Roissy/2013/Sapins

Ecole LES SAPINS

La disparition de M.

Chapitre 1

C’est le jour de la photo de classe que Maëva a disparu. Le soir en fait.
C’est le même jour où, à la ferme proche, tous les animaux, aussi, avaient disparu, le chat Scoubi, le chien Croquette, le cheval Calinette, le cochon savant Porcinet. Impossible de les retrouver !

Cette journée, Vincent et Mélanie s’en rappellent bien.
En cours de français, Mélanie a secoué le garçon :
- Vincent, réveille toi, dis moi où est le verbe dans la phrase au tableau ! dit-elle.
- Hein… quoi .. ; euh, oui, qu’est-ce qu’il faut faire ?
- Le verbe ! Dis moi où est le verbe dans la phrase !
Le professeur des enfants, M. Courtchevet, était plutôt féroce.
C’est alors que la cloche a sonné. Driiiiiiing. 16h30.

Ecrasés par la poussée de 50 enfants se précipitant vers les portes, les deux enfants ont tout de même réussi à sortir. Il était 16h45. Ensuite le garçon était arrivé en retard, à 17h15, à son cours de batterie et il s’était fait gronder par son prof comme d’habitude :
- Désolé du retard, madame, j’étais retenu.
- Je vois, je vois mais tant pis, on fait avec.

C’est donc ce soir là que Maëva disparut.
Maëva était une très bonne élève, forte en mathématiques, très sportive, elle aimait bien le ping-pong.
La dernière fois qu’on l’avait vue, à l’internat, ou qu’on l’avait entendue plutôt, elle criait : Au secours ! Au secours ! A l’aide !
On avait vu aussi dans le coin une ombre, une grande silhouette paraît-il, un camion ou une camionnette.

Tout de suite Vincent et Mélanie cherchèrent Maëva, pendant des heures.
- Tu crois qu’on l’a endormie avec un mouchoir sur le nez ? Demanda Mélanie.
- Ou qu’on lui a mis un sac sur la tête ? Ajouta Vincent. Ou encore qu’on l’a ligotée ?

Vincent était un enfant joyeux, intelligent, petit avec des cheveux courts et bruns.
Mélanie était brune châtain, d’origine belge et bretonne.

Après avoir beaucoup cherché, le garçon dit à son amie :
« Allons dormir, la nuit nous portera conseil. Bonne nuit !

Chapitre 2

Le matin venu, le réveil sonna une bonne demi-heure. Même en s’habillant à toute vitesse, Vincent et Mélanie arrivèrent avec une heure de retard à l’école.
Ils coururent tous les deux dans les couloirs quand Vincent glissa sur quelque chose, une écharpe, elle ressemblait à celle de Maëva. Plus loi, du sang ; ils suivirent les traces, descendirent des escaliers, faillirent tomber sur le directeur. Ils remontèrent tout de suite, ils avaient eu la peur de leur vie.
Il fallait entrer en classe, il était plus de neuf heures.

- Encore en retard, protesta M. Courchevet ! Allez vite vous asseoir à vos places. M. Jean Bon, reprenez, s’il vous plaît.
- Heuuu... deux fois cinq font...heuuu 54 ?
- Non, ce n’est pas ça ! Au piquet ! Ho, j’ai oublié de vous présenter la petite nouvelle, Marie Age.

Après avoir subi le bavardage de M.Courchevet, les enfants sortirent à 12h, avec une demi-heure de retard. Ils avalèrent vite fait un ragoût d’escargots.
- On a encore le temps pour enquêter, dit Vincent.
- Enquêter ? Demanda Mélanie.
- Ho non, ne me dis pas qu’ils t’ont lavé le cerveau à toi aussi ?
- Mais si ! Bon, reste trois-quarts d’heure. Allons voir dans la chambre de Maëva.

Là, il n’y avait aucun indice. Mais sur le parking proche, ils trouvèrent une chaussette qui portait son nom ; l’an passé en effet, tout le monde était parti en classe de neige et il avait fallu marquer son nom sur tous les habits.

