Manteau

Bernard Manteau

Les théorèmes du port de la lune

Mollat

C’est l’histoire du petit Léonard, Léonard Chapeau, son enfance et sa jeunesse, où il dut affronter un père violent, buté, avant de fuir la maison, à 17 ans. Par le miracle de la plume, de l’écriture, ici, on rit du malheur à force de tourner en dérision la violence et l’injustice.
Le père, « Capitaine Henri », est un ancien de la marine, devenu après guerre directeur d’usine à Bordeaux ; sa femme, que l’auteur appelle « Mammaire », désigne une femme dépressive,balloté entre de brefs moments de rémission et l’hôpital psychiatrique.
Le père ne voulait sans doute pas d’enfants ou alors des petits soldats obéissants. Ce qui n’est pas du tout le cas de Léonard, notre héros ; lui est remuant, agité, turbulent, mouvementé, casse cou, mutin, opposant par principe. Alors, bien sûr, entre père et fils, c’est la guerre. Et plus le père cogne et culpabilise, plus Léonard se rebelle, ruse, riposte.

A lire, pour cette transformation du drame en humour, pour ces personnages très forts, pour ses scènes formidables à l’école, à l’église, chez les grands-parents, pour l’hymne d’amour à Bordeaux, pour son message humaniste.

Un premier roman.



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