Malakoff 1

Atelier Collège Notre Dame, Malakoff

MYSTERE DE LA LOIRE

Classe de 6è4

CHAPITRE UN

Mais où est passé Xavier ? Sa sixième était venue en classe découverte au bord de la Loire. A l’abbaye de St Maur. Quatre heures trente de car. Pendant le voyage, d’ailleurs, Xavier avait été malade.
Arrivé à l’abbaye, ce garçon voulut aller voir le fleuve de très près mais sa maîtresse le lui avait interdit. Pendant qu’elle s’occupait des autres élèves, une trentaine d’enfants, Xavier, têtu, s’approcha cependant du fleuve. De très très près.

Xavier était de petite taille, un mètre trente. Il portait des cheveux bouclés et roux, il avait des taches de rousseur. Sur l’oreille gauche une boucle. Sur son tee-shirt, des ours avec des lunettes de soleil. Il chantait toujours Booba !

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Quand la maîtresse se mit à recompter ses élèves, elle se rendit compte de l’absence de ce garçon. Tout le monde se mit à sa recherche, dans l’abbaye, notamment ses amis Jessica et Patrick. Xavier s’était-il perdu dans le bâtiment ?
« Impossible, pensa Jessica, on a cherché partout ! »

Jessica était une fille très maigre, les cheveux longs, assez grande pour son âge ; c’était une championne du chewing-gum qu’elle mâchait tout le temps.
Patrick, lui, était plutôt rond, rond comme un ballon, disait-on. Quelqu’un d’intelligent. Pas de lunettes, grands pieds.

Ces trois-là avaient passé des vacances ensemble, sous la tente, où ils jouaient aux cartes.
Jessica s’imaginait les pires choses, qu’un homme cagoulé, un certain J.7X, l’avait enlevé pour demander une rançon d’un million d’euros aux parents ? qu’il allait mourir de faim, de soif, de froid ? qu’il y avait sans doute des loups qui trainaient par là ?

Patrick, lui, se rappela une partie de cache-cache qu’ils avaient organisée dans le jardin de la maison de Xavier, pour l’anniversaire de ce dernier. Ce jour-là, un des joueurs, son prénom était Julio, avait aussi disparu ; on ne l’avait jamais retrouvé !
Il se dit aussi que Xavier avait peut-être voulu aller au petit coin, derrière un arbre de la forêt toute proche ? Et il s’y serait perdu.
D’ailleurs quelqu’un avait vu une ombre courir dans les bois.

C’est alors que la maîtresse se rappela que Xavier lui avait parlé de la Loire. Il voulait aller tout près du fleuve. Tout le monde se rendit sur les bords du fleuve. On y voyait un large morceau de terre qui s’effritait ; et au sol il y avait… un bonbon que Xavier aimait bien et surtout son portable !

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Patrick dit :
- Et s’il était tombé dans la Loire en voulant aller chercher du poisson ?
Il se sentait coupable car il avait demandé, un peu plus tôt, en effet, à Xavier de leur rapporter du poisson ?! Il se dénonça d’ailleurs à la maîtresse qui le tranquillisa.

Déjà les parents de Xavier, prévenus, téléphonaient à la maîtresse, répétant que « c’est votre responsabilité ! c’est votre responsabilité » ; ils allaient prévenir, disaient-ils, l’Education Nationale !

Jessica eut alors une drôle d’idée :
- On l’a cherché partout mais pas dans la chapelle !
Et dans la chapelle, ils trouvèrent une lettre.

CHAPITRE DEUX

Que pouvait bien raconter cette lettre ?
Jessica tremblait d’émotion en essayant d’ouvrir l’enveloppe. Quand elle l’ouvrit, les portes et les fenêtres de la chapelle claquèrent toutes ensemble. Surprise : il n’y avait rien d’écrit sur la lettre. Comme si tout était effacé. Puis apparut sur le papier, en lettres rouges, un message :
- Bonjour. Seuls Jessica et Patrick peuvent réussir à retrouver Xavier.
Puis la feuille prit feu !

Une porte secrète leur permit d’accéder à une nouvelle salle avec un grand autel de pierre et de nombreuses statues. Dans la cour, il y avait des traces de pas dans la boue. Des traces de chaussures. Ils les reconnurent : les chaussures de Mathieu, le pire ennemi de Xavier. Plus loin un tee-shirt, rouge. Un tee-shirt de Xavier ? Non, lui portait un tee-shirt vert.