C’est alors que la nouvelle, Marie, s’approcha d’eux.
- C’est quoi, cette histoire de disparition ?
- Quelle disparition ?répliqua Vincent.
- N’importe quoi ! Personne n’a disparu ! Ajouta Mélanie.
- Mon oeil ! Vous mentez !
- Bon, t’as gagné, c’est Maëva.
- Mmmm, je vois, je vois, on va enquêter !
- Hola, c’est pas toi, inspecteur Gadget !
- Non mais j’ai une piste. Je la connais bien, moi, Maëva. Je suis déjà allée chez elle pour faire les devoirs ; elle a une immense maison.
- Ah, au fait, on a trouvé une chaussette de Maëva, déclara Vincent Le garçon était en train de se dire que cette fille était douée. Et Mélanie remarqua tout de suite qu’il avait un faible pour la nouvelle. Ce qui la rendit bien jalouse.
- Dis donc, tes chaussures, dit Mélanie à Marie, tu les as trouvées dans une porcherie.
- Heuu, non...je sais pas, enfin, peut-être. Mais dis donc, tu serais pas un peu jalouse des fois ? Je te rassure : je ne suis pas du tout attirée par Vincent !
- De toute façon, je m’en fiche ! Répliqua Mélanie.
- Allez, les filles, on cherche des indices.
- Faites moi voir la chaussette ? Demanda Marie.
- La voilà !
- Mais, c’est pas sa pointure !
- Quoi, quoi, inspecteur gadget a déjà repéré une fausse piste, s’étonna Mélanie.
- Arrête Mélanie, intervint le garçon, je suis sûr que vous avez toutes les deux de bons talents pour réussir.

C’est alors que la sonnerie retentit, il fallait retourner en cours. En classe, ils s’envoyèrent un mot : « Mais alors, la chaussette, c’est une fausse piste ?! » C’est alors que la voix du prof retentit :
- Vincent, Mélanie, qu’est-ce que je disais ?
- Heuuu se lança Vincent, je ne sais pas.
- Et vous Mélanie ?
- Désolée, Monsieur.
- Très bien, je vous retiens tous les deux ce soir.
- Ce soir ? Mais c’est impossible.
- Silence ! Et reprenons.

Pendant la retenue, Vincent se rappela que ce n’était pas la première fois que Maëva se perdait ; il avait organisé récemment une partie de cache-cache, il avait compté jusqu’à 50 puis il avait cherché pendant 30 minutes. Il avait trouvé tout le monde sauf Maëva ; elle revint chez elle longtemps après, c’était bizarre.

Après la retenue, il était tard mais ils enquêtèrent. Devant l’internat, il y avait une camionnette.
- Si ça se trouve, Maëva est endormie dans le coffre, dit Mélanie. Allons voir.
Pas de Maëva à l’intérieur de l’engin. Au sol, il y avait un couteau avec du sang. Mélanie, en s’approchant, comprit que c’était un couteau en plastique et que le sang avait une odeur de tomate.
- Vincent, viens voir vite, c’est du ketchup !

Mais Vincent, pendant ce temps, actionna bêtement un bouton qui bloqua toutes les portes et les enferma dans le fourgon. Mélanie les libéra en donnant un grand coup de pied dans la porte :
- Bin voilà, c’était fastoche, que les garçons sont bêtes parfois !
- Oh, c’est bon !

Plus tard, ils aperçurent deux jumelles, Valentine et Tétine.
- Vous cherchez quelqu’un ? Demanda Tétine.
- Oui, Maëva a disparu.
- Je crois que je l’ai vue hier soir, elle était devant l’école, à côté d’une voiture verte. De toute façon, on s’en fiche ; si elle a disparu, ce n’est pas une grande perte, cette fille n’avait pas de style.
Les jumelles partirent.
- Si ça se trouve, ce sont elles qui ont fait le coup.
Ils pensèrent les suivre mais il faisait nuit, ils avaient peur de se perdre. De retour vers leurs maisons, ils passèrent derrière un grand bâtiment gris, un abattoir ; des animaux attendaient leur tour pour y entrer ; ils reconnurent le chien croquette, le chat scoubi, le cheval colinette, le cochon porcinet. Pas question de les laisser tuer. Vincent voulut les faire sortir de la file, un homme, employé à l’abattoir, l’arrêta ; c’était Cristiano Cacao, surnommé le bélier qui avait l’habitude de se promener en Porsche. Il frappa Vincent. Résultat : le garçon eut un coquard sur l’oeil et une grosse bosse sur la tête mais il réussit à ramener tous les animaux, Croquette, Scoubi, Colinette, Porçinet, à la maison.
Chapitre 3

