se demandent ce qu’il pouvait y avoir dedans.
- J’ai déjà vu cette boîte, dit Léa. Sur le bureau de la maîtresse. Il y avait l’argent pour les sorties au parc de Disney.

Puis au sol, ils trouvent un indice : une bague de fiançailles. Celle de la maîtresse. Un peu plus loin, une chaussure. Plus loin encore, des empreintes, qui vont vers le zoo.
Au zoo, la gardienne s’appelle Courtejambe, et elle a vraiment de courtes jambes.
Les enfants repèrent le gilet de la maîtresse…dans la cage aux lions !
- Qui l’a jeté là ? demande Tom.
- Le voleur peut-être.

Soudain ils entendent démarrer une voiture ; ils sont sûrs que c’est celle du voleur, ou du kidnappeur. Ils ne réussissent pas à l’arrêter. Mais ils relèvent le numéro d’immatriculation. Avec ce numéro, ils découvrent l’adresse, et le numéro de téléphone du propriétaire. Ils l’appellent, l’autre décroche, ne dit rien.
Mais grâce au GPS, les enfants découvrent que la voiture est dans une usine désaffectée, à Roissy.

Mme Bonnet
Chapitre 2

Les pas venaient du couloir interdit.
Tout le monde commença à trembler.
- Peut-être que ce couloir est hanté ? dit Noémie.
- Ou peut-être que quelqu’un s’y cache ? ajouta Lachoinna.-Quelqu’un ou alors un squelette !

En entendant le mot squelette, Yonazen tomba dans les pommes.
C’était la panique parmi les élèves. Enzo voulait pousser la porte.
- J’ouvre ou pas ?
Emilie dit que c’était trop dangereux. Rayan qui arrivait en courant cria :
- Stop, tu es fou ! Et la légende , tu n’y as pas pensé, à la légende ?

Malgré tout, James tenta à son tour d’ouvrir cette porte. On entendait derrière comme un grognement de loup.
Mais la porte semblait bloquée.
Aux pieds de l’entrée, on vit le bracelet d’Awa. Odeyssah prit le bijou ; il y avait, dessus, une tache rouge. Du sang ? elle regarda mieux :
- Du ketchup !

Quelqu’un voulait leur faire peur.
- Il y a Awa mais n’oublions pas Yanis, dit alors Emilie.

Yonazem et Enzo arrivèrent finalement à ouvrir la fameuse porte. Et les voilà dans le couloir interdit. Ils avaient très peur, peur de tomber dans un trou. Peur de se perdre. Ils avaient une lampe torche mais, vite, ils ne savaient plus où ils étaient. Ils essayèrent de se calmer. Un long moment plus tard, ils décidèrent de faire demi-tour car ils avaient mal au ventre. Ils pensèrent que leurs amis, qui les attendaient dehors, s’imaginaient qu’ils étaient morts ? Alors, pour ne pas s’ennuyer, Yonazem se mit à chanter, très fort : « Quand la musique est bonne… »

A ce moment là, Maxime, resté dans la salle de classe, repéra le gilet d’Awa. Resté accroché dans le faux-plafond, il était tout déchiré Maxime eut la chair de poule et se tourna vers Lucas. Le plafond, c’était sa cachette pendant la partie de cache cache. Alors Maxime demanda à Lucas s’il n’avait pas vu Awa, par hasard.

De son côté, Bady venait de se rendre compte que Yanis, l’autre disparu, avait sur lui son portable. Bady l’appela donc mais ça ne répondait pas.
Alicia lui dit que peut-être Yanis avait perdu son téléphone.

Maintenant tout le monde avait peur, les enfants se tenaient dans les bras les uns les autres.
C’est alors qu’Anaïs dit :
- Ecoutez !
On entendait cette fois des pas dans les conduits d’aération ?!
Mais qu’est-ce qui se passait dans cette école ?

Ilyes, qui lui était devant l’école, crut voir une ombre. Une silhouette qui portait un sac, et le sac gigotait. D’autres aussi l’ont vue. On se mit à courir, vite, pour essayer de la rattraper, cette ombre. A cet instant, une camionnette démarra. Est-ce que la silhouette était montée dedans ? Enzo Tahemi se souvint d’un détail : la plaque d’immatriculation. C’était 037AV75.

Noémie , Lachoinna et Lucas Vita dirent alors qu’il fallait tous se rassembler pour voir qui n’était pas là. Tous les enfants avaient la chair de poule car il faisait un froid de canard. Ils voulaient aussi rentrer chez eux car ils avaient une faim de loup.
Il commençait à faire tard. Tout le monde rentra donc chez soi.

