8 avril

Y avait comme un décalage

Le parti de Macron avait décidé de lancer sa campagne électorale sur l’Europe par un porte-à-porte géant. Premier de cordée, Castaner, patron des Marcheurs et secrétaire d’Etat, s’est sacrifié, samedi dernier à Tours. Un porte à porte point trop discret, il faut dire : il était accompagné de plusieurs dizaine de marcheurs, de trois députés, d’un aréopage d’élus et d’une armada de journalistes. Dans ce genre de porte à porte, faut prévoir des salons assez larges pour caser toute l’invasion. Alors l’Europe ? demanda benoitement Castaner à une citoyenne d’Indre-et-Loire. Et là, comme dit « le Parisien » pourtant plutôt aux ordres, « le quotidien est revenu au galop ». Castaner a entendu parler « de l’euro trop cher », « de l’angoisse sur le pouvoir d’achat », « des petites pensions », « des difficultés du quotidien », « des impôts », de « la CSG sur les retraites », etc. « La scène a traduit une forme de décalage » ajoutait pudiquement le journaliste au terme de ce reportage « dans cette France où le président dévisse dans les sondages ». Bref, la « grande marche pour l’Europe », intitulé officiel de l’initiative de Castaner, devrait plutôt s’appeler « le « grand flop pour l’Europe ».

Gérard Streiff


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