Le lendemain matin, Marie s’inquiéta pour Vincent :
- Alors Vincent, ça va mieux ? Ton coquard à l’oeil gauche ?
Mélanie réagit :
- Oh, c’est bon, ton chouchou, il n’a plus mal !
- Tu ne serais pas jalouse par hasard, s’étonne Marie.
- Pff, tu rêves !
Vincent rougit.
- Viens Vincent, on va chercher des indices.
La cloche retentit.
- Ah, pas de bol pour les recherches !
Vincent, tout fier, parade comme un coq :
- Bon, vous avez fini de vous disputer, je sais que je suis trop beau mais quant même...
Les deux filles disent en choeur :
- Non mais là, t’es pas sérieux !

Ils arrivèrent en classe en retard.
- Toujours les mêmes !protesta le prof.
Vincent était déjà assis ; il y avait une place libre à côté de lui. Les deux filles s’y précipitèrent, Marie tomba.

Derrière eux, Valentine et Tétine, ricanèrent :
- Pff non mais allo ? Quoi ? Comment vous pouvez vous mettre à côté de Vincent ?!
- Valentine, Tétine, taisez-vous !ça suffit ! Marie, va à ta place !

Mélanie souffla à l’oreille de Vincent :
- Marie me gonfle.
Le prof appela Mélanie au tableau au moment où la cloche sonnait : driiinnnng !
- Wouaouh, la fin des cours, cria toute la classe !

L’heure du déjeuner était arrivé, quelques ventres gargouillaient.
Vincent mourait d’envie d’inviter Marie à déjeuner mais avait-il trop peur de le lui demander ?
Les enfants se dirigèrent vers le self sauf Marie, qui cherchait à tendre un petit piège à Mélanie, pour savoir si celle-ci était amoureuse de Vincent. Elle se cacha.
- Au fait, où est Marie ? S’inquiéta aussitôt le garçon.
- J’en sais rien, bougonna Mélanie.
Puis Marie réapparut et tout de suite Vincent l’appela.

- Bon, avec tout ça, dit-il un peu plus tard, on a oublié de chercher Maéva.
Peu après, il trouvait une paire de jumelles, non pas les deux soeurs Tétine et Valentine, mais une paire de lunettes avec écrit dessus « Maéva ». Vincent se souvenait : c’étaient les lunettes que la mère de Maéva avait offertes à sa fille pour la classe de neige. Etait-ce un indice ?

Le soir, de retour chez eux, Vincent et Mélanie, après avoir joué 30 minutes au trampoline, burent du Schweppes et mangèrent quelques chips ; ils trouvèrent un mot sur la table qui disait « Arrêtez l’enquête tout de suite ou vous ne verrez plus Maéva ! »
Ils remarquèrent que Scoubi avait des problèmes de santé ; avait-il été empoisonné ? Par qui ? Il paraît que les jumelles étaient passées dans le coin. La chat ne mangeait plus, ne buvait plus, et était agité de tremblements. Et les autres animaux avaient d’étranges comportements, Porcinet se prenait pour un chat et les autres, on aurait dit du carton.

Vincent pensa qu’il fallait installer des caméras pour découvrir les intrus ; oui mais, répondit Mélanie, s’ils portent des cagoules, on apprendra rien.

Puis ils entendirent un cri ; ils se penchèrent à la fenêtre et virent Marie dans la voiture de Christiano Cacao. Entretemps, ont avait appris que le père de Cacao, un homme petit et gros, s’appelait Chocolat-Bolos. Vincent ne put s’empêcher de crier « Marie ! » si fort qu’il fit peur à tous les voisins, sortant de chez eux en courant, pensant qu’il y avait le feu ! C’était le cas de Mme Cruche, une voisine de palier.