La nuit, beaucoup firent des cauchemars, souvent le même cauchemar ; ils se retrouvaient dans une salle de classe dont la porte était fermée ; puis ils sortaient dans les couloirs, il n’y avait plus personne, la directrice n’était plus là, les maîtresses, les parents, tout le monde avait disparu ; la cantine était vide. Des élèves disaient « ça fait peur ! », les autres souriaient : « Cool, on fait ce qu’on veut ! »

Le lendemain à l’école une nouvelle surprise les attendait.

La cyclo-rando

Chapitre 1

La cyclo-rando avait bien commencé puis tout a basculé.
C’était un jour d’été. Les enfants pédalaient et les heures passaient tout doucement sous un soleil brulant. Ils arrivèrent dans la ville où ils devaient s’arrêter. Le gymnase de Saint Nicolas était magnifique. Les enfants posèrent les vélos dehors. Les classes se rendirent à la cantine d’une école proche , l’école Delacroix, pour manger. Au menu, spaghettis à la bolognaise.
Le soir tout les passa bien. des élèves avaient prévu de jouer une pièce de théâtre devant toutes les classes. Tout à coup, en plein spectacle, la lumière s’est éteinte. Puis tout se ralluma. Tout le monde était là, apparemment.

Ensuite les élèves déballèrent leur duvet. Il n’y avait plus aucun bruit dans le gymnase. Enfin presque. Car des enfants bavardaient, parlaient de leur personnalité :
- Moi, dit Léa, je suis une grande guitariste, j’adore mes amis.
- Moi, dit Gaspard, je suis un grand tennisman et j’adore les Hamburgers.
- Moi, dit Manon, je suis une grande dessinatrice et j’adore les manèges à sensation.
- Moi, dit Yannis, je suis timide mais je fais comme superman. Mais chut ! C’est un secret !
Puis ils s’endormirent.
Guillian dormait comme un bébé avec son gros nounours.

Cette nuit-là, Cassandra fit un cauchemar. Elle rêvait d’un monsieur avec un couteau qui voulait la kidnapper. Il était lui aussi à vélo, derrière elle ; il y avait cinq vélos entre eux. Elle voulait aller plus vite, plus vite mais elle se fatiguait, l’homme allait la rattraper. Il allait la saisir, la jeter dans un camion. Affolée, Cassandra se réveilla.

Non loin d’elle, elle vit Jules qui dormait en bougeant beaucoup. Jules, dix ans, petit, mince, timide rêvait à la rando. Au début, il était prêt pour une journée de dur labeur ; mais plus tard son vélo creva. Il tomba. Sa voisine Léa lui demanda si tout allait bien. Mais il avait mal ; un adulte arriva, lui dit qu’il s’était fait une fracture multiple, qu’il ne pourrait plus faire de vélo. »Nooooon ! » hurla Jules et il se réveilla, lui aussi.

Une autre personne ne dormait pas vraiment : Ugo. Il tournait dans son lit. Ugo, 11 ans, grand garçon, était très bon en vélo. Déjà pendant la randonnée, il sentait qu’il se passait quelque chose d’anormal mais quoi , Il n’avait rien dit.
A présent, il était réveillé, alors il décida de faire un tour dehors. D’autant qu’il avait entendu du bruit du côté des vélos. Il se disait que son imagination lui jouait des tours.

A six heures du matin, Alexis, le meilleur ami d’Ugo, se réveilla et vit tout de suite que son copain n’était plus dans son duvet.
La maîtresse, d’habitude, dit le matin « Les enfants, il faut partir ! On a encore une grosse journée ! » ; mais là, elle alla plutôt demander à Alexis :
- Alexis, t’as pas vu Ugo ?
- Non, je l’ai pas vu.

Mais à terre, près de l’entrée du gymnase, il y avait la chaine que Ugo gardait toujours à son cou.

Comme si cela ne suffisait pas, voici un élève, Yacine, qui se mit à crier, à pleurer. Un adulte arriva et lui dit :
- Que se passe-t-il ?
- Maîtresse, maîtresse, mon vélo a disparu !
- Quoi ,
- Il a disparu, je vous le dis…
Aussitôt se réunirent les parents accompagnateurs et les professeurs. Pour parler. Vingt minutes plus tard un adulte confirma les mauvaises nouvelles. L’élève Ugo avait disparu tout comme le vélo de Yacine.
« Ne vous inquiétez pas, ajouta l’adulte, on va régler le problème. »

En attendant, quel mystère ! Où était Ugo ? Où était le vélo ?



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