Les traces conduisaient à un carton. Et dans le carton, un mot de Xavier : « Je sais que je n’ai pas le droit d’y aller mais j’y vais ! Bien cordialement. Xavier. » Encore un étrange message qui choqua Jessica et son camarade. Et toujours dans le carton, une autre enveloppe.
Matrick lut le message :
« J’ai enlevé Xavier ; si vous voulez le récupérer, il me faut une montre Apple Watch et un iphone 6 ; sinon… »
La panique. Que faire face à une demande pareille ? Payer la rançon et libérer Xavier ou mener l’enquête ? Une montre Apple Watch, ça coûtait cher. Un iphone 6 un peu moins mais tout de même, c’était cher aussi.
Il était tard, ils allèrent se coucher.
La maîtresse, cette nuit-là, fit un cauchemar affreux : Xavier était agressé par l’homme cagoulé, J.7X.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, à la cantine, une énigme les attendait, il fallait la résoudre. Le texte disait :
« Elle engloutit tout ce qui passe sur son chemin ; elle crée des marées le soir ; tout le monde l’admire ; qui est-ce ? »
La réponse était facile, ils la trouvèrent vite : c’était la Loire.

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Ils se dirigèrent donc à nouveau vers le fleuve pour trouver un nouvel indice. Et là, dans une barque, une deuxième énigme : « Elle est remplie de végétation ; les animaux habitent son territoire ; elle contient de l’oxygène ; qui est-ce ? »
Une île, se dirent les deux jeunes gens.
Avec la barque, ils arrivèrent à l’île en face. A l’arrivée il y avait une carte, avec une croix, et ce commentaire : « Si vous voulez retrouver Xavier, allez jusqu’à la croix ; venez seuls ; à vos risques et périls ».
- Non, non, je ne veux pas y aller, pleurnicha Patrick.
Il avait entendu parler des créatures de la Loire.
- Je vais y aller et tu vas venir avec moi. Sinon tu resteras tout seul, dit Jessica.
- Bon, d’accord, je viens.
Trente minutes plus tard, ils arrivèrent à l’endroit marqué d’une croix. Tout en marchant, Jessica pensait à l’attitude de Xavier au départ du car qui les avait emmenés du collège à l’abbaye. En fait il ne voulait pas quitter ses parents. Elle se demandait même s’il ne cherchait pas à leur faire peur pour pouvoir rentrer plus vite chez lui. « Car c’est un coriace, celui-là, quand il a une idée en tête, personne ne peut l’arrêter ».

CHAPITRE TROIS

Mais qui était vraiment Xavier ? On ne savait pas grand chose de lui.
C’était un garçon mystérieux, capricieux, qui aimait les blagues et l’aventure. Blond, la peau très blanche, car il partait peu en vacances ou quand il partait, il restait à l’ombre. Il vivait dans un petit village, à peine 120 habitants. Il était souvent en conflit avec son entourage.

A nouveau une lettre attendait Patrick et Jessica. Elle était de Xavier. Elle disait : « Mes amis, retrouvez moi dans la cour à 16h45 ».
Retour donc à l’abbaye.
Jessica craignait de tomber sur l’homme à la cagoule, à côté d’un Patrick pendu par les pieds ; le cagoulé leur dirait : « Bonjour mes invités, je vais vous montrer qui je suis ! » Et sous la cagoule on découvrirait… la maîtresse ! Quel cauchemar ! Jessica garda cette pensée pour elle, elle n’en dit rien à Patrick.

Le garçon de son côté s’imaginait Xavier en train de pleurer, ses parents lui manquant tellement !

Tout en s’approchant de l’abbaye, Jessica eut soudain une autre idée.
- Et si Xavier se faisait passer pour le voleur ?
- Mouais, peut-être.
- Il ferait ça pour avoir l’AppelWatch et l’iphone 6, dit la jeune fille.
- Parce qu’il n’a pas assez d’argent pour se les acheter, ajouta Patrick.

C’était la fin de matinée, les enfants arrivèrent à l’abbaye pour manger sans que la maîtresse ne se rende compte de leur absence.

A 16h45, ils étaient dans la cour. Ils entendirent un petit bruit du côté d’un buisson. C’était Xavier !
Il leur avoua tout. Le chantage pour la montre et l’iphone, c’était lui ; l’homme masqué dit J.7X, c’était lui ; les tours de magie dans la chapelle, c’était lui ; les morceaux de tee-shirts déchirés, c’était lui ; les lettres, c’était toujours lui. Il avait bien préparé son coup.

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- Au début, c’était une blague, dit-il.
- Oui, mais c’était vraiment très bête de faire tout ça, dit Jessica.
- Je vous demande pardon.
- Nous, on te pardonne mais il faut que tu t’expliques devant tout le monde.

On informa la maîtresse du retour de Xavier. Il raconta l’aventure devant la classe qui lui pardonna ses drôles de blagues. Et ensemble, tous prirent un bon goûter.

FIN



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