7 février

Minc a les miquettes

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Alain Minc, le gourou des princes, l’homme qui souffle dans l’oreille des banquiers, l’éternel représentant de commerce du tout libéral, le suppôt du marché libre et non faussé, bref le fric incarné, Minc donc a les miquettes. Si l’on en croit son dernier opus « Voyage au centre du système » (Grasset) ,pp 113/114 : « Le défenseurs du capitalisme et de l’économie e marché ne peuvent pas se contenter de s’intéresser au fonctionnement global de la société (…) tout en se lavant les mains des finalités de l’Etat-providence et de l’ascension des inégalités. L’incorrigible optimiste que je suis est-il inquiet ? Pour la première fois, peut-être ? (…) C’est lors du paroxysme de la crise bancaire de 2008 que, pour la première fois, j’ai pensé que l’économie de marché était mortelle et qu’il suffisait de quelques faux pas pour basculer en territoire inconnu. Aussi cette conviction m’habite-t-elle désormais et suis-je aux aguets. De là un certain agacement devant la quiétude de nos élites, leur surdité face aux bruits qui grondent dans la société, leur aveuglement face à l’excès d’injustice. Si un jour un malheur se produit, nous n’aurons qu’à nous en prendre à nous-mêmes ». Voilà une peur qui nous fait plaisir, et qu’on prendra pour un encouragement, celui de faire entendre plus fort encore « les bruits qui grondent dans la société ».

Gérard Streiff


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