Ami littéraire

J’ai rencontré à deux reprises, les 5 et 12 janvier 2017, les élèves de la classe de Mme Anne-Laure Naar, du collège Jean-Baptiste Poquelin.
Soit le jour même où ils s’apprêtaient à voir le spectacle « Le cerf et le chien » à la Comédie Française, puis une semaine plus tard.

A chaque rencontre, l’échange s’est fait en deux temps, un temps de discussion, un temps d’écriture. Le 5, il a longuement été question de Marcel Aymé, de sa jeunesse, de son itinéraire, de son univers, de ses nouvelles.

On connaît la vitalité et la douce cruauté de l’histoire du cerf et du chien.
Plusieurs élèves avaient lu la nouvelle dont ils allaient découvrir l’adaptation le soir même ( j’avais été invité à ce spectacle courant décembre).
Le 12, ils commentèrent la pièce.
Bluffés par l’interprétation, ils avaient été particulièrement sensibles à la scène où le bœuf et le cerf se découvrent l’un l’autre ; aux différentes séquences chantées ; et à la « morale » de l’histoire, ce chien pardonné et finalement (ré)intégré dans la ferme alors qu’il participa à la curée.

Dans la seconde partie de chacune de ces rencontres, on se livra à un travail d’atelier d’écriture ; certains élèves réinventant un dialogue entre le bœuf et le cerf, imaginant une autre fin possible à l’histoire, par exemple.

Je note la facilité, la spontanéité aussi avec laquelle ces jeunes gens se sont exprimés et puis sont passés à l’écriture.
En fait la professeure les entraîne assez régulièrement au travail théâtral ( écriture, jeu) et on les sent assez familiarisés avec ces pratiques.

D’ailleurs ces deux rencontres auront probablement une suite. Mme Naar, avec des collégiens, a écrit une pièce policière, qui va être joué au collège et à la mairie du 1er arrondissement.

En voici l’intrigue :
À bord d’une goélette pour un voyage en Ecosse, des passagers venus des quatre coins du monde se croisent et s’affrontent.
Mais le rideau se lève après la croisière : l’un des plaisanciers, un policier, est à l’hôpital, amnésique, à la suite de ce qui ressemble fort à une tentative de meurtre... La mémoire revient pas à pas et le drame se fait jour...

Il s’avère que je participe à la direction du festival polar de Cognac (livres, films, téléfilms, théâtre) qui se tient chaque année en en octobre. J’ai suggéré à mes collègues la création d’un prix d’encouragement pour une pièce de théâtre, du genre policier, prise en charge par des collégiens. La direction du festival n’y est pas opposée. Reste à voir ce spectacle de Mme Naar et de ses élèves, le 10 mai prochain, salle des mariages de la mairie du 1erarrondissement. Pour la suite, on verra.

En tout cas, voilà une aimable cascade de rencontres provoquées tout à la fois par Marcel Aymé, la Comédie Française, la Maison des écrivains, le collège Jean-Baptiste Poquelin et le Festival de Cognac !



Site réalisé par Scup | avec Spip | Espace privé | Editeur | Nous écrire