21 septembre

Quelle belle fête

On ne parle pas ici de La Courneuve mais de la sauterie qui a eu lieu dernièrement sous les ors de l’Hôtel Dassault. En effet, ce jour-là, Marcel Dassault en personne remettait les insignes de docteur honoris causa de la Paris School of Business à….Yvon Gattaz, ancien patron des patrons et papa du patron des patrons ! Sans blague. Gattaz (papa) portait une toge d’un jaune flashy avec hermine. Dassault avait sorti sa plus belle cravate. Pour le coup, tout le gratin se marchait sur les pieds pour être sur la photo, ministres, PDG, académiciens, intellos à la mode. Comédie mondaine, dira-t-on. Oui mais pas que. Dassault n’était pas là pour enfiler des perles mais asséner un discours de combat : « Tu as dû te battre contre les 35 heures, les nationalisations, l’impôt sur les grandes fortunes, la montée des cotisations sociales ». Même ton chez le papi Gattaz qui partit en guerre contre les emplois aidés ( « tout salaire mérite travail »…) et « les syndicats politisés » (dixit Le Figaro de Dassault) : « Le dialogue social que l’on dit tari est tout à fait intense mais à la base, dans l’entreprise ».
Bref, derrière les toasts et le champagne, on percevait l’inquiétude et la hargne des vieilles familles possédantes. Et en tendant l’oreille, on entendait comme un lointain écho aux manifs contre la loi travail XXL.

Gérard Streiff


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