22 mai

Automne social

« Il nous faudra nous rappeler, disait Macron à la télévision en avril 2020, que notre pays tient tout entier sur des femmes et des homme que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. » Il désignait ainsi ces travailleurs dits de 2è ligne (après ceux du monde hospitalier), à la fois exposés au Covid et présents sur site durant la pandémie, tels ceux de la grande distribution. Et puis ? Rien. Un an plus tard, rien n’a changé pour ces salariés alors que les grandes fortunes elles se sont si bien rémunérées entre-temps. Ces travailleurs n’ont pas la mémoire courte : ces temps-ci, la presse économique frissonne, parle de « coagulation des luttes », de colère, de climat social tendu. « L’Elysée veut à tout prix éviter un automne social » s’alarme Le Figaro. La solution, pourtant, Macron la connaît : il suffirait de mieux reconnaître, de mieux rémunérer ces métiers. C’est lui-même qui l’avait dit. Faut croire que, l’épidémie s’éloignant, il a oublié la recette.

Gérard Streiff
PS. : Le nom d’Alphonse Allais a été écorché dans le précédent billet. Alphonse, pardon !


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