Vincent et Mélanie dévalèrent l’escalier, virent la voiture s’éloigner avec un bruit de moteur monstrueux. Ils sautèrent sur leur vélo, direction la rue principale.
Là, ils croisèrent Jean Bon et le professeur Courchevet, qui avaient l’air de sortir de nulle part ; une personne ligotée dans une camionnette mais qui était en fait un mannequin ; une ombre qui courait en ricanant, probablement un ado débile.

La nuit tomba ; il ne restait qu’un lampadaire à moitié grillé. On entendit quelqu’un se moucher : or justement Christiano Cacao était enrhumé ! Voilà que le dernier lampadaire s’éteignit. La rue était dans le noir complet.
- Bon, on rentre ! Dit Mélanie.
Retour à la maison en quatrième vitesse.

Vincent n’arriva pas trouver le sommeil. Il ne pensait qu’à Marie. Où était-elle ? Était-elle en vie ? Dormait-elle ? Pensait-elle à lui ? Vincent se posait trop de questions. Au réveil, il avait les yeux rouges, de fatigue.
Mélanie dut le secouer pour le réveiller. C’est alors qu’elle remarqua son journal intime. Vincent ! Un journal intime ? Mélanie n’aurait pas eu l’idée d’aller fouiller dedans s’il ne l’avait pas laissé grand ouvert. La veille, il s’était endormi dessus. Mélanie tomba sur la page qu’elle cherchait. La page qui pouvait changer sa vie ! C’était le samedi 19 juin : « Aujourd’hui je viens de m’apercevoir que je suis amoureux de Mé... » Le reste de la page était arraché mais cela lui suffisait pour comprendre que le garçon était amoureux d’elle.

Le père de Mélanie travaillait dans un labo, la fille lui avait demandé d’analyser la fameuse chaussette. On trouva sur le tissu des cheveux de Marie !
Mélanie, rouge de colère, questionna Marie qui était donc rentrée de sa virée avec Cacao :
- Alors ? On prend les affaires des autres ?
- Comment ça ?
- Ben, on a trouvé tes cheveux sur la chaussette de Maéva !
- Mais j’ai rien fait !
- Alors tu me traites de menteuse en plus !
- On se calme, dit Vincent qui venait d’arriver, Marie dit juste qu’elle n’a rien fait, que ce n’est pas elle !
- Bon, OK, je vous laisse puisque vous n’avez pa besoin de moi mais Vincent, juste une question : pourquoi tu prends sa défense ?
La jeune fille disparut alors que Vincent et Marie, assis côte à côte, parlaient de leurs points communs et que Marie en profita pour faire un bisou au garçon.
Chapitre 4

- Au fait, demanda le garçon à Marie, comment as tu fait pour te retrouver dans la voiture de Christiano Cacao ?
- C’est pas compliqué, Mélanie m’a poussée dans cette voiture et a pris soin de fermer les portes à clé. Ensuite Cacao a démarré son engin avec moi sur la plage arrière.
- Quelle garce ! Comment a-t-elle osé ?
- Ne t’inquiète pas, je n’ai rien, je suis vivante !
- Et moi qui étais amoureux d’elle !
- Ah bon, mais quand ? Comment ? C’est pas possible !
- Euuuu, je sais pas...
- Mais tu n’es pas amoureux de moi ?
- C’est pas parce que tu m’as embrassé que je suis amoureux de toi ! Et puis, c’est toi qui as commencé !
- Hé bien, hé bien, Monsieur, tu continueras sans moi !

Marie partit, vexée ; elle pensait aller à la bibliothèque faire des recherches sur le Facebook de Vincent mais elle revint très vite et lui demanda :
- Tu es amoureux de qui, alors ?
- Je, heuuuuuuuuuuuu, tu le dis pas, hein ?!
- Oui, oui.
- De Valentine !
- Valentine ?!
- Bon, bon, revenons à Maëva.
- Ouais...
- En fait, pourquoi il y avait tes cheveux sur sa chaussette ?
- Ho, on a fait une bataille de chaussettes, c’est tout.
- C’est si simple ?
- Baa, oui !
- Tu es sûre ? Rien d’autre ?
- Non.
- Et pourquoi elle était dans la cour ?
- Elle est tombée de la fenêtre !
- Bon, d’accord, je te crois. Au fait, ajouta le garçon, on est dimanche aujourd’hui, on va pouvoir enquêter toute la journée.

Un peu plus tard, les voilà tous les deux dans la rue où ils tombèrent sur Mélanie rouge de colère, en larmes.
- Mélanie, te fâche pas, lui dit gentiment Marie,Vincent n’est pas amoureux de moi ; ni de toi !
- Mais, de qui alors ? Renifla-t-elle.
- De Va...de Va... de Valentine !
- VALENTINE ?! Vincent / Valentine ? Ça sonne pas !
- Oui, bon, on continue, dit Marie.
- Bien, continuons, réagit Mélanie, à propos de Maëva : je crois avoir découvert le ou plutôt LES coupables ?!
- Les coupables ? S’écrient en choeur Vincent et Marie.
- Oui, c’est...

Juste à ce moment-là le klaxon d’une camionnette retentit ; c’était une camionnette verte. Le véhicule s’arrêta devant la maison de Christiano Cacao. Les enfants se cachèrent. De la fourgonnette sortirent Christiano Cacao et...Monsieur Courchevet ! Ils portaient un gros sac ; le sac bougeait beaucoup, poussait des cris. Ces deux là entrèrent dans la maison, montèrent à l’étage ; les enfants les suivirent, prudemment, pour entendre ce qu’ils disaient. C’est Courchevet qui parlait :
- Bon, je vais essayer de refaire l’opération et j’espère ne pas rater mon coup cette fois !
Alors il retenta d’hypnotiser Maëva, toute ligotée. C’est elle en effet qui était dans le sac.
Hélas, Vincent fit un faux mouvement, trébucha dans l’escalier ; le bruit alerta Christiano Cacao et Courchevet.

Vincent voulut faire son petit chef et dit aux deux filles de se sauver mais juste après avoir dit ça, il se mit à courir comme un pingouin. Mais Courchevet et Cacao allaient plus vite ; ils s’emparèrent vite des enfants, les ligotèrent. Courchevet les menaça :
- J’étais hypnotiseur dans le temps ; je vais hypnotiser les enfants, les adultes, le monde entier sera à mes pieds ! Ha, ha, ha...

Puis les kidnappeurs s’éloignèrent. Vincent se rappela qu’il possédait un couteau suisse ; il le prit, coupa la corde, libéra Marie et Mélanie, mais Maëva était trop loin. Profitant que les voyous avaient le dos tourné, ils sortirent et allèrent chercher la police. Les policiers se précipitèrent, trouvèrent Maëva et arrêtèrent Christiano Cacao et Courtchevet. Celui-ci expliqua qu’il avait kidnappé Maëva « parce qu’elle cherchait dans ses affaires » !
« En prison, dit un inspecteur, qui était habillé tout en noir ; c’est pas bien d’agresser les gens comme ça, c’est pas la vie, ça ! Et demain, le tribunal. »
Ils arrétèrent un peu plus tard le père de Christiano, Chocolat Bolos, qui habitait 5, avenue Henri 4.

Les enfants rentèrent chez eux, la soirée fut paisible.
On emmena illico presto les animaux chez le vétérinaire ; tout allait bien mais on découvrit que le chat avait une petite gastro. On le soigna bien.
Le lendemain, les enfants allèrent dans un parc d’attraction puis faire de l’accrobranche, sauf Maëva qui avait attrapé la varicelle. On racontait que Christiano Cacao avait été mis en famille d’accueil.

Signalons encore deux choses. Premièrement, le lampadaire a été réparé. Deuxièmement, on apprit, dix ans plus tard, que Vincent et Valentine eurent une dizaine d’enfants, tous jumeaux et jumelles, et tous se retrouvèrent à l’école Les Sapins.

Fin



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